Lettre n° 9790

Par la grâce de D.ieu, 21 Kislev 5730, Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Yé’hyel Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du saint Chabbat de la fête de la délivrance1. J’espère qu’à réception de la présente, votre état de santé se sera amélioré et puisse D.ieu faire que l’amélioration, dans ce domaine, comme en tout ce qui vous concerne, soit toujours plus grande et plus intense, à la fois matériellement et spirituellement, comme l’indiquent les jours de ’Hanouka qui approchent2. Bien plus, vous êtes un descendant d’Aharon le Cohen, dont le but et la mission, comme le dit la Torah de Moché3 : « Ils enseigneront Tes Jugements à Yaakov et Ta Torah, à Israël ».

Je suis surpris de ne pas avoir vu de vos publications depuis bien longtemps, si ce n’est ce que vous avez écrit à propos du livre de notre ami, le docteur Nissan Mindel. Et, ma question est double : si vous n’avez rien publié, alors que D.ieu vous a accordé les qualités d’une « plume de scribe rapide »4 alors que vous savez vous exprimer dans la langue du pays, en une époque de grand trouble pour le Judaïsme, en général et pour la jeunesse, en particulier, comment pouvez-vous rester silencieux ? Et, si vous avez effectivement publié, mais n’avez rien envoyé ici, on pourrait le comprendre, quoique difficilement, mais cela reste surprenant, car l’objet d’une publication est bien de parvenir aux cercles les plus larges.

Bien entendu, mon but n’est pas de soulever des interrogations, ni de me plaindre du passé, mais d’envisager l’aspect concret des choses, pour le présent comme pour le futur. Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé, de même que pour me donner de bonnes nouvelles et pour des jours de ’Hanouka éclairés par : « la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière »5.

N. B. : Il semble que vous ne disposiez de personne qui puisse éditer vos textes sur une machine à écrire dans la Langue sacrée. Vous pouvez donc m’écrire aussi en anglais, même si j’apprécie particulièrement que vous ayez rédigé cette lettre liée à la fête de la libération du 19 Kislev précisément dans notre langue, la Langue sacrée.


Notes

(1) De l’Admour Hazaken, le 19 Kislev.

(2) Voir le traité Chabbat 21b, le Rambam, lois de ’Hanouka, chapitre 4, au paragraphe 1.

(3) Bera’ha 33, 10.

(4) Selon les termes du verset Tehilim 45, 2.

(5) Michlé 6, 23.