Roch Hachana

Guide pratique

Que fait-on la veille de Roch Hachana (cette année vendredi 18 septembre 2020) ?

On ne récite ni le Ta’hanoune ni les Psaumes 20 et 86 durant la prière du matin. On ne sonne pas le Choffar, afin de marquer la différence entre la coutume (du mois d’Elloul) et l’obligation (de Roch Hachana).

En présence de dix hommes, chacun récite le texte de «Hatarat Nedarim», l’annulation des vœux, afin de ne pas commencer la nouvelle année tant qu’on n’aurait pas accompli tout ce qu’on a promis l’année précédente : en effet, à Roch Hachana, chacun promet de mieux faire. Mais quelle serait la valeur d’une telle promesse si on n’a pas tenu les promesses de l’année précédente ?

On se coupe les cheveux, on s’immerge dans le Mikvé et on revêt les vêtements de fête car on est confiant que D.ieu jugera chacun avec miséricorde.

On augmente les dons à la Tsedaka (charité) en s’assurant que chacun a de quoi faire face aux dépenses de la fête.

Nombreux sont ceux qui se rendent au cimetière sur les tombes des êtres chers disparus et des Tsadikim (Justes) afin qu’ils intercèdent en faveur de leurs descendants et de leurs fidèles.

De nos jours, on évite de jeûner et on préfère donner à la Tsedaka (charité) l’argent équivalent aux repas consommés (en général une somme multiple de 18).

Que fait-on à Roch Hachana ?

Vendredi 18 septembre 2020, après avoir mis des pièces à la Tsedaka, les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de Roch Hachana (avant 19h 38, horaire de Paris) en récitant les bénédictions suivantes :

1) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbat Vechel Yom Hazikarone» ;

«Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifié par Ses Commandements et nous as ordonné d’allumer la lumière de Chabbat et du jour du Souvenir». et

2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé ».

« Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous as maintenus et nous as fait parvenir à ce moment ».

Après la prière du soir, on se souhaite mutuellement : «Lechana Tova Tikatev Vete’hatème» - « Sois inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année ». Après le Kiddouch, on se lave les mains rituellement et on trempe la ‘Halla dans le miel (et ce, jusqu’à Hochaana Rabba, vendredi 9 octobre 2020 inclus).

Ensuite on trempe un morceau de pomme douce dans le miel, on dit la bénédiction : «Barou’h Ata… Boré Péri Haèts» et on ajoute : «Yehi Ratsone Milfané’ha Chete’hadèche Alénou Chana Tova Oumetouka» («Que ce soit Ta volonté de renouveler pour nous une année bonne et douce»). Durant le repas, on s’efforce de manger de la tête d’un poisson, des carottes sucrées, une grenade et, en général, des aliments doux, pas trop épicés, comme signes d’une bonne et douce année.

Samedi soir 19 septembre, les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de la fête (après 20h 42, horaire de Paris) à partir d’une flamme allumée avant la fête, avec les bénédictions :

1) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Hazikarone» ;

2) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé».

On aura auparavant placé sur la table un fruit nouveau, qu’on mangera juste après le Kiddouch, avant même qu’on se lave les mains pour commencer le repas. Durant le Kiddouch on prononcera aussi les bénédictions de la Havdala «Boré Meoré Haèch» en regardant les bougies et «Hamavdil Bène Kodech LeKodech». On ne prononce pas la bénédiction sur les bonnes odeurs.

Dimanche 20 septembre, on écoute la sonnerie du Choffar. Si on n’a pas pu l’entendre à la synagogue, on peut encore l’écouter toute la journée.
Le Beth Loubavitch vous propose de découvrir la liste des endroits où écouter le chofar sur Paris et sa région. cliquez ici

Dimanche 20 septembre après-midi, après la prière de Min’ha, on se rend près d’un cours d’eau et on récite la prière de Tachli’h.

Après la tombée de la nuit la fête se termine à 20h 38 (heure de Paris), on récite la Havdala sur une coupe de vin avec seulement la bénédiction sur le vin et celle de «Hamavdil Bène Kodech Le’hol».

Durant les deux jours de Roch Hachana, on évite les paroles inutiles et on s’efforce de lire de nombreux Tehilim (Psaumes).

Jusqu’à Yom Kippour inclus, on ajoute dans la prière du matin le Psaume 130 et on récite matin et après-midi (sauf Chabbat) la prière «Avinou Malkénou» («Notre Père, notre Roi»). On ajoute certains passages de supplication dans la prière de la «Amida» - en particulier : on termine la 3ème bénédiction en louant «Hamélekh Hakadoch» (le Roi Saint).

On multiple les actes de charité et, en général, on s’efforce d’être davantage scrupuleux dans l’accomplissement des Mitsvot.

Lundi 21 septembre, c’est le jeûne de Guedalia (qui commence, à Paris, à 5h58 et s’achève à 20h23).