Lettre n° 9685
Par la grâce de D.ieu,
13 Iyar 5729,
Brooklyn, New York,
A madame Zlaté Althuiz¹,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris ces jours-ci, par votre fils Ben Tsion Binyamin, la perte de votre petit-fils, le jeune Yoram², que D.ieu sépare la vie de la vie³ et qu’Il venge son sang.
D.ieu fasse que, désormais, chaque Juif en particulier et tous les Juifs ensemble ne connaissent que la joie, une joie d’un bien visible et tangible. Ainsi, selon la formulation consacrée par les générations : « c’est uniquement la bonté et le bienfait qui vous atteindront, toujours et tous les jours ».
La consolation, en la matière, est exprimée par une courte formule⁴, qui n’en inclut pas moins les points essentiels. L’événement proprement dit et donc la consolation qui lui fait suite sont liés à la consolation de Sion et de Jérusalem, émanant de Celui Qui console Sion et Qui restaure Jérusalem⁵, de D.ieu Lui-même. En effet, Il a connaissance des éléments cachés, des événements échappant à la rationalité humaine. Il peut donc conférer la consolation véritable, de sorte que l’homme l’intègre et en soit console.
Je vous souhaite de longs jours et de bonnes années. Comme cela est dit ci-dessus, le contenu des nouvelles sera désormais uniquement un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction de réussite en votre action au profit des filles d’Israël,
Notes
¹ Voir, à son sujet, la lettre n°8736.
² Le jeune Y. Byaler, qui fut tué le 4 Iyar 5729, alors qu’il servait dans les rangs de Tsahal.
³ La vie spirituelle de la vie physique.
⁴ Voir, à ce propos, la lettre n°9381.
⁵ Selon la conclusion de la bénédiction « Na’hem », « Console », qui est récitée à Tichea Be Av.

