9 - 10 Kislev

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9 – 10 Kislev : le Admour Haemtsaï

Les dates des neuf et dix Kislev sont intimement liées avec la vie du deuxième Rabbi de la dynastie Loubavitch, Rabbi Dovber, ou Admour Haemtsaï. Celui-ci naquit Le neuf Kislev 5534-1773. Il fut dénommé rétrospectivement « Admour Haemtsaï », ou « Rabbi intermédiaire »

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Mission sacrée

«Vous savez que j'ai servi votre père de toute ma force» et le Rambam explique, que : «tout comme le maître de maison n'a pas le droit de voler le salaire du pauvre, de même, le pauvre n'a pas le droit de voler le travail du maître de maison et de rester sans rien faire, Il est tenu de travailler de toute sa force, tout comme Yaakov, le Juste dit : j'ai servi votre père de toute ma force.

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L’athlète et le Rabbi

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman. Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

La Paracha

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La Paracha de la Semaine:

VAYÉTSÉ

Crédit image:  Ahuva Klein

Si'ha du Rabbi

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 Commentaires du Rabbi sur la Paracha de la semaine


Parachat: VAYÉTSÉ

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Le Rabbi de Loubavitch : Bénédiction pour la nouvelle année

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Le verset Balak 21, 21 dit que : «Bilaam se leva le matin et il sangla son âne». Pour aller maudire Israël, il se leva très tôt le matin et il sangla lui-même son âne(1). Et, l'on peut en être surpris, car Bilaam était un homme important, toujours accompagné par les princes honorables de Moav. Pourquoi donc sangla-t-il son âne lui-même(2) ?

Rachi explique : «On observe ici que la haine remet en cause l'ordre établi, puisqu'il sangla lui-même(3)». En d'autres termes, sa haine des enfants d'Israël faisait qu'il voulait aller les maudire au plus vite. De ce fait, il remit en cause les usages établis et il sangla lui-même son âne.

Néanmoins, sa haine profonde ne lui fut d'aucune utilité, comme Rachi l'indique par la suite : «D.ieu dit : Impie ! Avraham leur ancêtre t'a précédé, ainsi qu'il est dit : « Avraham se leva le matin et il sangla son âne »(4)». Cette initiative d'Avraham contrebalança celle de Bilaam et elle protégea les enfants d'Israël(5).

Que voulut accomplir Bilaam, par sa haine profonde ? N'avait-il pas conscience que le Saint béni soit-II ne lui permettait pas de maudire Israël ? D.ieu ne lui avait-II pas déjà dit que : «la Parole que Je te dirai, c'est ce que tu feras(6).

En fait, il faut admettre que Bilaam avait l'espoir de parvenir, envers et contre tout, à maudire les enfants d'Israël et à compromettre l'amour que D.ieu leur voue. Car, il «percevait la Connaissance suprême» et il savait avoir recours aux moyens qui mettent en éveil les accusations(7).

En l'occurrence, Bilaam vit que, selon les voies normales, il lui était impossible de maudire Israël. Il tenta donc de le faire en «remettant en cause l'ordre établi» et en faisant intervenir ce qui n'existe pas, dans ces voies normales.

Tout se passa comme si Bilaam avait porté, sur ses propres actions, le jugement suivant : «Il est vrai que, selon les voies normales, le peuple d'Israël appartient à D.ieu et il est impossible que la malédiction s'abatte sur lui. Néanmoins, il a fauté, dans le désert et, de la sorte, il a remis en cause l'ordre établi(8). Il est donc envisageable que D.ieu, à Son tour, remette en cause l'ordre établi et qu'Il cesse de prodiguer Ses bienfaits à Israël».

Ce raisonnement était bâti sur sa haine profonde d'Israël, qui remettait en cause l'ordre établi, mais D.ieu répondit : «Avraham leur ancêtre t'a précédé». En d'autres termes, que l'on emprunte les voies normales, ou bien que l'on remette en cause l'ordre établi, le peuple d'Israël mérite la bénédiction.

D.ieu constata, de cette façon, que le mérite avait été conféré aux enfants d'Israël par les actions de notre père Avraham, qui, elles-mêmes, n'étaient pas conformes à l'ordre établi et le remettaient en cause(9).

La Parchat Balak présente ainsi la malédiction qui est transformée en bénédiction, ainsi qu'il est dit : «l'Eternel ton D.ieu transformera pour toi la malédiction en bénédiction, car l'Eternel ton D.ieu t'aime(10).

Ainsi, tout comme Bilaam fut capable de révéler en lui une haine profonde d'Israël qui remit en cause l'ordre établi, de même, la transformation de la malédiction en bénédiction doit susciter en chaque Juif l'amour de D.ieu qui remet en cause l'ordre établi.

Un amour de D.ieu qui s'insère dans les voies normales n'est pas suffisant. Un Juif doit aimer D.ieu en remettant en cause l'ordre établi. De cette façon, il mettra en pratique les Mitsvot en dépassant la ligne de la Loi(11), en faisant don de sa propre personne pour D.ieu, au-delà de toutes les limites.

Cet amour de D.ieu doit être si puissant, si profond qu'il permette de transformer le mal en bien. Quand un Juif est attaché à D.ieu de cette façon, il suscite en Lui un amour identique envers le peuple d'Israël.

C'est alors que D.ieu transforme chaque malédiction en bénédiction et II établit clairement, aux yeux de tous, que : «l'Eternel ton D.ieu t'aime».

(Discours du Rabbi, Likoutei Si'hot, tome 28, page 157)

Notes :
(1) Comme l'indique le verset Bamidbar 22, 21.
(2) Alors que, de toute évidence, il n'était pas coutumier du fait.
(3) Au lieu de le faire faire par ses serviteurs, comme il le faisait d'habitude, tant la haine des enfants d'Israël qui l'animait était intense.
(4) Béréchit 22, 3. Pour aller sacrifier son fils Its'hak sur le mont Morya.
(5) Puisqu'avant que Bilaam ait ce geste pour le mal, Avraham l'avait eu pour le bien.
(6) Bamidbar 22, 20. Dès lors, même aveuglé par la haine, pourquoi se lança-t-il dans une entreprise qui était, d'emblée, vouée à l'échec ?
(7) Il pensait pouvoir, de cette façon, provoquer la disgrâce d'Israël. Il en résulte qu'en se rendant chez Balak, il pensait effectivement qu'il serait en mesure de maudire les enfants d'Israël.
(8) Qui aurait voulu que les enfants d'Israël se conforment en tout point à la Volonté du Saint béni soit-Il.
(9) Avraham avait aussi des serviteurs qui sanglaient son âne, mais il le fit lui-même pour mettre en pratique la Mitsva du Saint béni soit-Il au plus vite et nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, constatent que : «l'empressement d'Avraham nous protège, pour l'éternité».
(10) Devarim 23, 6.
(11) De la meilleure façon possible.

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