Question de choix
Alors que le grand cycle de la Torah vient, ou presque, de reprendre et que, avec une émotion jamais démentie ni déclinante, nous suivons les pas d’Abraham qui, premier d’entre les humains, reconnaît D.ieu, voici que surgit une violence extrême, destructrice. Au cœur de sociétés civilisées, une forme d’oubli paraît s’être emparé de certains, au point que les normes courantes en sont comme suspendues, ouvrant la voie aux plus graves errements. Certes, les justifications, les imprécations et les accusations surgissent de tous côtés, sans que cela apporte le moindre élément de compréhension et encore moins de solution. Mais, au-delà de cet aspect, sans doute inévitable, comment regarder un tel spectacle qui nous ramène si loin en arrière ?
C’est justement là que l’histoire d’Abraham est précieuse. Voici donc un homme, seul en son temps, guidé par sa seule réflexion, qui sait oublier tout ce que le monde le presse d’accepter pour découvrir le nouveau chemin qui sera le fondement de la civilisation : l’existence de D.ieu créateur de l’univers et l’acceptation d’une Loi qui dépasse les limites humaines et garantit la paix, la sérénité et l’harmonie. Car, finalement, tout n’est-il pas d’abord une question de valeurs spirituelles, morales et sociales ? C’est que l’homme est le couronnement de la création, c’est lui qui lui donne sens en conduisant ce monde qui lui a été confié. Mais, pour y parvenir, il lui appartient d’en faire le choix.
C’est l’acte littéralement héroïque accompli par Abraham. Abraham, surnommé l’Hébreu parce que, étymologiquement, le terme renvoie à « côté », pour nous dire que « le monde entier est d’un côté et lui de l’autre. » N’est-ce pas le sort des Juifs, ses descendants, qui est ici décrit ? Devant la violence qui frappe et détruit, nous savons poursuivre notre chemin, sans jamais en dévier ni même perdre confiance. De toutes les actions positives de chacun, le monde des hommes continuera d’exister.
La bonne éducation
Quand Rabbi Chalom Dov Ber, le cinquième Rabbi de Loubavitch, était encore un jeune enfant de quatre ou cinq ans, il alla voir son grand-père, le Tséma’h Tsédek, lui-même alors troisième Rabbi de Loubavitch, et éclata en sanglots. Son grand-père lui demanda la raison de ses larmes et la réponse vint, pénétrée de sincérité : « J’ai appris dans la Paracha de cette semaine que D.ieu Se montra à Abraham après que celui-ci se soit circoncis. Pourquoi ne Se montre-t-Il pas à moi ?! ». Le Tséma’h Tsédek lui répondit : « Quand un Juif, à quatre-vingt-dix-neuf ans, décide de se circoncire, il mérite que D.ieu Se montre à lui ».
Cette histoire porte un enseignement important : il faut éduquer l’enfant de telle façon que, dès son enfance, il aspire à la révélation Divine. Cela s’applique également à notre temps, au seuil de la venue de Machia’h. Il faut ressentir la besoin de cette venue et l’attendre avec impatience : toute une éducation.
(D’après un commentaire du Rabbi de Loubavitch – Chabbat Parachat Vayéra 5752) H.N.
Vayéra
Délaissant la Présence Divine venue lui rendre visite, trois jours après sa circoncision, Avraham se précipite pour accueillir trois invités. Ils ne sont autres que trois anges à l’apparence humaine. L’un annonce que, dans un an, Sarah, encore stérile, mettra au monde un enfant. Sarah en rit.
Avraham plaide pour la survie de la ville impie de Sodome dont un autre ange lui a annoncé la destruction.
Deux des trois anges se rendent à Sodome pour sauver Loth, le neveu d’Avraham, et sa famille. La femme de Loth est transformée en pilier de sel pour avoir enfreint l’interdiction de regarder en arrière la ville en feu.
Les deux filles de Loth (pensant qu’elles et leur père sont les seuls survivants dans le monde entier) l’enivrent et elles tombent enceintes. Les deux fils qui naîtront de cet épisode seront les ancêtres des nations de Moav et d’Amon.
Sarah est prise en otage par Avimélékh mais il la libère après les avertissements divins qui lui sont apparus en rêve.
Yits’hak (« il rira ») naît et est circoncis à huit jours. Avraham a cent ans et Sarah quatre-vingt-dix ans.
Hagar et Ichmaël sont bannis de chez Avraham et errent dans le désert. D.ieu entend le cri du jeune garçon mourant et lui sauve la vie en montrant un puits à sa mère.
D.ieu teste le dévouement d’Avraham en lui commandant de sacrifier son fils sur le Mont Moriah (le Mont du temple), à Jérusalem. Yits’hak est lié et placé sur l’autel et Avraham lève son couteau. Une voix se fait alors entendre du Ciel et lui ordonne d’arrêter. Un bélier, emprisonné par ses cornes dans des buissons, est offert à la place.
Avraham apprend la naissance d’une fille, Rivkah, chez son neveu Bethouël.
LES CONSEILS DE MAMRÉ
A qui revient le mérite ?
Au début de la Paracha, nous est relatée l’apparition de D.ieu à Avraham dans les plaines de Mamré. En réalité, la Paracha, dans son intégralité, tire son nom de de cette révélation particulière de D.ieu à Avraham : Vayéra - « et Il apparut ». Quel était le but de cette manifestation ? Et pour quelle raison la Torah attache-t-elle tant d’importance à préciser que cet événement se produisit dans les plaines de Mamré ?
Rachi, s'appuyant sur des sources antérieures, explicite que Mamré, l'ami d'Avraham, fut l'individu qui lui donna des conseils relatifs à sa circoncision. Lorsqu’Avraham procéda à sa circoncision, il reçut la visite de D.ieu. Toutefois, D.ieu accorde le mérite à qui de droit. Par conséquent, puisque c'était Mamré qui amena Avraham à pratiquer sa circoncision, la révélation de D.ieu à Avraham eut lieu dans son territoire.
Pourquoi Avraham demandait-il des conseils ?
Une question nous interpelle d’emblée : comment un homme aussi important et aussi juste qu’Avraham, qui avait été éprouvé par plusieurs épreuves et les avait toutes surmontées, put-il demander l’avis d’un étranger » au sujet de la circoncision que D.ieu lui avait ordonnée ?
Les commentateurs ayant relevé cette anomalie ont formulé diverses interprétations. Parmi celles-ci figure celle de Tossefot, selon laquelle le conseil de Mamré fut sollicité afin de résoudre l'interrogation relative à la nécessité pour Avraham d'agir de manière privée ou publique. La recommandation de Mamré fut de procéder publiquement. En revanche, en ce qui concerne l'accomplissement effectif de la Mitsva, aucune question ne fut jamais soulevée.
Rachi n'apporte pas cette précision. Il affirme simplement que c'est Mamré qui lui avait prodigué ce conseil. Il semble exister une méthode d'interprétation plus simple et plus directe pour comprendre pourquoi Avraham consulta Mamré.
Consultez !
Rachi commente la forme plurielle employée dans le verset : « Faisons l'homme », précisant que lors de la création de l'humanité, D.ieu consulta les anges. Bien qu'il soit évident que D.ieu n'ait eu nul besoin de leur autorisation ni de leurs conseils, Il démontra, par humilité, que lorsqu'une décision essentielle doit être prise - telle que la décision relative à la création même du monde - le processus ne doit pas être imposé au monde, mais doit s'effectuer avec son consentement.
Avraham suivit l'initiative de D.ieu. Il s'apprêtait à s'engager dans l'entreprise la plus fondamentale de son existence. Il était sur le point d'entrer dans une alliance éternelle avec D.ieu. Avraham s'apprêtait à inaugurer une ère nouvelle, un peuple nouveau. En contractant cette alliance, Avraham initiait le processus qui conduisit au choix du Peuple juif au Sinaï, et qui culminera avec la Rédemption véritable et complète. Avraham était conscient du fait que l'objectif ultime de son acte de circoncision était de transformer radicalement le monde.
Dans la transformation du monde, on peut envisager deux approches. L'une consiste à imposer le changement, tandis que l'autre consiste à offrir au monde l'opportunité de participer au processus de changement lui-même.
Avraham souhaitait que cet événement représente la volonté du monde lui-même de subir une transformation.
Suivant le précédent établi par D.ieu Lui-même, en consultant les anges au sujet de la création de l'homme, Avraham s’enquit auprès de Mamré, un non-Juif, afin de déterminer si lui, Avraham, devait conclure une alliance qui altérerait de manière permanente l'état de la nature en introduisant une nouvelle dimension de l'humanité dans le monde : la nation juive. La réponse affirmative de Mamré à la question d'Avraham démontra que le monde était prêt pour ce changement et que celui-ci se produirait avec l’approbation du monde, et non en dépit de celui-ci.
Le Jour du Couronnement
Lorsque nous commémorons la création du monde dans notre liturgie de Roch Hachana, nous ne jouons pas un rôle passif. Nous soulignons, au contraire, le fait que nous sommes ceux qui couronnons D.ieu en tant que notre Roi.
D.ieu ne se contente pas d'affirmer simplement Sa souveraineté sur nous. Il désire que nous L'acceptions. C’est ce que nous accomplissons à travers l'intégralité de la liturgie de Roch Hachana et, de manière plus spécifique, par l'intermédiaire du chofar.
Avant la Révélation du Sinaï, D.ieu nous a consultés !
Au mont Sinaï, le Peuple juif - ainsi que nous le rapportent nos Sages - fut convié à se prononcer sur les Commandements, par une réponse affirmative ou négative.
D.ieu désirait qu’ils acceptent les commandements volontairement, afin de ne point avoir à les leur imposer de manière coercitive.
Même Bilaam, le prophète païen, dès qu'il fut informé de la Révélation divine au Sinaï, fit cette observation : « D.ieu donne à Sa nation la force ; Il bénit Son peuple par la paix ». Quand les nations du monde entendirent le bruit du Don de la Torah, elles lui demandèrent si D.ieu s’apprêtait à détruire le monde, Bilaam répondit alors : « D.ieu donne la force à Son peuple ». Ce bruit n’est pas celui d’une catastrophe mais le Don de la Torah à Israël. Les nations rassurées répondirent : « Que D.ieu bénisse Son peuple dans la paix ». (d’après le Talmud Zeva’him et la Me’hilta).
Nous sommes invités à accueillir la Guéoula
Nous vivons actuellement dans la phase finale d'un temps durant lequel D.ieu s'engage à transformer l'état de l'existence, passant de la « Gola » - l'exil - à la « Guéoula » - la Rédemption - moment où le but intrinsèque de la création et de la Révélation du mont Sinaï atteindra son accomplissement.
Bien que cette étape ultime puisse se manifester, et se manifestera, indépendamment de notre participation, il n'en demeure pas moins que l'intégralité de la littérature juive souligne la Volonté de D.ieu de ce que nous, ainsi que l'univers entier, participions au processus d'instauration de cette mutation.
Il convient de faire intégrer au processus même les « Mamré du monde » - le terme « Mamré » étant dérivé d'un lexique signifiant « rebelle ». Bien qu'il nous soit impossible de contraindre autrui à modifier son mode de vie ou ses attitudes, nous possédons la capacité de contribuer, par nos actions, à l'instauration d'une atmosphère propice afin que chacun puisse, avec allégresse, inaugurer l'ère de la Rédemption.
Est-il permis de quitter Erets Israël, la Terre Sainte ?
Le RamBam (Maïmonide) écrit à la fin de son livre Michné Torah (Hil’hot Mela’him 5 : 9) :
« Il est toujours interdit de quitter la Terre Sainte (d’Israël) - sauf si c’est pour (mieux) étudier la Torah, ou pour se marier ou pour sauver (des Juifs) de la main des nations. Immédiatement après, on retournera en Erets Israël. (C’est aussi permis) pour des raisons commerciales… ».
La plupart des décisionnaires permettent de sortir d’Erets Israël dès lors qu’il s’agit d’effectuer une Mitsva (commandement divin).
La permission essentielle serait l’étude de la Torah. C’est pourquoi quiconque quitte la terre d’Israël se doit d’ajouter dans son étude de la Torah. Celui qui part pour rendre visite à ses proches reliera ce but à une Mitsva comme, par exemple, se recueillir auprès des tombes de Tsadikim (Justes) ou renforcer sur place la crainte de D.ieu (renforcement de l’identité juive grâce à l’éducation juive et la mise en place de structures culturelles).
Très souvent, le Rabbi de Loubavitch demandait à ceux qui souhaitaient venir le voir (à New York) depuis Israël de ne pas se fier à leur propre opinion car « l’homme est proche de lui-même » – et donc de ses désirs. Il conseillait donc de demander à un Rav spécialisé dans ces questions – c’est-à-dire qui habite en Erets Israël et est sensible à la sainteté de cette terre – si cela est permis et sous quelles conditions.
Quant à ceux qui n’habitent pas en Erets Israël mais qui s’y rendent en visite, le Rabbi conseillait de ne pas y rester plus que trente jours d’affilée (ou d’interrompre leur séjour en se rendant à Eilat – ville qui n’est pas considérée comme bénéficiant de la sainteté d’Erets Israël) afin de ne pas être considéré par la Halakha comme résident permanent du pays.
F.L. (d’après Rav Yossef S. Ginsburgh – Si’hat Hachavoua N° 1486)
La visite inopinée du Rav
« J’ai découvert le monde avant que mon cerveau ne soit capable de le digérer… » aime reconnaître Shlomo Simcha Sufrin. Il se souvient avoir aperçu le monde au-delà des murs de son école et de sa maison et en avoir ressenti un grand bouleversement : il voulait en faire partie.
Mais cela ne plaisait vraiment pas à ses professeurs dans son école juive de Londres. On l’y considérait comme un enfant rebelle alors que lui voulait juste comprendre le monde. Rav Morde’haï Tzvi Sufrin, son père, était un éducateur chevronné, bien connu dans la communauté : il se mit à paniquer devant la conduite « étrange » de son fils. Désemparé, il écrivit au Rabbi à New York pour demander conseil et bénédiction. Le Rabbi lui répondit d’en discuter avec « des amis qui s’y connaissent ».
Rav Sufrin contacta Rav Bobby Vogel, un négociant en pierres précieuses, qui lui conseilla d’envoyer son fils étudier à Jérusalem dans une Yechiva conçue pour ados « problématiques » et dirigée par Rav Asher Freund qu’on appelait affectueusement Reb Asher. Cette Yechiva avait adopté des coutumes de la ‘hassidout Breslev, des formules acides du Rabbi de Kotsk et une certaine dose de cynisme caractéristique des anciens habitants de Jérusalem, ceux qui pouvaient retracer leur origine dans la ville sainte depuis des générations. Oui, le cocktail était original, détonnant même, bien éloigné des méthodes traditionnelles des institutions Loubavitch : choqué devant cette proposition, Rav Sufrin ne pouvait se résoudre à y inscrire son fils…
Mais la situation ne s’améliorait guère et, au contraire. Shlomo persistait dans son attitude rebelle.
Accablé, Rav Sufrin écrivit à nouveau au Rabbi à son propos. Le Rabbi lut la lettre et commenta : « Je ne comprends pas : nous en avions déjà discuté ! ». Rav Sufrin expliqua que son « ami qui s’y connaissait » lui avait conseillé d’inscrire son fils à l’école de Reb Asher, mais qu’il ne pouvait se résoudre à enrôler son fils dans une Yechiva qui n’était pas Loubavitch – même si tous s’accordaient à reconnaître que de nombreux élèves de cette école amélioraient leur conduite générale et parvenaient en quelques années à apprendre à canaliser leur curiosité et leur trop plein d’énergie.
Un soir, les Sufrin entendirent frapper à leur porte. En ouvrant, ils eurent la surprise de voir des invités prestigieux : Rav Yts’hak Hertz et son épouse, la Rabbanit Rivka. « Nous nous promenions dans le quartier et, en voyant la lumière chez vous, nous avons décidé de vous rendre une petite visite ! ». Rav Sufrin et sa famille n’en revenaient pas ! Rav Hertz, l’honorable directeur de la grande Yechiva Loubavitch de Londres se promenait avec sa femme, et rendait visite inopinément à un membre de la communauté ? Ils s’assirent pour discuter autour d’une tasse de thé et Rav Hertz demanda des nouvelles de Shlomo. Rav Sufrin exposa son dilemme, combien la conduite de son fils le peinait et comment lui, un ‘Hassid dévoué corps et âme, de toutes les fibres de son être, ne pouvait se résoudre à retirer son fils d’une Yechiva Loubavitch.
Bien calé sur sa chaise, Rav Hertz entreprit d’expliquer la philosophie qui sous-tendait l’institution de Reb Asher : celui-ci n’avait pas fondé une école « au rabais », bien au contraire ! Tout était basé sur une foi profonde, vécue peut-être autrement que dans le cursus traditionnel, avec une ouverture d’esprit contrôlée et bénéfique dans certains cas. « Envoyez votre fils dans cette institution, il y apprendra la Emouna, la foi en D.ieu, peut-être différemment de ce qu’il a appris jusque-là. Puis, plus tard, il apprendra ‘hassidout, quand il en ressentira vraiment l’envie. Je vous assure que vous le verrez s’épanouir et que vous ne regretterez pas cette démarche ! ».
Ce que Rav Hertz ne révéla pas à Rav Sufrin, c’est qu’il avait été lui-même en Ye’hidout (entrevue privée) auprès du Rabbi qui avait passé une heure (oui, une heure !) à discuter avec lui de l’avenir de Shlomo Sufrin et à le persuader de convaincre le père d’envoyer son fils « rebelle » dans la Yechiva de Reb Asher à Jérusalem.
A la suite de cette « visite entre bons voisins », Rav Sufrin décida d’emmener lui-même son fils Shlomo à la Yechiva de Reb Asher : « Tu y resteras un mois et, si cela ne te convient pas, tu reviendras à la maison ! ».
Pour l’adolescent curieux, ce fut une expérience fascinante : il constata l’attention que Reb Asher portait à chaque élève, comment il comprenait ses combats intérieurs sans le juger : « En une minute, Reb Asher vous comprenait, percevait votre manière de réfléchir et d’appréhender le monde ; il voyait directement dans votre cœur et votre esprit et trouvait les mots justes ».
Ce n’est que des dizaines d’années plus tard que Shlomo – devenu le célèbre chanteur ‘hassidique Shlomo Simcha – apprit que c’était le Rabbi qui avait insisté pour qu’il soit finalement inscrit dans l’école de Reb Asher. C’est lors d’un mariage où on lui avait demandé de chanter à Lakewood (New Jersey, Etats-Unis) qu’il eut l’occasion de parler avec Rav Hertz (le grand-père du marié) et que celui-ci lui révéla que c’était le Rabbi lui-même qui avait insisté pour le faire sortir d’une école où il ne parvenait pas à s’épanouir afin de lui donner toutes ses chances. Toute cette affaire s’était déroulée en 1980, alors que le Rabbi dirigeait de nombreuses activités dans le monde entier, avec toutes sortes de personnalités médicales, scientifiques, politiques, militaires… il avait pris le temps nécessaire pour s’occuper d’un adolescent troublé et le guider calmement vers l’institution qui allait comprendre son esprit bouillonnant.
Le Rabbi s’intéressait à chacun et avait trouvé le moyen de convaincre son ‘Hassid d’adopter une approche éducative originale mais taillée à la mesure de son fils. Et Rav Hertz avait accepté d’être le Chalia’h, l’émissaire idéal pour mener cette mission à bien.
Rav David Zaklikowski – Hasidic Archives - COLlive
Traduit par Feiga Lubecki

