14 Kislev

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22 novembre 2018

Date du mariage du Rabbi et de la Rabbanit 'Haya Mouchka, fille du Rabbi Rayats précédent Rabbi de Loubavitch.
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A la maison, tout est différent

Le début de notre Paracha (Vayichla'h 32, 5)  relate, de quelle manière notre père Yaakov délégua des anges auprès d'Esav, son frère, afin de l'apaiser. Il leur demanda de lui transmettre, tout d'abord, l'affirmation suivante : «J'ai résidé avec Lavan» 

Récit

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L’athlète et le Rabbi

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman. Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

La Paracha

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La Paracha de la Semaine:

VAYICHLA'H

Crédit image:  Ahuva Klein

Si'ha du Rabbi

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 Commentaires du Rabbi sur la Paracha de la semaine


Parachat: VAYICHLA'H

Si'ha en francais

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Le Rabbi de Loubavitch : Bénédiction pour la nouvelle année

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“ Celui qui fait effort dans la Torah, c'est comme s'il se tenait chaque jour sur le mont Sinaï et recevait la Torah. (Zohar III, p. 179b)

Le jour du Don de la Torah, le 6 Sivan, fit apparaître dans le monde un élément radicalement nouveau. C'est pour cette raison que la fête de Chavouot célèbre l'événement avec grandeur. En effet, nos ancêtres connaissaient la Torah avant qu'elle ait été donnée. Ne nous est-il pas rapporté que des Yéchivot, des maisons d'étude ont existé de tous temps, que les Patriarches y ont étudié et que, même pendant l'exil d'Egypte, elles ont continué à fonctionner ? Mais le Don de la Torah introduit une réelle nouveauté : la connaissance vient directement de la Révélation Divine. En d'autres termes, ce jour-là, pour la première fois, D.ieu s'adresse aux hommes sur le mont Sinaï et l'univers entend Sa voix. Plus encore, Son essence pénètre la matière et cela transforme profondément le sens même des choses. Car recevoir l'enseignement et les commandements de D.ieu donne une puissance nouvelle à l'action. A partir de cet instant, les actes des hommes ont une véritable influence sur le monde. Ils ont la capacité de le changer, de le spiritualiser et, ainsi, d'en faire le lieu digne d'être la « demeure de Dieu ».

Cette idée est essentielle car elle exprime la nature même de la Torah. Celle-ci, Parole de D.ieu, est éternelle dans tous ses détails.

De fait, on pourrait imaginer que, si la Torah est une sagesse destinée simplement à nous guider et à nous améliorer, elle doit changer au fur et à mesure de nos progrès, comme un programme doit évoluer selon les avancées de celui qui le suit. Ici, il n'en est rien, D.ieu S'est, pour ainsi dire, « revêtu » dans les lettres de la Torah, Se « donnant » à nous. Son éternité est ainsi présente dans la Torah et chacun de ses commandements. Dès lors, comme Lui, la Torah est éternelle et immuable.

A Chavouot, un privilège immense nous est donc attribué : nous lier à l'éternité de D.ieu par l'éternité de la Torah. Pour toujours.

La voix sans écho

« La fête de Chavouot est la plus grande de toutes. C'est pour cela qu'elle se trouve au milieu, entre celles de Pessa'h et de Souccot. Car elle est le centre de tout. La Torah est le point central de toutes choses. » (Zohar III, p. 96)

Lors du Don de la Torah, la Voix de D.ieu retentit. Elle proclama les Dix Commandements et chacun put l'entendre. Commentant l'événement, le Midrach apporte de nombreuses précisions. Il nous dit qu'en cet instant solennel, le monde entier fit silence, que cette Voix vint des quatre points cardinaux, du haut et du bas, attestant ainsi de l'omniprésence de D.ieu. Il est inutile de souligner sa puissance : n'est-ce pas D.ieu Lui-même Qui s'adressait au monde ? Pourtant, le Midrach ajoute : « La Voix n'eut pas d'écho ». L'idée est surprenante. L'écho est un phénomène physique parfaitement analysé : si un son assez puissant rencontre une paroi dure, celle-ci le renvoie produisant cet effet. Lors du Don de la Torah, fait sur une montagne, la paroi dure existait. De plus, le son fut la Voix de D.ieu, évidemment forte. Pourquoi n'y aurait-il pas eu d'écho ? Pour qu'il n'y en ait pas eu, il fallut donc un miracle. Pourtant, on sait que « D.ieu ne fait pas de miracle en vain » ?

Le changement introduit par le Don de la Torah fut, à proprement parler, essentiel. Auparavant, tout se passait comme si un roi avait promulgué un décret, dans les mots du Midrach : « Les gens de Syrie ne peuvent monter à Rome et ceux de Rome ne peuvent descendre en Syrie ». En d'autres termes, le spirituel et le matériel sont hermétiquement séparés ; le spirituel ne peut descendre jusqu'au monde matériel pour le pénétrer ; ce dernier ne peut s'élever au-dessus de sa condition première. Le Don de la Torah change tout cela. Le « décret » est aboli et D.ieu le manifeste en « descendant sur le mont Sinaï ».

Pour susciter cette transformation, la Voix de D.ieu qui donne la Torah ne fut pas repoussée par la roche, elle la pénétra. Il ne put donc y avoir d'écho, non du fait d'un miracle particulier mais parce que les conditions naturelles pour cela n'étaient pas réunies. A présent, D.ieu l'ayant fait en premier, le spirituel peut pénétrer la matière et l'élever. A présent peut commencer le travail des hommes qui spiritualisent le monde.

Dix commandements pour dix paroles

« Le premier jour de Chavouot, chacun - hommes, femmes et enfants - doit être présent à la synagogue pour la lecture des Dix Commandements et renouveler ainsi son union avec D.ieu » (Le Rabbi de Loubavitch)

Deux éléments donnés par D.ieu ont fait de ce monde ce qu'il est et tous deux sont liés au chiffre 10. Le premier est « les Dix Paroles par lesquelles le monde a été créé » et qu'on retrouve dans le texte de la Torah, dans le récit de la création. Le second est les Dix Commandements. Ce rapport révèle une relation de première importance : il nous appartient de « faire descendre les Dix Commandements dans les Dix Paroles ». Que cela signifie-t-il ?

Le monde, créé par les Dix Paroles, possède sa propre pesanteur. Le risque existe donc que l'homme finisse par être trop imprégné de sa logique, qu'il en oublie que la matière ne doit être rien d'autre qu'un instrument du service de D.ieu. Il pourrait même en arriver à penser que la Torah et le monde sont des entités séparées, que rien ne peut réunir. Il est clair que, dans ce cas, le lien avec la Divinité finirait par s'estomper peu à peu. Il est, pour cette raison, nécessaire d'y faire pénétrer les Dix Commandements. Cette révélation de la volonté et de la sagesse Divines nous permet de rétablir l'équilibre, de conduire notre vie selon ce que D.ieu en attend.

Cette idée s'applique, bien entendu, à l'étude de la Torah et à la pratique des commandements qui doivent naturellement trouver leur place dans notre vie. Mais elle s'applique aussi à tous les actes du quotidien, au fait de manger, de boire, de dormir ou de travailler. Elle nous rappelle que le judaïsme n'est pas cantonné à quelques moments privilégiés où on se consacre au spirituel mais qu'il concerne tous les domaines de notre existence. Ainsi, tous ensemble, nous nous élevons, spiritualisons le monde et le portons à son accomplissement.

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