9 - 10 Kislev

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9 – 10 Kislev : le Admour Haemtsaï

Les dates des neuf et dix Kislev sont intimement liées avec la vie du deuxième Rabbi de la dynastie Loubavitch, Rabbi Dovber, ou Admour Haemtsaï. Celui-ci naquit Le neuf Kislev 5534-1773. Il fut dénommé rétrospectivement « Admour Haemtsaï », ou « Rabbi intermédiaire »

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Mission sacrée

«Vous savez que j'ai servi votre père de toute ma force» et le Rambam explique, que : «tout comme le maître de maison n'a pas le droit de voler le salaire du pauvre, de même, le pauvre n'a pas le droit de voler le travail du maître de maison et de rester sans rien faire, Il est tenu de travailler de toute sa force, tout comme Yaakov, le Juste dit : j'ai servi votre père de toute ma force.

Récit

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L’athlète et le Rabbi

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman. Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

La Paracha

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La Paracha de la Semaine:

VAYÉTSÉ

Crédit image:  Ahuva Klein

Si'ha du Rabbi

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 Commentaires du Rabbi sur la Paracha de la semaine


Parachat: VAYÉTSÉ

Si'ha en francais

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Le Rabbi de Loubavitch : Bénédiction pour la nouvelle année

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Ce qui arrive lorsqu’un Sage parle
Maïmonide écrit: "Tout comme l’on peut reconnaître un Sage par sa connaissance et ses traits de caractère, car c’est en cela qu’il se différencie du reste de ses semblables, ainsi on doit le reconnaître par sa conduite".
L’intention de Maïmonide est de souligner le fait que la démarche juive vers la connaissance peut être uniquement théorique. Le savoir de l’individu doit plutôt forger son caractère et, ce qui est plus important, influencer son comportement. C’est ce qui en fait un Sage.
Parmi les types de conduites mentionnées par Maïmonide comme appropriées pour un Sage, on relève le langage raffiné, comme il le stipule: "un érudit ne doit pas crier ou hurler quand il parle... Mais il doit parler avec gentillesse à tous... Il doit juger tous les hommes sous une lumière favorable, faisant la louange de son prochain et ne mentionnant jamais à son encontre quelque chose qui lui ferait honte".
Les termes employés par le Rambam "juger... sous une lumière favorable", et "ne jamais mentionner quelque chose qui fasse honte" impliquent qu’un érudit dans la Torah peut reconnaître des fautes chez son prochain. Mais, même alors, "il en dira des louanges". Quand il lui parle en privé, il peut patiemment et gentiment lui adresser des remontrances pour sa conduite. Mais quand il s'adresse à d’autres, et qu’il évoque cet homme dans son esprit, il y pensera et en parlera favorablement.
Cela ne constitue pas une réflexion qui vise au raffinement exclusif de l’érudit. En soulignant constamment les qualités positives d’autrui, il encourage réellement leur expression. Car la pensée et la parole peuvent apporter des changements notoires dans notre monde. C'est pour cette raison que le Maguid de Mézéritch enseignait parfois des concepts qu’il savait inaccessibles à ses auditeurs. Son intention était d' "attirer l’idée dans notre monde", pour que, plus tard, d’autres puissent l'appréhender.
Nous pouvons percevoir une idée similaire dans le domaine des relations humaines. Nos Sages déclarent que le Lachon Hara (la médisance) tue trois personnes: celui qui le prononce, celui qui l’entend et celui dont on parle. Nous pouvons comprendre pourquoi une telle conversation affecte celui qui parle et celui qui écoute: tous deux participent à une faute que nos Sages considèrent comme équivalente aux effets combinés de l’idolâtrie, du meurtre et de l’adultère. Mais pourquoi celui dont on parle devrait-il en être affecté? Lui n’a pas pris part à la transgression!
Pour le comprendre, nous pouvons expliquer que parler des défauts d’autrui avive leur expression. Bien que la personne en question puisse ne pas être consciente qu’on parle d’elle, le simple fait que l’on discute de ses marques de caractère permet leur révélation. Si l’on n’en avait pas parlé, peut-être seraient-ils restés cachés.
"Les attributs positifs sont plus puissants que les attributs de châtiment" et des concepts semblables s’appliquent lorsque l’on parle des traits de caractère positifs d’un individu. Le fait de sans cesse mentionner le bien que l’homme possède, et chaque individu possède des trésors de qualités, facilite l’expression de ces qualités dans sa conduite.

Un commandement de parler
Tous ces concepts se réfèrent à la lecture de notre Paracha, Emor. Emor est un commandement, ordonnant de parler. Dans le contexte de la Sidra, cet ordre devait trouver une application immédiate: communiquer les lois appartenant à la prêtrise. Néanmoins, le fait que ce terme soit utilisé comme titre de la Sidra indique une signification plus large: l’homme doit parler.
Et pourtant nous trouvons nos Sages conseillant: "Parle peu" et "Je... n’ai rien trouvé de mieux pour un individu que le silence", impliquant qu’un excès de paroles n’est pas désirable. Nous ne pouvons pas non plus dire que l’ordre de Emor concerne le commandement de prononcer des paroles de Torah, car à ce propos il existe un commandement explicite: "et vous en parlerez", nous encourageant à multiplier les paroles de Torah. Dans Emor, il s’agit plutôt de parler des qualités de notre prochain comme nous l’avons expliqué.

Apprendre avec la lumière
Nos Sages associent le commandement Emor avec l’obligation de ‘Hinou’h, l’éducation des enfants: (il est écrit) "parle" et (il est écrit): "dis-leur" (les deux expressions provenant, en hébreu, de la même racine étymologique et se succédant dans le même verset). Pour adjurer les parents concernant leurs enfants... Lehazir, le mot hébreu traduit par adjurer possède la même racine que le mot Zohar qui signifie éclat. Cela nous donne une leçon d’éducation essentielle. Celle-ci doit se caractériser par une lumière radieuse. En général, on peut utiliser deux manières pour convaincre un enfant d’abandonner un comportement indésirable: on peut soit souligner combien il est mauvais, soit montrer l’alternative positive. Lehazir souligne l’importance de répandre la lumière, car "une petite lumière repousse une grande obscurité" et par une lumière radieuse, on peut allumer la lumière intérieure que possède tout un chacun.

Quand la lumière allume la lumière
Le concept évoqué possède une dimension plus profonde. Dans son sens absolu, le ‘Hinou’h (l’éducation) de nos enfants, et par extension de tous ceux que l’on influence, ne doit pas être considéré comme une obligation qui dépasse notre propre service Divin, une tâche supplémentaire à accomplir, mais plutôt comme un prolongement naturel de ce service.
Quand le service divin d’un homme atteint un sommet, et en accord avec la recommandation d’Ahavat Israël (l’amour du prochain) et d’A’hdout Israël (l’amour et l’unité du peuple Juif), il se joint aux autres, son contact développant leur progrès personnels. La lumière qui émane de sa conduite illumine et éduque alors tous ceux avec lesquels il entre en contact.
Ce nouvel éclat, de lumière en lumière, conduira à l’Ere où "Le sage brillera comme la splendeur du firmament" et "Israël... quittera son exil avec miséricorde".

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