Lettre n° 9810

Par la grâce de D.ieu, Roch ’Hodech1 Chevat 5730, Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Nous sommes dans le onzième mois2, le premier jour du mois3 et, en son dixième jour, ce sera la Hilloula4 de mon beau-père, le Rabbi.

Cette date est celle du souvenir, un temps d’expiation, de salut de l’âme, la préservant de l’ennemi5. Chacun se remémorera alors et rappellera à son entourage l’œuvre de celui dont nous célébrons la Hilloula, en laquelle il s’investit tout au long de son existence6 dans ce monde7, son abnégation pour diffuser la ’Hassidout, la Torah de vérité et Torah de vie, ses Mitsvot desquelles il est dit : « On vivra par elles »8, sans s’effrayer, sans s’affecter aucunement de tout empêchement, de toute entrave, de tout ennemi et de tout adversaire.

Et, ce souvenir sera suivi d’effet, dans l’action concrète, qui est essentielle9, afin de suivre la voie qu’il nous a tracée, qu’il a frayée devant nous, de diffuser la Torah et les Mitsvot pénétrées d’amour et de crainte de D.ieu10, d’une manière sans cesse accrue.

Cette année, la période de la Hilloula reçoit une valeur particulière11, vingt ans12 après son décès13. En effet, le jour de la semaine sera le même que celui de l’année du décès, en l’occurrence le saint Chabbat au cours duquel on lit la Parchat Bo14.

Puisse donc D.ieu faire que le souvenir, la motivation qu’il suscite, l’action concrète qui s’en suivra soient durables et qu’ils agissent, tout au long de l’année. Ainsi, celle-ci sera une année de lumière, une année de bénédiction, une année de Torah, une année de délivrance, de délivrance véritable et complète par notre juste Machia’h. Puis, après la venue du Machia’h, il y aura la résurrection des morts15, « ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre »16. Il sera parmi eux. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,


Notes

(1) Le Rabbi note : « Et, non le début du mois, car ce jour est, par rapport au reste du mois, comme la tête par rapport aux membres du corps. »

(2) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir aussi le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 293.

(3) Le Rabbi note : « Devarim 1, 3. Voir le Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek. »

(4) Le Rabbi note : « Le Chabbat Parchat Bo, à huit heures du matin, en 5710 » (1950).

(5) Le Rabbi note : « Prière de Moussaf de Roch ’Hodech. Voir le commentaire du Abudarham. »

(6) Le Rabbi note : « Voir le traité Sanhédrin 99b, à propos des versets : ‘L’effort de l’âme’ et ‘L’homme est né pour l’effort’. »

(7) Le Rabbi note : « Iguéret Ha Kodech, chapitre 28. »

(8) Le Rabbi note : « A’hareï 18, 5. »

(9) Traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17.

(10) Le Rabbi note : « Car, c’est dans ce cas que ces sentiments sont vrais, comme le montrent le Tanya, au début du chapitre 4 et le Kountrass Ha Avoda, au chapitre 2. »

(11) Le Rabbi note : « Voir le traité Bera’hot 59b. »

(12) Le Rabbi note : « Voir le Yerouchalmi, traité Sotta, chapitre 1, paragraphe 8. »

(13) Le Rabbi note : « On parle, à ce propos, de ‘retrait’. » Le Rabbi souligne ici les mots : « retrait », « repousse » et « se révèle ».

(14) Le Rabbi note : « ‘Viens vers le Pharaon’ (au début de la Parchat Bo). » Le Rabbi souligne ici les mots : « Je durcirai » et : « Moi, Je durcirai ».

(15) Le Rabbi note : « Ceci interviendra en plusieurs périodes et il y aura d’abord les Justes parfaits, selon le Zohar, tome 1, à la page 140a. »

(16) Le Rabbi note : « Car ‘Ta rosée est une rosée de lumières’, selon le verset Ichaya 26, 19. »

*Iguerot Kodech — Correspondances du Rabbi de Loubavitch*