Lettre n'' 9879
Par la grâce de D.ieu, 11 Nissan 5730, Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué ’Hassid qui craint D.ieu, élu du peuple, qui le surpasse, recherche le bien de son peuple, a des comportements généreux, est issu d’une illustre famille, le Rav Chnéor Zalman¹ Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, liberté de tous les tracas matériels et de tous les tracas spirituels, de tout ce qui fait obstacle au service de D.ieu, dans la joie et dans l’enthousiasme. Cette liberté et cette joie se prolongeront pendant tous les jours de l’année.
Bien plus, le service de D.ieu, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, pendant toute la durée du jour et de la nuit, ainsi qu’il est dit : « En toutes tes voies, connais-Le »². Avec ma considération, mes respects, ma bénédiction à l’occasion de la fête, de même que pour de longs jours et de bonnes années,
M. Schneerson,
J’ai appris, avec une satisfaction particulière, que vous vous êtes empressé d’apporter une importante contribution³ pour l’édition et la publication des discours ’hassidiques de l’Admour Hazaken⁴, lesquels, pour la plupart, étaient encore inédits. Il est absolument certain qu’à quelqu’un comme vous, il est inutile d’en décrire la valeur, l’importance, l’intérêt pour l’individu comme pour la collectivité. En outre, vous avez transmis ce montant avec empressement et vous verrez ce que dit, à ce propos, le Likouteï Amarim, de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 50. Ce qui a été consacré de la sorte est, en l’occurrence, de l’argent, Kessef, de la même étymologie que : « Tu as langui (Ni’hssafta) la maison de ton père »⁵. Il me semble avoir déjà cité les propos de l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21, soulignant la grande importance de l’empressement⁶.
Malgré les occupations de la fête, j’espère que vous rechercherez, encore pendant ces jours-ci, les manuscrits qui permettront de comparer ces discours ’hassidiques, d’une source à l’autre. Bien plus, une partie de ces discours se trouve dans des manuscrits qui ne figuraient pas dans la collection du Rabbi Rachab et de mon beau-père, le Rabbi, mais qui me sont parvenus par la suite. Cette comparaison avec les manuscrits de la collection de nos maîtres et chefs s’avère donc d’autant plus nécessaire.
Je prie et j’espère que le mérite de ce qui est public favorisera cette publication, qui sera bien faite, car les Paroles du D.ieu de Vie vivifient tous ceux à qui elles parviennent, de sorte qu’ils soient, à leur tour, la source d’une vie véritable d’après notre Torah, Torah de vie, dans leur quatre coudées et tout autour d’eux, en diffusant les sources⁷ à l’extérieur, selon l’expression bien connue. Ce mérite protégera vous-même et tous les vôtres, afin d’avoir une vie longue et bonne, de tous les points de vue. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
¹ C. Z. Chazar, président d’Erets Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°9581.
² Michlé 3, 6.
³ Voir, à ce sujet, la lettre n°9581.
⁴ Voir, à ce sujet, la lettre n°9777.
⁵ Vayetsé 31, 30.
⁶ Voir la lettre n°8446 et les références indiquées.
⁷ De la ’Hassidout.

