Lettre n° 9906
Par la grâce de D.ieu, lendemain de Lag Baomer 5730, Brooklyn, New York,
Au distingué ’Hassid qui craint D.ieu, se consacre aux besoins communautaires, a de multiples connaissances, le Rav Avraham¹,
Je vous salue et vous bénis,
A) Tout premier point, je voudrais, avant tout, vous remercier d’avoir mené à bien votre mission et d’avoir consenti à cet effort, puisque vous avez rencontré les personnes et visité les endroits, conformément à ce que je vous avais demandé. Il ne fait pas de doute que ceci aura des conséquences positives.
B) Je viens de recevoir le livre : « Tossafot des Sages d’Angleterre » et je vous remercie d’avoir pris la peine de me l’envoyer. En effet, les épreuves d’un livre ne sont pas comparables à ce qu’il est après avoir été achevé, réalisé et imprimé. Puisse D.ieu faire que s’accomplisse en vous l’affirmation de nos Sages², dont la mémoire est une bénédiction, selon laquelle celui qui a cent pièces en veut deux cents et celui qui les possède déjà en souhaite quatre cents. De la sorte, grandira votre désir de publier les propos des premiers Sages, qui sont comparables à des anges³ et D.ieu exaucera concrètement ce désir. Comme je l’ai dit, vous le ferez d’une manière sans cesse accrue.
C) Autre point, justifiant que la présente vous soit adressée en express, je fais suite à ce que je vous ai dit concernant votre visite à l’université de Bologne, en Italie, car il y a, sur ce point, un changement : 1. Il a été établi que la quasi-totalité des étudiants que l’on souhaite influencer viennent de pays où l’on parle l’hébreu ou l’anglais. 2. L’un des jeunes responsables de ’Habad doit visiter cet endroit, d’après son programme, dans les prochaines semaines. Peut-être y passera-t-il même un long moment. En conséquence, il n’y a pas lieu de vous déranger à aller là-bas. Si, après la visite de ce jeune responsable, il y a des changements, on vous en avertira.
Pour conclure comme je commençais, je vous remercie de m’avoir fait part de vos impressions sur la soirée ’Habad qui a eu lieu dans la ville sainte de Jérusalem, d’autant que, comme vous le précisez, rien n’a été caché, comme nous en avons parlé et cela a été agréable⁴. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en ce qui vient d’être dit, de même que pour me donner de bonnes nouvelles, en bonne santé et dans la joie,
N. B. : Ma lettre vous parvient à proximité de Lag Baomer et vous trouverez donc, ci-joint, un exemplaire de ma lettre⁵ adressée à tous. J’espère qu’elle vous intéressera.
¹ Le Rav A. Sofer (Schreiber). Voir, à son sujet, la lettre n°9422 et les références indiquées.
² Voir le Midrach Kohélet Rabba, chapitre 1, au paragraphe 13.
³ Voir le traité Chabbat 112b.
⁴ Voir, à ce propos, le Ketouvot 17a.
⁵ Il s’agit de la lettre n°9893.

