Lettre n° 9730
[veille de Roch ’Hodech Elloul 5729]
D’après¹ ce que disent² les commentateurs de la Torah et les Sages de la Kabbala³ sur ce verset⁴ et sur le verset 32, 2 : « toujours… », de même que le Zohar, tome 3, à la page 285b, il est clair qu’il faut dire Avdon.
Néanmoins, selon l’explication que donne le Min’hat Chaï sur ce verset, laquelle est retenue par divers textes pour la Hala’ha³, il faut aussi tenir compte de la manière dont ce mot s’écrit. Certains retiennent uniquement le mot Avda, y compris dans la manière de lire, mais, comme je l’ai dit, c’est le contraire de ce que l’on trouve dans les références précédemment citées, dans le Talmud, dans le Zohar.
Vous verrez aussi le traité Erouvin 19a, qui parle de : « sept³ noms », mais il est difficile d’admettre que Avda et Avdon ne fassent qu’un. Il semble que l’édition Korn ait suivi l’édition chrétienne Kittel, qui cite, avant tout, la version opposée à celle des Sages, mais signale, dans une note, que certains lisent ce mot Avdon. Ceci figure dans les différentes versions recensées à la fin³ de l’édition Korn.
Notes
¹ Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 344.
² Cette lettre est adressée au Rav Chalom Rivkin.
³ Le Rabbi souligne les mots : « Sages de la Kabbala », « pour la Hala’ha », « sept », « le livre de Michlé proprement dit », « selon tous les avis » et « fin ».
⁴ Le Rav Rivkin interrogeait le Rabbi sur le verset Michlé 27, 20 : « Enfer et abîme (Avda) sont insatiables ».

