9 - 10 Kislev

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9 – 10 Kislev : le Admour Haemtsaï

Les dates des neuf et dix Kislev sont intimement liées avec la vie du deuxième Rabbi de la dynastie Loubavitch, Rabbi Dovber, ou Admour Haemtsaï. Celui-ci naquit Le neuf Kislev 5534-1773. Il fut dénommé rétrospectivement « Admour Haemtsaï », ou « Rabbi intermédiaire »

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A la maison, tout est différent

Le début de notre Paracha (Vayichla'h 32, 5)  relate, de quelle manière notre père Yaakov délégua des anges auprès d'Esav, son frère, afin de l'apaiser. Il leur demanda de lui transmettre, tout d'abord, l'affirmation suivante : «J'ai résidé avec Lavan» 

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L’athlète et le Rabbi

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman. Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

La Paracha

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La Paracha de la Semaine:

VAYICHLA'H

Crédit image:  Ahuva Klein

Si'ha du Rabbi

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 Commentaires du Rabbi sur la Paracha de la semaine


Parachat: VAYICHLA'H

Si'ha en francais

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Le Rabbi de Loubavitch : Bénédiction pour la nouvelle année

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Le mot « Pessah » signifie « sauter » car D.ieu, pour libérer les Juifs, « sauta par-dessus les maisons juives ». Cette idée de « saut » représente le passage à un nouvel ordre des choses, sans aucune transition. A ce moment, chacun a la force de faire lui-même ce « saut » pour se libérer.

La fête de Pessa'h est celle de notre libération d'Egypte. Après 210 ans d'exil et une servitude cruelle en Egypte, les Hébreux sont enfin libérés. Pour cela, il fallut que D.ieu descende sur le pays, en cette nuit du premier Pessa'h de l'histoire, et que, par la dixième plaie, celle des premiers-nés, Il abatte l'orgueil égyptien. Conduit par Moïse, le peuple juif sort alors du pays « la tête haute ». C'est son acte de naissance en tant que peuple.

Cependant, dès ce moment, le peuple juif sait que ce grand événe-ment n'est jamais qu'un début. Il sait qu'il se dirige vers le mont Sinaï où D.ieu va lui donner la Torah. Il sait que sa libération n'a de sens que si elle se concrétise ainsi. Car la fête de Pessa'h ne se limite pas à la commémoration d'un événement historique, aussi important soit-il. Elle est d'abord une expérience éternelle. Le mot « Egypte » en hébreu - « Mitsraïm » - s'apparente étymologiquement au terme « Métsarim » - les limites. C'est dire que l'Egypte est spirituellement ce qui restreint le libre développement spirituel de chacun comme, historiquement, elle voulut contraindre les Juifs à la servir.

Ainsi la fête de Pessa'h nous rappelle d'abord que l'histoire ne s'est pas terminée, qu'il nous appartient de continuer notre oeuvre de libé-ration. Cela signifie que tout ce qui nous empêche d'accomplir le ser-vice de D.ieu est une forme d' « Egypte » spirituelle et que nous pou-vons choisir d'en sortir. Quel que soit le niveau auquel nous sommes parvenus, il existe toujours une possibilité de progrès nouveau. Dès lors, se libérer c'est s'élever encore jusqu'à ce que toutes les chaînes qui nous retiennent en arrière soient définitivement brisées.


seoudat machiah 2

Quatre et tois

« C'est un commandement de la Torah que de raconter les miracles et les prodiges qui arrivèrent à nos ancêtres en Egypte » (Maimonide, Michné Torah, Hil'hot 'Hamets OuMatsa, chap. 7)

Nos Sages enseignent (Talmud de Jérusalem, traité Pessa'him chap. 10) que nous buvons quatre coupes de vin au cours de chaque Séder en souvenir des quatre expressions employées par D.ieu pour annoncer au peuple juif sa libération d'Egypte : « Je vous ferai sortir... et Je vous sauverai... et Je vous délivrerai... et Je vous prendrai ». Pourtant, sur le plateau du Séder, nous n'utilisons que trois Matsot alors qu'elles aussi représentent notre délivrance comme le rappelle le texte de la Haggadah. Pourquoi ne pas en avoir pris quatre ? Il existe une raison profonde qui explique le sens des quatre verres et des trois Matsot.

On sait que, lorsque vint le moment de sortir d'Egypte, les Juifs n'étaient pas dignes de ce grand événement. Au point qu'ils durent fuir la terre de servitude, non parce que les Egyptiens voulaient les retenir - abattus par la plaie des premiers-nés, ils n'en avaient guère la volonté - mais parce que, s'ils avaient tardé un instant de plus, l'impureté les auraient retenus dans les limites de l'exil. Concrètement, la libération ne fut complète qu'un peu plus tard, au moment du Don de la Torah.

C'est du reste la signification de « Je vous prendrai comme peuple » - par le Don de la Torah. La Matsa représente justement la première étape. La Haggadah nous le raconte : « Nous mangeons la Matsa car la pâte de nos ancêtres ne put pas lever jusqu'à ce que D.ieu Se révèle et les libère ». Cela souligne que D.ieu fit le miracle de la délivrance malgré l'insuffisance de nos ancêtres qui, incapables de combattre l'impureté, durent la fuir. C'est pourquoi elle est appelée « pain de pauvreté » car « il n'est de pauvreté qu'en esprit ». Et elle n'a pas de goût car les Juifs n'étaient alors pas capables de ressentir le plaisir du service de D.ieu. Le vin est à l'opposé. Il a du goût et suscite la joie ; il est la vraie marque de liberté.

C'est ce que symbolise la quatrième expression utilisée par D.ieu : « Je vous prendrai comme peuple ». Ce quatrième degré nécessite que les Juifs aient fait l'effort d'élévation nécessaire. Cela apparaît dans le vin, signe de la libération complète suite aux accomplissements des Juifs, d'où les quatre verres. Mais, dans la Matsa, il n'y a encore que les trois premiers niveaux/ expressions qui montrent qu'il reste encore beaucoup à faire et donc seulement trois Matsot. A nous aussi d'entreprendre le voyage !

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