Lettre n° 9710

Par la grâce de D.ieu,


10 Tamouz 5729,


Brooklyn, New York,


A l’association des femmes ’Habad, Kfar ’Habad, que D.ieu vous accorde longue vie,


Je vous bénis et vous salue,


J’ai bien reçu votre demande de bénédiction du 7 Tamouz, mois de la délivrance, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération¹. On sait à quel point il fit don de sa propre personne afin de diffuser le Judaïsme et de le faire parvenir à chaque Juif et à chaque Juive, du plus petit au plus grand. Il accorda une importance particulière aux femmes et aux jeunes filles d’Israël. Ainsi, il demanda de publier plusieurs de ses causeries dans une traduction qui leur soit compréhensible². A ceci s’ajoutent les causeries qu’il prononca directement pour elles³.


Les propos des Justes sont immuables, en particulier ceux qui expriment la dimension profonde, qui sont énoncés avec une immense énergie et le plus grand empressement.


En conséquence, j’espère que chacune d’entre vous méditera à la force qui lui est accordée pour connaître la réussite sur cette voie, pour renforcer et diffuser le Judaïsme traditionnel, à l’intérieur de votre foyer et dans votre entourage, en tout endroit que vous pouvez atteindre, d’une manière sans cesse accrue, avec la clarté et la chaleur ’hassidiques.


Grande est votre récompense puisque vous fondez des foyers juifs, des maisons basées sur la Torah et les Mitsvot. C’est de cette façon que cette demeure et cette construction seront un édifice éternel. Vous formerez les « armées de D.ieu », des fils et des filles, « une génération bénie de D.ieu »⁴, avec lesquels vous irez, au sein de tout Israël, accueillir notre juste Machia’h, lors de la délivrance véritable et complète, très prochainement.


Je vous adresse ma bénédiction de réussite en toutes vos préoccupations, à la fois communautaires et personnelles. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,


M. Schneerson,




Notes


¹ Les 12 et 13 Tamouz.


² Voir, notamment, les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 4, à la page 13.


³ Voir, par exemple, les Likouteï Dibbourim, à la fin du tome 3, à partir de la page 571b.


⁴ Ichaya 61, 9.