Lettre n° 9707

Par la grâce de D.ieu,


3 Tamouz 5729,


Brooklyn, New York,


Au docteur Ch. Stern Miraz¹, 91, rue Ha Tichbi, Haïfa Carmel


Je vous bénis et vous salue,


J’ai bien reçu votre lettre du 3 juin, dans laquelle vous me parlez de cette femme et vous me dites qu’à votre avis, il serait bon, pour elle et pour toute sa famille, de quitter l’endroit où ils se trouvent actuellement afin de s’installer à Kiryat Gat ou à Jérusalem².


Vous comprenez sans doute à quel point il est difficile d’obtenir l’autorisation, pour des enseignants et des enseignantes, de quitter l’endroit en lequel ils se trouvent. Même si l’on parvient à obtenir une telle autorisation pour l’un d’entre eux, en l’occurrence pour le mari³, les chances sont très faibles de trouver un poste d’enseignante également pour l’épouse. De façon générale, le ministère de l’éducation nationale n’apprécie pas qu’un mari et une femme travaillent ensemble, dans le même domaine et dans la même école. Selon l’impression que j’ai eue, dans ma lettre et en me basant sur ma discussion avec elle, lorsqu’elle était en visite ici, il est un fait que son action est utile, dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, ce qui l’encourage beaucoup, la rend sûre d’elle-même et lui confère la tranquillité morale, qui est indispensable à sa santé.


J’ajoute, et ceci est important également, que l’activité communautaire de cette femme, en l’endroit où elle se trouve actuellement, est désormais plus aisée, car il ne s’y trouve que peu de personnes capables d’entrer en compétition avec elle. Néanmoins, c’est vous qui l’examinez, à l’heure actuelle et si, après réception de la présente, vous considérez encore que ce déménagement reste nécessaire, je m’adresserai aux responsables du réseau de nos écoles⁴ et je leur demanderai de vérifier les possibilités d’une telle mutation, puis d’agir en conséquence.


Je saisis cette opportunité pour ajouter un autre point, bien qu’il concerne votre domaine. L’avancement de l’état de santé de cette femme démontre, dans la mesure où cela était nécessaire, la puissance de la foi, surtout celle qui est liée à l’action concrète et qui s’exprime à travers elle, par une action communautaire, par la pratique des Mitsvot. Je me suis intéressé, en particulier, aux articles du docteur Fraenkel, de Vienne, sur ce sujet. Pour autant, la question se pose toujours. Avec mes respects, ma bénédiction afin que vous connaissiez la réussite dans votre domaine, que vous guérissiez des malades et que vous leur permettiez de vivre en bonne santé, une vie digne de ce nom,




Notes


¹ Cette lettre est adressée à une femme médecin, neurologue.


² Vraisemblablement pour des raisons médicales.


³ Alors qu’en l’occurrence, c’est la femme qui est malade.


⁴ Le réseau des écoles Ohaléï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.