Lettre n° 9703
Par la grâce de D.ieu,
1er Tamouz 5729,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué et agréable ’Hassid, aux multiples accomplissements, le Rav Zevouloun¹ Chlita, président du tribunal rabbinique régional de Re’hovot,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Sivan. J’observe, dans votre courrier, une inadéquation essentielle. En effet, la description que vous y faites du conflit opposant ce couple laisse entendre que leur désaccord porte sur les coutumes de ’Habad, avec tout ce qui en découle. Or, la description de la situation qui m’est communiquée, depuis plusieurs années déjà, établit que leur différend porte bien sur les lois du Choul’han Arou’h².
Malgré cela, je leur ai écrit, à différentes reprises, pour leur demander de parler ensemble, puis de se confier au Rav, maître de l’endroit dans lequel ils résident et, uniquement après cela, de se rendre au tribunal rabbinique³.
En tout état de cause, « grande est la paix »⁴, de façon générale, en particulier quand il s’agit de la rétablir entre un homme et son épouse⁵. J’écris donc encore une fois au mari⁶ et je vous joins une copie de cette lettre, conformément à votre demande. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
¹ Le Rav Z. Grez.
² L’épouse remet en cause des Préceptes de la Torah et non uniquement des coutumes de ’Habad.
³ Pour demander le divorce si les tentatives précédentes de conciliation n’ont pas abouti.
⁴ Voir le traité ’Houlin 141a, le Rambam, à la fin des lois de ’Hanouka et le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 349.
⁵ Selon le Tana Dveï Elyahou Rabba, chapitre 13, au paragraphe 16.
⁶ Il s’agit de la lettre suivante. Voir aussi, à ce sujet, les lettres n°9705 et 9706.

