Lettre n° 9761
Par la grâce de D.ieu,
25 Tichri 5730,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu le télégramme que vous avez signé1, à propos des fiançailles de votre fils, conjointement avec les parents de la jeune fille. Hier, ces derniers se sont eux-mêmes adressés à moi, à ce sujet et je leur ai communiqué mon avis. En effet, il était question de célébrer cette union pendant le mois d’Adar, en un moment bon et fructueux. Or, il n’est pas du tout d’usage de repousser la date d’un mariage2.
B) Selon la pratique la plus courante, le mariage a lieu dans l’endroit de la fiancée3. En l’occurrence, il doit bien en être ainsi, à mon avis, d’autant que, d’après ce dont je me souviens, il avait déjà été décidé que ce mariage aurait lieu aux Etats-Unis. Néanmoins, si les parents de la jeune fille renoncent à leur ville et s’ils acceptent New York en échange, la pratique sera respectée également.
C) Il me semble que le point suivant a également été déjà évoqué. En tout état de cause, j’ai répété encore une fois qu’après le mariage, ce jeune homme poursuivra ses études au Collel, pendant quelques temps, ici-même, aux Etats-Unis, à New York. Selon l’usage, les études, au Collel, durent environ deux ans et, à mon avis, c’est bien ce qu’il faut envisager. Il apprendra donc ici, au Collel, après que la fiancée ait achevé ses fonctions d’enseignante, en 5730 et en 5731. C’est après cela4 que le jeune couple choisira lui-même un endroit de résidence, pour la suite.
D) J’ai appris, avec une grande surprise4, que tous ces points et d’autres encore étaient décidés par les fiancés eux-mêmes. Or, cela ne les concerne en aucune façon. C’est l’affaire de leurs parents, pour des raisons bien évidentes et j’ai déjà rendu publique ma position, en la matière5, à diverses reprises. On ne peut pas revenir sur ce qui est déjà passé. Néanmoins, comme je l’ai indiqué aux parents de la jeune fille en précisant que je vous écrirais en ce sens, à l’avenir, au moins, il ne doit pas être question que les discussions sur ces points soient menées par les fiancés eux-mêmes.
E) De même, j’ai appris que différents points sont décidés par des intermédiaires et par des émissaires. Il en résulte des incompréhensions, à l’origine d’insatisfactions. Je leur ai donc dit qu’au moins à l’avenir, il ne faut plus faire intervenir ces intermédiaires et ces émissaires. La poste peut faire parvenir un courrier rédigé par les parents de l’un aux parents de l’autre. Les intermédiaires ne sont donc pas utiles, bien au contraire. C’est une évidence.
Du fait du contenu de la présente et afin d’éviter des manifestations malencontreuses, cette lettre vous est adressée en passant outre à la file d’attente, par courrier express et urgent. Je vous remercie d’avance de m’en accuser réception de la même façon. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Ceci s’adresse à la mère du jeune homme.
(2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8255.
(3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5652, les discours ’hassidiques de l’Admour Haémtsahi sur le mariage, tome 1, à la page 147.
(4) Le Rabbi souligne les mots : « après cela » et « grande ».
(5) Voir, notamment, le Torat Mena’hem, Itvaadouyot, tome 12, à partir de la page 152 et tome 23, à partir de la page 110.

