9 - 10 Kislev

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9 – 10 Kislev : le Admour Haemtsaï

Les dates des neuf et dix Kislev sont intimement liées avec la vie du deuxième Rabbi de la dynastie Loubavitch, Rabbi Dovber, ou Admour Haemtsaï. Celui-ci naquit Le neuf Kislev 5534-1773. Il fut dénommé rétrospectivement « Admour Haemtsaï », ou « Rabbi intermédiaire »

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A la maison, tout est différent

Le début de notre Paracha (Vayichla'h 32, 5)  relate, de quelle manière notre père Yaakov délégua des anges auprès d'Esav, son frère, afin de l'apaiser. Il leur demanda de lui transmettre, tout d'abord, l'affirmation suivante : «J'ai résidé avec Lavan» 

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L’athlète et le Rabbi

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman. Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

La Paracha

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La Paracha de la Semaine:

VAYICHLA'H

Crédit image:  Ahuva Klein

Si'ha du Rabbi

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 Commentaires du Rabbi sur la Paracha de la semaine


Parachat: VAYICHLA'H

Si'ha en francais

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Le Rabbi de Loubavitch : Bénédiction pour la nouvelle année

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Seul avec D.ieu, Moché étudie les détails de la construction du Michkan (Tabernacle), le Temple portatif décrit dans la Paracha de cette semaine. Il allait devenir le centre spirituel des Juifs, voire du monde entier : le lieu où la Che’hina (Présence Divine) serait révélée.
Le Michkan était construit par l’érection de longues poutres de bois, chacune soutenue à sa base par deux lourds blocs d’argent dans lesquels la poutre entrait. Elles étaient recouvertes d’or et solidement fixées les unes aux autres. Elles constituaient les parois du Tabernacle, des couches de rideaux en formant le toit.
A l’intérieur du Michkan, étaient déposés la Menorah, une Table et un autel pour les encens, le tout en or. Derrière un rideau magnifiquement brodé, se situait le Kodech Hakodachim (le Saint des Saints) où se trouvait l’Arche Sainte en or. Elle renfermait les Tables de la Loi en saphir gravées des Dix Commandements, que Moché avait ramenées du Mont Sinaï.
Le Sanctuaire érigé par Moché existait il y a longtemps et sera reconstruit à Jérusalem sous la forme du Temple.
Mais il existe également un Temple intérieur dans le cœur de chaque homme et de chaque femme.
Les détails de la construction du Temple matériel donnés par la Paracha nous aident à ériger notre Temple personnel, de sorte que la présence Divine y réside également, à l’intérieur de nous.
Le bois utilisé pour les poutres possède un nom étrange qui se traduit littéralement par «bois de la folie». Or ce nom nous aide à comprendre le but du Michkan et de la vie.
Le comportement humain peut suivre un mode normal, civilisé. C’est la norme. Des attitudes basses, vulgaires ou dépravées vont en-deçà de cette norme. C’est ce qu’on appelle «la folie». Toutes les fautes et le mal naissent de ce genre de folie.
Mais il existe un autre type de folie qui implique de s’élever au-delà de la norme. C’est ce que l’on nomme la «sainte folie». Par la foi, la dévotion, le sacrifice et l’amour, la personne s’élève au-dessus du niveau dit ordinaire. Elle fait un pas qui peut être exceptionnel. Imaginez quelqu’un qui décide de mettre les Tefilines tous les jours ou qui décide de transformer sa cuisine et de la rendre véritablement cachère.
Le Judaïsme s’appuie sur la force générée par de telles décisions.
Si nous avons survécu, au cours des millénaires, c’est grâce à la force de cette «folie sacrée», de notre volonté occasionnelle d’aller au-delà de la norme de la rationalité conventionnelle. Le bon en avant que nous opérons alors nous délivre des excès et des errances de notre folie inférieure et déplaisante. Le mal est transformé en bien, l’obscurité en lumière. Et c’est par ce processus que nous construisons notre Sanctuaire intérieur.
C’est la raison pour laquelle le Michkan était construit à partir de bois d’acacia, «le bois de la folie». Cette quête pour progresser nous permet de passer de la raison ordinaire à la «sainte folie» et de transformer notre folie matérialiste en spiritualité. Et c’est ainsi que nous parvenons à révéler la Che’hina, la présence de D.ieu. Elle illumine le Sanctuaire de notre cœur, de notre maison, de notre vie, et, en dernier ressort, depuis le Temple de Jérusalem, le monde entier.

La femme et le Sanctuaire
La première expression de cette révélation Divine dans le monde entier se manifesta dans le Gan Eden, dont la Torah nous dit qu’y résidaient Adam, ‘Hava et la Présence de D.ieu. Cependant, le monde n’était pas prêt. Comme nous le savons, Adam et ‘Hava consommèrent le fruit de la connaissance du bien et du mal et la conséquence en fut que la Présence Divine se cacha. Les fautes des générations suivantes, comme le meurtre de Abel par Caïn, ne firent que la dissimuler encore davantage. Toutefois, avec Avraham commença le processus de retour sur terre de la Présence de D.ieu, qui se poursuivit avec Its’hak, Yaakov et les générations suivantes.
A la septième génération après Avraham, survint Moché. Nos Sages nous indiquent que les «septièmes» ont beaucoup de chances et de succès. Et en effet, cela se vérifie avec les accomplissements de Moché. Ce fut lui qui permit la réalisation du premier objectif de la Création par la manifestation de D.ieu dans le Michkan et tout particulièrement dans le Kodech Hakodachim. Les étapes suivantes allaient se révéler dans le premier Temple, dans le second Temple et finalement dans le troisème Temple, à Jérusalem.
Le fait que la Présence Divine réside dans le Saint des Saints n’est pas indépendant de la vie de chacun d’entre nous, comme nous l’avons vu précédemment. Nous lisons dans la Paracha : «Ils me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux», c'est-à-dire en chacun de nous.
Le Rabbi souligne que les femmes jouèrent un rôle particulièrement significatif dans la construction du Michkan. Elles manifestèrent un très grand enthousiasme, y contribuant en offrant de l’or, de l’argent, du cuivre, des pierres précieuses, des laines teintes, du lin. Elles apportèrent également leur aide par d’artistiques travaux de tissage. Il est à noter que les femmes avaient refusé catégoriquement de participer à l’érection du veau d’or, antithèse même de tout ce qui s’exprimait dans le Michkan.
De nos jours aussi, la femme joue un rôle essentiel dans la création de notre Sanctuaire personnel : la maison Juive. La force spirituelle de la femme peut se comprendre par l’idée de la Cabbale selon laquelle la femme a un lien avec le septième attribut divin : la Royauté, qui implique la perfection et l’accomplissement dans le monde concret. En d’autres termes, la femme possède une sensibilité attribuée par D.ieu qui lui permet de reconnaître le positif et le saint dans ce qui convient d’encourager et l’inverse.
Bien évidemment, cette sensibilité doit être nourrie par l’étude personnelle de la Torah et la pratique des Mitsvot.
Et c’est ainsi que les femmes avec leurs époux et leur famille pourront révéler la Présence Divine dans leur maison, dans leur environnement et d’une manière générale ce qui nous mènera au troisième Temple d’où l’humanité entière percevra D.ieu.

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