Lettre n° 9789

Par la grâce de D.ieu, 17 Kislev 57301, Brooklyn, New York,

Aux femmes et jeunes filles ’Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, bientôt et de nos jours, que D.ieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai lu, avec plaisir, votre lettre du 9 Kislev, avec le compte-rendu de vos activités et vos bonnes décisions de renforcer vos actions dans différents domaines, selon votre programme. Puisse D.ieu faire que la volonté de D.ieu soit accomplie par votre intermédiaire2, que la bienveillance de D.ieu se révèle pour vous et en vos réalisations3. Ainsi, vous avancerez, d’une prouesse vers l’autre4, dans la diffusion du Judaïsme et de ce qui le concerne, pénétrées de l’esprit, de la vitalité et de la lumière ’hassidiques.

A n’en pas douter, vous mettrez à profit ces jours propices, ceux de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui a souligné le rôle primordial de la femme juive, en tant que « maîtresse de maison »5, puisqu’elle décide, pour une large part, ce qui se passe dans cette maison. On sait aussi que, traditionnellement, les femmes de la famille de l’Admour Hazaken étaient érudites, ce qui était peu courant, à l’époque, car cela ne s’imposait pas, selon les conditions d’alors, comme le relatent les mémoires de mon beau-père, le Rabbi6 et comme cela est bien connu.

On nous a fait savoir tout cela, avec de nombreux détails et cela permet d’établir qu’il y a là un enseignement pour chacun et pour chacune d’entre nous. Bien plus, celui-ci s’applique avec encore plus de force et de vigueur en notre génération, puisque l’éducation des filles est un besoin fondamental, c’est bien évident.

Sûrement profiterez-vous aussi des jours de ’Hanouka qui arrivent, après la préparation de la fête de la libération et, pour passer d’un sujet à un autre en restant dans le même contexte, nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, disent7 que les femmes « furent concernées aussi par le miracle ». On renforcera donc les actions de diffusion de : « la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière »8, illuminées par la clarté et la chaleur ’hassidiques, en ajoutant, en avançant et en éclairant, comme l’indiquent les lumières de ’Hanouka9, dont la lumière est accrue, de jour en jour. Puisque nous avons reçu l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté10, une Injonction de la Torah est aussi une force insufflée d’en haut pour la mettre pleinement en pratique11. Tout ne dépend donc que de la volonté.

Je vous adresse ma bénédiction pour une fête de la libération lumineuse, pour des jours de ’Hanouka illuminés et pour une considérable réussite en toutes vos actions, qui sont aussi les canaux permettant de révéler et d’intégrer les bénédictions de D.ieu en tous vos besoins, de même qu’en ceux des membres de votre famille, à la fois matériellement et spirituellement, d’une manière sans cesse accrue.


Notes

(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix-sept.

(2) Selon les termes du verset Ichaya 53, 10.

(3) Selon les termes du verset Tehilim 90, 17.

(4) Tehilim 84, 8.

(5) Voir le Midrach Béréchit Rabba, chapitre 71, au paragraphe 2.

(6) Voir, à ce sujet, la lettre n°9787.

(7) Dans le traité Chabbat 23a.

(8) Michlé 6, 23.

(9) Voir le traité Chabbat 21b, le Rambam, lois de ’Hanouka, chapitre 4, au paragraphe 1.

(10) Traité Bera’hot 28a.

(11) Voir les traités Ketouvot 67a, Avoda Zara 3a.