Lettre n° 9787
Par la grâce de D.ieu, veille du saint Chabbat Parchat Vayetsé 5730, Brooklyn, New York,
A tous les participants au quatorzième banquet annuel des écoles de filles Beth Rivka à Montréal, que D.ieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’adresse, par la présente, mes salutations et ma bénédiction à tous les participants, aux chers invités et aux amis des écoles Beth Rivka, à l’occasion du banquet annuel. D.ieu fasse que cette célébration connaisse une grande réussite.
Celle-ci a lieu au lendemain du 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de ’Habad. A n’en pas douter, ceci ajoutera une dimension spécifique à l’événement. Comme on le sait1, en effet, l’Admour Hazaken a très largement mis l’accent sur l’éducation, en général, y compris sur celle des filles juives. Traditionnellement, dans la famille de l’Admour Hazaken, les femmes étaient érudites, bien qu’à l’époque, cela ait été exceptionnel, car les conditions d’alors ne le rendaient pas indispensable, comme le racontent2 les mémoires3 de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
On nous a rapporté tout cela et on nous l’a décrit avec de multiples détails. C’est le signe qu’il y a bien là un enseignement, la preuve qu’il doit en être ainsi, surtout à notre époque, alors que toute la conduite du foyer juif dépend, pour une très large part, de l’épouse et de la mère, qui est qualifiée de « maîtresse de maison »4, de fondement du foyer juif. Il est donc hautement nécessaire que les filles juives soient bien préparées pour mener à bien une mission aussi fondamentale.
Tel est précisément l’objectif des écoles de filles Beth Rivka. Il est donc de première importance, de même qu’un grand mérite, d’apporter sa contribution afin de les soutenir et de les développer. Ceux qui le feront seront assurément bénis de tout le bien. Ils concevront, en particulier, une satisfaction juive de leurs propres enfants et petits-enfants, en bonne santé et dans la réussite, matérielle et spirituelle. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°9791.
(2) Voir les mémoires du Rabbi Rayats, tome 2, aux chapitres 80, 92, 93, 94 et 106, de même que le Séfer Ha Si’hot 5704, à partir de la page 64.
(3) Le Rabbi souligne le mot : « mémoires ».
(4) Voir le Midrach Béréchit Rabba, chapitre 71, au paragraphe 2, le Zohar, tome 1, à la page 154a.

