Roch Hachana

Guide pratique

Que fait-on la veille de Roch Hachana (cette année dimanche 2 octobre 2016) ?

On ne récite ni le Ta'hanoune ni les Psaumes 20 et 86 durant la prière du matin. On ne sonne pas le Choffar, afin de marquer la différence entre la coutume (du mois d'Elloul) et l'obligation (de Roch Hachana).

En présence de dix hommes, chacun récite le texte de «Hatarat Nedarim», l'annulation des vœux, afin de ne pas commencer la nouvelle année tant qu'on n'aurait pas accompli tout ce qu'on a promis l'année précédente : en effet, à Roch Hachana, chacun promet de mieux faire. Mais quelle serait la valeur d'une telle promesse si on n'a pas tenu les promesses de l'année précédente ?
Les hommes se coupent les cheveux, s'immergent dans le Mikvé. On revêt les vêtements de fête car on est confiant que D.ieu jugera chacun avec miséricorde.
On augmente les dons à la Tsedaka (charité) en s'assurant que chacun a de quoi faire face aux dépenses de la fête.
Nombreux sont ceux qui se rendent au cimetière sur les tombes des êtres chers disparus et des Tsadikim (Justes) afin qu'ils intercèdent en faveur de leurs descendants et de leurs fidèles.
De nos jours, on évite de jeûner et on préfère donner à la Tsedaka (charité) l'argent équivalent aux repas consommés (en général une somme multiple de 18).

Que fait-on à Roch Hachana ?

Dimanche 2 octobre 2016 :
après avoir mis des pièces à la Tsédaka, les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de Roch Hachana (avant 19h08, horaire de Paris) avec les bénédictions suivantes :
1) «Barou'h Ata Ado-naï Elo'hénou Mélè'h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Hazikarone»; et
2) «Barou'h Ata Ado-naï Elo'hénou Mélè'h Haolam Chéhé'héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé».
Après la prière du soir, on se souhaite mutuellement : «Lechana Tova Tikatev Veté'hatème» – «Sois inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année».
Après le Kiddouch, on se lave les mains rituellement et on trempe le pain dans le miel et non dans le sel (et ce, jusqu'à Hochaana Rabba, dimanche 23 octobre inclus).
Ensuite, on trempe un morceau de pomme douce dans le miel et on dit la bénédiction: «…Boré Péri Haets» et on ajoute : «Yehi Ratsone Milfané'ha Chété'hadèche Alénou Chana Tova Oumetouka» («Que ce soit Ta volonté de renouveler pour nous une année bonne et douce»).
Durant le repas, on s'efforce de manger de la tête d'un poisson, des carottes sucrées ou du gâteau au miel,, une grenade et, en général, des aliments doux, pas trop épicés, comme signes d'une bonne et douce année.
Lundi 3 et mardi 4 octobre, on écoute la sonnerie du Choffar. Si on n'a pas pu l'entendre à la synagogue, on peut encore l'écouter toute la journée.
Durant les deux jours de Roch Hachana, on évite les paroles inutiles et on s'efforce de lire de nombreux Téhilim (Psaumes).
Lundi  après-midi, après la prière de Min'ha, on se rend près d'un cours d'eau et on récite la prière de Tachli'h.
Lundi soir 3 octobre, les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de la fête (après 20h09, horaire de Paris) à partir d'une flamme allumée avant la fête, en récitant les mêmes bénédictions que la veille.
On aura auparavant placé sur la table un fruit nouveau, qu'on mangera durant le repas.

Jusqu'à Yom Kippour inclus, on ajoute dans la prière du matin le Psaume 130 et on récite matin et après-midi (sauf Chabbat) la prière «Avinou Malkénou» («Notre Père, notre Roi»). On ajoute certains passages de supplication dans la prière de la «Amida». On multiplie les actes de charité et, en général, on s’efforce d’être davantage scrupuleux dans l’accomplissement des Mitsvot.