Lettre n° 9682
Par la grâce de D.ieu,
9 Iyar 5729,
Brooklyn,
A mademoiselle Cochana¹,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Iyar, dans laquelle vous me faites part du parti que l’on vous propose. Vous avez sûrement décidé tous les deux, vous-même et ce jeune homme de fonder un foyer juif qui sera basé sur la Torah et les Mitsvot, dans l’existence quotidienne.
Puisse D.ieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, que vous bâtissiez une maison juive, un édifice éternel. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Je réponds à vos questions :
A) Pour ce qui est de la décision, si vous la prenez sincèrement et avec joie, D.ieu vous viendra en aide pour la mettre en pratique. Il n’y a donc nullement lieu de se faire du souci, à ce sujet.
B) Pour ce qui est de votre sœur², on lui demandera son pardon total³. Les parents, par exemple, formuleront cette requête et ce sera un usage propice⁴ afin qu’elle-même, à son tour, trouve un bon parti. Après qu’elle ait accordé son pardon, en un bon moment et avant même de rendre publiques vos fiançailles, vous-même et votre fiancé, déposerez chacun, par exemple dans une banque, sur un compte au nom de votre sœur, au moins soixante-trois⁵ livres, à titre de cadeau de mariage, lorsqu’elle se mariera, en un moment bon et fructueux.
Notes
¹ Mademoiselle C. Maatouf.
² Qui est plus âgée que la destinataire de la présente.
³ Voir, à ce sujet, la lettre n°7642.
⁴ Le Rabbi souligne l’expression : « usage propice ».
⁵ Il semble que ce montant ait été proposé parce qu’il a la même valeur numérique que le nom de la sœur, ’Hanna.

