Roch Hachana

Guide pratique

Que fait-on la veille de Roch Hachana (cette année mercredi 20 septembre 2017) ?

On ne récite ni le Ta'hanoune ni les Psaumes 20 et 86 durant la prière du matin. On ne sonne pas le Choffar, afin de marquer la différence entre la coutume (du mois d'Elloul) et l'obligation (de Roch Hachana).

En présence de dix hommes, chacun récite le texte de «Hatarat Nedarim», l'annulation des vœux, afin de ne pas commencer la nouvelle année tant qu'on n'aurait pas accompli tout ce qu'on a promis l'année précédente : en effet, à Roch Hachana, chacun promet de mieux faire. Mais quelle serait la valeur d'une telle promesse si on n'a pas tenu les promesses de l'année précédente ?
Les hommes se coupent les cheveux, s'immergent dans le Mikvé. On revêt les vêtements de fête car on est confiant que D.ieu jugera chacun avec miséricorde.
On augmente les dons à la Tsedaka (charité) en s'assurant que chacun a de quoi faire face aux dépenses de la fête.
Nombreux sont ceux qui se rendent au cimetière sur les tombes des êtres chers disparus et des Tsadikim (Justes) afin qu'ils intercèdent en faveur de leurs descendants et de leurs fidèles.
De nos jours, on évite de jeûner et on préfère donner à la Tsedaka (charité) l'argent équivalent aux repas consommés (en général une somme multiple de 18).

Erouv Tavchiline
Mercredi 20 septembre
Roch Hachana tombant cette année jeudi et vendredi, la fête est immédiatement suivie du Chabbat.
Afin de pouvoir cuisiner vendredi pour le Chabbat, en utilisant uniquement un feu existant, une cérémonie particulière est nécessaire : le Erouv Tavchiline.

Elle doit être pratiquée mercredi 20 septembre dans la journée, avant le début de la fête. Pour cela, on prend dans la main une ‘Halla (un pain de Chabbat) et un plat cuisiné (un morceau de viande ou de poisson cuits ou encore un œuf dur), qui seront ensuite consommés pendant le Chabbat, et on dit la bénédiction.
BAROU’H ATA ADO-NAÏ ÉLOHÉNOU MÉLÈ’H HAOLAM ACHÈR KIDECHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU AL MITSVAT ÉROUV.

Que fait-on à Roch Hachana ?

Mercredi 20 septembre 2017,
Après avoir mis des pièces à la Tsedaka (charité), les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de Roch Hachana.  (avant 19h34, horaire de Paris) en récitant les bénédictions suivantes:

1) : «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Hazikarone» ;  et
2) : «Barou’h Ata Ado-nay Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé».

(«Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu Roi du monde qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné d’allumer les lumières du jour du souvenir.
Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu Roi du monde qui nous a fait vivre, exister et arriver à cet instant»).

Après la prière du soir, on se souhaite mutuellement : «Lechana Tova Tikatev Veté’hatème» - «Sois inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année».
Après le Kiddouch, on se lave les mains rituellement et on trempe la ‘Hallah dans le miel et non dans le sel (et ce, jusqu’à Hochana Rabba, mercredi 11 octobre inclus).

Ensuite on trempe un morceau de pomme douce dans le miel, on dit la bénédiction : «Haètz» et on ajoute : «Yehi Ratsone Milfané’ha Chete’hadèche Alénou Chana Tova Oumetouka» («Que ce soit Ta volonté de renouveler pour nous une année bonne et douce»). Durant le repas, on s’efforce de manger de la tête d’un poisson, des carottes sucrées ou du gâteau au miel, une grenade et, en général, des aliments doux, pas trop épicés, comme signes d’une bonne et douce année.

Jeudi soir 21 septembre. Les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de la fête (après 20h35, horaire de Paris) à partir de la flamme allumée avant la fête, avec les mêmes bénédictions que la veille.

On aura auparavant placé sur la table un fruit nouveau, qu’on mangera après le Kiddouch, avant le repas.

Jeudi 21 et vendredi 22 septembre, on écoute la sonnerie du Choffar. Si on n’a pas pu l’entendre à la synagogue, on peut encore l’écouter toute la journée.

Jeudi après-midi, après la prière de Min’ha, on se rend près d’un cours d’eau et on récite la prière de Tachli’h.

Durant les deux jours de Roch Hachana, on évite les paroles inutiles et on s’efforce de lire de nombreux Tehilim (Psaumes).

Il est permis de porter des objets dans la rue les deux jours de Roch Hachana.

Jusqu’à Yom Kippour inclus, on ajoute dans la prière du matin le Psaume 130 et on récite matin et après-midi (sauf Chabbat) la prière «Avinou Malkénou» («Notre Père, notre Roi»). On ajoute certains passages de supplication dans la prière de la «Amida». On multiplie les actes de charité et, en général, on s’efforce d’être davantage scrupuleux dans l’accomplissement des Mitsvot.

Dimanche 24 septembre, c’est le jeûne de Guedalia (qui commence, à Paris, à 6h06 et s’achève à 20h23).