Lettre n° 9705
Par la grâce de D.ieu,
1er Tamouz 5729, mois de la délivrance,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ’Hassid qui craint D.ieu, le Rav Chnéor Zalman¹ Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur les synagogues de Kfar ’Habad, l’ancienne et la nouvelle. Vous me faites part des avis divergents, quant à la nécessité de les agrandir.
De façon générale, on connaît mon avis selon lequel tout ce qui concerne Kfar ’Habad doit être agrandi, bien évidemment sans qu’il en résulte le moindre manque, dans le domaine de la sainteté et du bien. Il est certain que cette condition peut être satisfaite. Il est clair également que cet agrandissement a un coût, ce qui oblige à tenir compte des moyens financiers disponibles.
J’ajoute, en outre, que, si les moyens financiers dont vous disposez actuellement ne vous permettent pas d’élargir les édifices autant qu’il l’aurait fallu, l’agrandissement et les travaux actuels seront effectués de telle façon que, lorsque D.ieu vous accordera des moyens supplémentaires et que vous voudrez agrandir encore, vous pourrez le faire au moindre coût. Bien entendu, tous les détails, en la matière, seront décidés sur place.
Puisse D.ieu faire que l’on soit bientôt libéré des étroitesses, des limites et des réductions. Même si elles ont partiellement des raisons extérieures, elles s’expliquent aussi, au moins pour partie, par votre manque de conviction. En effet, vous devez être véritablement convaincus que Kfar ’Habad, même s’il s’appelle Kfar, village, n’en est pas moins, le centre duquel émane la diffusion des sources² en toute notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de sorte que : « tu te répandras ». Cette idée doit imprégner tout ce qui concerne Kfar ’Habad. Ainsi, toutes les raisons des dissensions disparaîtront et s’accompliront pleinement les termes du verset³ : « Ouvre largement la bouche », de sorte que « Je l’emplirai ». Vous consulterez également la note du Tséma’h Tsédek sur ce verset⁴.
On confère un mérite à un jour qui est, par nature, propice⁵ et cette lettre a été écrite le Roch ’Hodech Tamouz, mois de la délivrance, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
N. B. : Je viens de recevoir une lettre du tribunal rabbinique régional de Re’hovot⁶ et je suis particulièrement surpris par son contenu, qui insinue que la dispute, au sein d’un couple, dépend uniquement des coutumes ’Habad alors que, pendant une longue période, ce n’est pas du tout ce qu’ils⁷ m’ont écrit. Pendant la période, cette affaire vous a été soumise à maintes reprises. Sans doute vous concerterez-vous donc, à ce propos. Je vous joins la lettre que j’adresse à ce tribunal rabbinique⁸. Sans doute me donnerez-vous l’explication et vous me ferez connaître la suite.
Notes
¹ Le Rav C. Z. Garelik, Rav de Kfar ’Habad.
² De la ’Hassidout.
³ Tehilim 81, 11.
⁴ Or Ha Torah Yohel Or sur Tehilim 81, 11, aux pages 294 et 295.
⁵ Selon le traité Taanit 29a.
⁶ Voir, à ce sujet, les lettres n°9703 et 9704.
⁷ Le mari et la femme.
⁸ Il s’agit de la lettre n°9703.

