Lettre n° 9891
Par la grâce de D.ieu, Roch ’Hodech Iyar 5730, Brooklyn, New York,
A tous les participants au dîner annuel de l’institution éducative Ohaleï Torah, que D.ieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
C’est¹ le onzième jour de ce mois d’Iyar qu’aura lieu la fête annuelle de l’institution éducative basée sur les valeurs sacrées Ohaleï Torah. Le mois d’Iyar se distingue de tous les autres² par le fait qu’il y a, chaque jour, la Mitsva de compter l’Omer³.
Comme le relatent nos Sages⁴, dont la mémoire est une bénédiction, le compte de l’Omer commença avec la sortie d’Egypte. Sa raison d’être et sa finalité étaient de recevoir la Torah sur le mont Sinaï, ainsi qu’il est dit : « Quand tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne »⁵. Lorsque Moché, notre maître, indiqua aux enfants d’Israël, en Egypte, quel était le but de leur libération, ceux-ci, dès qu’ils furent libérés, se mirent à compter les jours et les semaines qui les séparaient de la réception de la Torah. Observant avec quel enthousiasme ils comptaient les jours pour l’obtenir, D.ieu nous a donné la Mitsva du compte de l’Omer.
Comme tous les récits de nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, celui-ci, relatif au compte de l’Omer, délivre un enseignement important et permanent pour tous les Juifs, à toutes les époques et en tout lieu, qui est le suivant. Un Juif doit accorder la plus grande valeur à la Torah, l’étudier avec soif, ardeur et constance, mettre en pratique ses Mitsvot.
Tel est précisément l’objectif d’Ohaleï Torah, implanter en les enfants la soif, l’ardeur, la constance pour la Torah et les Mitsvot, s’exprimant dans leur comportement, au quotidien. Nous sommes dans les jours de préparation à la réception de la Torah. Chaque Juif, homme ou femme, doit alors puiser, d’une manière chaque jour accrue, à la source de l’amour de la Torah et des Mitsvot, que nous recevons en héritage de nos ancêtres, s’en servir pour soi-même et surtout pour ses enfants, ses propres enfants et pour les autres, conformément à l’explication de nos Sages⁶ selon laquelle : « tu enseigneras à tes enfants : ce sont les élèves »³ et non : « tes élèves »⁷, soit ceux du ’Héder et de la Yechiva. Et, quand il s’agit d’enfants, la nature humaine veut que l’on fasse en sorte qu’ils reçoivent le mieux, dans la plus large proportion.
De ce fait, il faut espérer qu’en ces jours propices, chacun et chacune sera présent et viendra en aide à l’institution Ohaleï Torah, dans la plus large proportion, conformément à la Mitsva⁸ de : « vous compterez pour vous »³. C’est de cette façon que l’on introduit la clarté et la pureté dans sa propre vie, pour tous les membres de sa famille et pour tout le peuple d’Israël, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects, ma bénédiction de réussite, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
¹ Voir le Likouteï Si’hot, tome 22, à la page 239.
² Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 1, à partir de la page 263.
³ Le Rabbi souligne les mots : « compter l’Omer », « tu enseigneras à tes enfants : ce sont les élèves » et « vous compterez pour vous ».
⁴ Voir le commentaire du Ran, à la fin du traité Pessa’him.
⁵ Chemot 3, 12. Voir le commentaire de Rachi.
⁶ Vaet’hanan 6, 7.
⁷ Voir les lois de l’étude de la Torah, du Rambam, chapitre 1, au paragraphe 2 et celles de l’Admour Hazaken, au paragraphe 8.
⁸ Emor 23, 15.

