9 - 10 Kislev

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9 – 10 Kislev : le Admour Haemtsaï

Les dates des neuf et dix Kislev sont intimement liées avec la vie du deuxième Rabbi de la dynastie Loubavitch, Rabbi Dovber, ou Admour Haemtsaï. Celui-ci naquit Le neuf Kislev 5534-1773. Il fut dénommé rétrospectivement « Admour Haemtsaï », ou « Rabbi intermédiaire »

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Mission sacrée

«Vous savez que j'ai servi votre père de toute ma force» et le Rambam explique, que : «tout comme le maître de maison n'a pas le droit de voler le salaire du pauvre, de même, le pauvre n'a pas le droit de voler le travail du maître de maison et de rester sans rien faire, Il est tenu de travailler de toute sa force, tout comme Yaakov, le Juste dit : j'ai servi votre père de toute ma force.

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L’athlète et le Rabbi

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman. Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

La Paracha

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La Paracha de la Semaine:

VAYÉTSÉ

Crédit image:  Ahuva Klein

Si'ha du Rabbi

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 Commentaires du Rabbi sur la Paracha de la semaine


Parachat: VAYÉTSÉ

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Le Rabbi de Loubavitch : Bénédiction pour la nouvelle année

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Nous allons nous intéresser cette semaine à deux formes de communications évoquées dans la Paracha : la Bénédiction que les Cohanim adressent à l’ensemble de la communauté et ce qui est évoqué dans le dernier verset de la Paracha, la communication de D.ieu à Moché.

Le rituel
S’il vous est arrivé de vous trouver à la synagogue durant la Bénédiction des Cohanim, vous savez qu’il s’agit d’une expérience qui fait naître un sentiment de ferveur peu commun. Le Cohen ôte ses souliers et s’approche de l’estrade, le visage enfoui dans son châle de prière. Il tend ses mains vers l’assemblée. Ses doigts sont séparés et ses paumes tendues vers l’extérieur. Il attend le moment saint. Les membres de la congrégation détournent la tête ou la cachent dans leur propre châle de prière pour éviter de regarder en face le Cohen, car l’on sait qu’en cet instant, repose sur lui la Présence Divine.
Incité par le ‘Hazan, le Cohen entonne sobrement les mots sacrés de la bénédiction (Nombres ; 6 :24-26) «Que D.ieu te bénisse et te garde. Que D.ieu fasse briller Sa face sur toi et qu’Il soit indulgent à ton égard. Que D.ieu lève Sa face sur toi et qu’Il te donne la paix».
La bénédiction s’achève alors et un sentiment de bonheur s’empare de ceux qui sont présents. Dans certaines communautés, on éclate en un chant joyeux. D’une certaine manière, nous ressentons qu’une bénédiction particulière de D.ieu, Celui qui donne toutes les bénédictions, vient d’être octroyée. Nous ressentons une sorte d’exaltation, nous nous sentons élevés comme si D.ieu venait de nous atteindre depuis Son trône céleste pour nous rapprocher de Lui.
Qu’y a-t-il dans cette bénédiction de si particulier pour qu’elle puisse éveiller de tels sentiments ? En quoi diffère-t-elle de toutes celles que nous prononçons nous-mêmes ?

Deux formes de prières
Il est de fait que dans la prière nous adressons à D.ieu des requêtes. Nous observons notre vie et nos besoins et nous nous tournons vers Lui pour nos demandes. D.ieu écoute attentivement. Il écoute nos paroles mais Il lit nos cœurs. «Tu as des besoins auxquels tu veux que Je pourvoie, s’étonne D.ieu, mais Moi J’ai des désirs que Je veux que tu accomplisses. Voyons comment tu satisfais Mes désirs. Et Je verrai alors comment Je contenterai les tiens».
Le Cohen possède une approche différente. Il déverse son cœur dans la prière et dit : «D.ieu Bien-aimé, je sais combien Tu aimes Tes enfants et combien il Te plaît de pourvoir à leurs besoins. Je suis heureux d’être dans la position de T’offrir une telle occasion. Voilà ce dont Tes enfants manquent et voilà comment T’engager dans Ton plaisir favori qui est de les aider».
Le Cohen, descendant d’Aharon, a hérité de ses qualités spirituelles. Aharon était réputé pour son caractère aimant. En fait, le nom hébreu «Aharon» est l’abréviation de deux mots : Ahavah Rabbah («un grand amour). Aharon aimait D.ieu et aimait son peuple. Quand il priait pour Israël, il faisait refléter les deux objets de son amour. D’une part, il pensait au peuple et à ses besoins et de l’autre, il pensait à l’amour de D.ieu pour le peuple et à Son plaisir de les exaucer.
Aharon priait de tout son être, en toute sincérité, dans une dévotion et un amour absolus. Sa ferveur aimante éveillait, à son tour, l’amour de D.ieu. D.ieu l’écoutait avec attention et disait : «Tu désires Me contenter et Je désire Te contenter».
Le Cohen, qui hérite cette qualité d’Aharon, est investi de l’aptitude d’en user de la même façon.

Les paumes tendues
Cela explique pourquoi le Cohen étend ses paumes vers l’extérieur, vers la communauté plutôt que d’adopter la posture habituelle de la prière, les mains tendues vers le haut, vers D.ieu. Avec sa paume, le Cohen forme un réceptacle dans lequel D.ieu déverse Sa bénédiction. Une paume tendue vers le haut forme un réceptacle pour nous-mêmes, dans lequel par la suite nous étancherons notre soif. Une paume tendue vers l’extérieur forme un canal par lequel D.ieu déverse Ses bénédictions aux autres.
Le Cohen, en cet instant, ne supplie pas mais il est un conduit. Il ne prie pas pour nous satisfaire mais pour satisfaire D.ieu. Il ne demande pas pour que nous puissions obtenir mais pour que D.ieu puisse donner. Et c’est cette manière de demander que D.ieu aime le plus. Elle suscite une réponse d’En Haut accélérée et qui passe par-dessus tous et par-dessus tous les obstacles.

Par amour
C’est la raison pour laquelle le Cohen introduit sa bénédiction par les mots : «pour bénir Son peuple d’Israël avec amour». Il évoque l’amour qui unit D.ieu et le Peuple Juif. Mais il parle également de l’amour entre les Juifs eux-mêmes, car lorsque les enfants de D.ieu sont unis, le réceptacle est entier et accomplit parfaitement sa fonction.
Nos Sages ont écrit que le meilleur «réceptacle» pour recevoir la bénédiction est l’unité. Sans elle, il se fêle, par elle, il est solide. Le mot hébreu pour «réceptacle» - Kéli, est l’acrostiche des trois parties qui forment le peuple Juif : Kohen (Cohen), Lévi, Israël. Quand les Juifs s’aiment mutuellement, les trois composantes du Kéli sont unies et il est des plus résistants, ce qui permet au Cohen de transmettre avec succès la bénédiction à la communauté.

La voix forte
Le dernier verset de Nasso est : «Et quand Moché s’approcha de la tente d’Assignation pour parler avec Lui (le Tout Puissant), il entendit la voix lui parler, venant d’en haut du Kaporet (couvercle d’or) qui est sur l’Arche du Témoignage, d’entre les deux Chérubins ; et [D.ieu] lui parla» (Nombres 7:89).
Quand Moché entendit la voix de D.ieu dans le Sanctuaire, un phénomène miraculeux se produisit. Bien que la voix divine fût aussi forte qu’au Mont Sinaï, où deux millions de personnes l’avaient entendue, si forte qu’elle aurait pu résonner bien au-delà des limites du Tabernacle, elle était miraculeusement coupée à l’entrée du Sanctuaire et ne s’en échappait pas. Moché était obligé de pénétrer à l’intérieur du Tabernacle pour pouvoir l’entendre (voir Rachi).
La ‘Hassidout propose une explication qui apporte un éclairage sur la nécessité que cette voix ne soit pas entendue au-delà de l’entrée du Tabernacle. D.ieu désire que l’homme Le serve par son libre arbitre et que cette «voix de D.ieu», c'est-à-dire Son appel, Son message et Son enseignement, soit apportée au monde par le service de l’homme.
La «voix de D.ieu» est la révélation de D.ieu. Un lieu que le Tout Puissant choisit comme endroit fixe pour des révélations successives, un lieu où Sa voix s’entend encore et encore, est un lieu qui possède un ordre de sainteté supérieur. Tel était le Tabernacle, appelé «Tente d’Assignation» parce que la Présence Divine s’y rencontrait régulièrement. La «voix de D.ieu», la même voix forte entendue au Sinaï remplissait régulièrement et de façon répétée le Tabernacle.
Si la voix et la parole du Tout Puissant avaient résonné dans le monde, de façon répétée et régulière, le monde tout entier serait devenu une grande «Tente d’Assignation», un Sanctuaire dans lequel l’homme n’aurait pu choisir d’aller dans le sens contraire des désirs divins. Le libre-arbitre n’aurait pas été possible. Mais le désir divin était que nous transformions, par notre service et non par une intervention divine, l’environnement dans lequel Sa voix n’est pas «entendue» et que nous en fassions un lieu où Sa Présence peut résider.

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