Lettre n'' 9870
Par la grâce de D.ieu, 11 Adar Chéni 5730, Brooklyn, New York,
Au distingué ’Hassid qui craint D.ieu, le Rav Chmouel Ha Cohen¹,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, qui m’est parvenue avec retard et votre demande de bénédiction qui a été lue près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Je vous remercie d’avoir transmis des nouvelles d’ici, en général et de notre conversation, en particulier². Puisse D.ieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles des conséquences positives qui en ont résulté. Selon les termes de nos Sages³, dont la mémoire est une bénédiction, ce sera un bien véritable, à la fois « bon pour les cieux et bon pour les créatures ». En effet, les points dont nous nous sommes entretenus concernent aussi bien le service de D.ieu que les relations entre les hommes. D.ieu fasse que chacun d’entre nous agisse en ce sens, d’une manière sans cesse accrue. Le mois d’Adar est particulièrement propice pour cela, puisque c’est celui qui est ajouté à cette année. On multiplie alors sa joie de façon double.
Puisse D.ieu faire que s’accomplisse : « pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur »⁴, selon l’interprétation de nos Sages⁵, dont la mémoire est une bénédiction : « La lumière, c’est la Torah…, l’honneur, ce sont les Tefillin ». D’après le principe selon lequel un verset ne doit pas être départi de son sens simple⁶, ce sera dans la lumière, la joie, l’allégresse et l’honneur, au sens le plus littéral. En cette période et en ces jours⁷, tout cela est particulièrement nécessaire. Je vous adresse mes respects et je salue également votre frère Chalom. Avec ma bénédiction pour des jours de Pourim joyeux et pour me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
N. B. : Vous faites allusion à ce qui vous a été transmis par notre ami, le Rav Ephraïm Wolf. Cela ne concerne pas le Merkaz Le Inyaneï ’Hinou’h, mais sera financé sur un fonds particulier et constitué à cet effet. Vous me parlez également d’un envoi. Il me semble que nous l’ayons déjà évoqué, il y a quelques temps. Nous avons vu que cela n’était pas possible, pour différentes raisons et, tout d’abord, celle, très ancienne, qui est mentionnée par nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, selon laquelle il est interdit d’humilier⁸. Mais, il y en a beaucoup d’autres encore. Vous voudrez donc bien m’excuser.
¹ C. Avidor, rédacteur du magazine Panim El Panim. Voir, à son sujet, la lettre n°8868.
² A l’occasion du 10 Chevat 5730.
³ Traité Kiddouchin 40a.
⁴ Esther 8, 16.
⁵ Traité Meguila 16b.
⁶ Traité Chabbat 63a.
⁷ Ceux des combats qui firent suite à la guerre des six jours.
⁸ Selon, notamment, le traité Taanit 26b.

