14 Kislev

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22 novembre 2018

Date du mariage du Rabbi et de la Rabbanit 'Haya Mouchka, fille du Rabbi Rayats précédent Rabbi de Loubavitch.
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A la maison, tout est différent

Le début de notre Paracha (Vayichla'h 32, 5)  relate, de quelle manière notre père Yaakov délégua des anges auprès d'Esav, son frère, afin de l'apaiser. Il leur demanda de lui transmettre, tout d'abord, l'affirmation suivante : «J'ai résidé avec Lavan» 

Récit

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L’athlète et le Rabbi

Cet été, j’ai assisté à la circoncision du fils d’un de mes bons amis : Tamir Goodman. Au milieu du repas qui suivit, une dame élégante, âgée d’une soixantaine d’années, prit la parole. C’était la veuve du regretté député, le Professeur Avner Shaki. Elle tenait à expliquer la raison de sa présence.

La Paracha

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La Paracha de la Semaine:

VAYICHLA'H

Crédit image:  Ahuva Klein

Si'ha du Rabbi

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 Commentaires du Rabbi sur la Paracha de la semaine


Parachat: VAYICHLA'H

Si'ha en francais

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Le Rabbi de Loubavitch : Bénédiction pour la nouvelle année

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La prière juive la plus célèbre est le Chema. La première partie du Chema apparaît dans la Paracha de cette semaine (Devarim - Vaét'hanan 6 :4-9). Les seconde et troisième parties en sont respectivement les versets 11 :13-21 et 15 :37-41.

C’est une Mitsva de réciter le Chema le matin et le soir. Il apparaît également à plusieurs reprises dans les livres de prière. En dehors du Chema de la prière du soir (Arvit), on récite également cette prière avant de se coucher le soir. C’est l’un des tout premiers textes Juifs enseigné au jeune enfant et c’est également celui que l’on fait prononcer à celui qui quitte ce monde.

La phrase clé de la première ligne du Chema est «D.ieu est Un». Le Talmud indique qu’il faut prolonger la récitation du mot E’had : «un». Celui qui agit ainsi voit ses jours prolongés. La ‘Hassidout explique que cela signifie qu’il faut penser au sens profond du mot, y méditer.
L’idée que «D.ieu est Un» ne signifie pas seulement qu’il y a un D.ieu mais que D.ieu et la création tout entière forment l’unicité. Il n’y a rien sinon D.ieu. Rien n’existe en dehors de D.ieu : tout ce que nous percevons, chaque particule d’existence n’est rien sinon une manifestation voilée de D.ieu.
C’est pour cette raison que tout dans l’univers est totalement dépendant de D.ieu et ce, à chaque instant. D.ieu créa le monde il y a bien longtemps mais Il continue à maintenir son existence. Les Sages parlent d’un courant d’énergie émanant de l’essence infinie de D.ieu et permettant l’existence de l’univers. S’Il devait arrêter la force vitale qu’Il donne au monde, ne serait-ce qu’une seconde, toute existence s’interromprait. Comme l’exprime Maïmonide : D.ieu peut exister sans le monde mais le monde ne peut exister sans D.ieu.
C’est avec cette idée en tête que l’on récite le Chema de tout son être.

L’unité
Les lettres hébraïques possèdent des valeurs numériques qui nous aident à comprendre le sens de la Torah et des prières.
Le mot «un» du Chema : E’had est constitué de trois lettres : Aleph, ‘Het et Dalet. Aleph qui a la valeur numérique de «un» se réfère à D.ieu Lui-même. ‘Het, dont la valeur numérique est «huit» évoque les sept cieux et la terre, c'est-à-dire le haut et le bas, le plan vertical, incluant toutes les dimensions spirituelles La troisième lettre, le Dalet, dont la valeur est «quatre» indique les quatre directions du plan horizontal : le nord, le sud, l’est et l’ouest.
Nous pouvons désormais saisir ce à quoi le Talmud fait référence en nous indiquant de nous attarder quand nous prononçons le mot E’had. Cela veut dire qu’il faut passer du temps à penser au sens du mot, au fait que le monde, dans toutes ses dimensions, spirituelle et matérielle, et tout ce qui le traverse et tout l’univers physique sont une réelle expression de l’infinie unité de D.ieu.
Le Peuple Juif lui-même est décrit comme E’had, «Une nation dans le monde». Cela n’implique pas seulement que nous sommes uniques au monde mais que nous constituons la nation qui communique à toute l’humanité le concept de l’unité de D.ieu. Bien plus, en observant les commandements de D.ieu dans notre vie quotidienne, nous attirons l’Unité Divine dans le monde, dans chaque détail de notre existence matérielle. Et comme l’affirme le Talmud, D.ieu nous récompense en nous attribuant des années et des jours longs et remplis.

Tu les enseigneras à tes enfants et tu en parleras quand tu es assis dans ta maison et quand tu es en chemin, quand tu te couches et quand tu te lèves.
Rabbi Yossef Its’hak offre à ce verset du Chema, une explication de portée cosmique. Quand on étudie la Torah, il existe plusieurs niveaux et plusieurs étapes A chaque niveau de l’existence personnelle, la Torah est présente.
«Quand tu es assis dans ta maison» est l’état de l’âme en Haut, avant qu’elle ne descende ici-bas, dans le monde physique. Là-bas, au ciel, l’âme siège devant D.ieu et étudie constamment la Torah.
L’étape suivante, «quand tu es en chemin» se réfère au moment où l’âme descend du monde d’En Haut dans ce monde ici-bas, de niveau en niveau, jusqu’à ce qu’elle pénètre dans un corps physique. Là, par l’intermédiaire de l’étude de la Torah, elle apprend à progresser («en chemin») dans les entreprises spirituelles et même dans les entreprises matérielles quand elles sont faites par amour pour D.ieu. Ce n’est pas réellement la place naturelle de l’âme dont le véritable habitat est En Haut. Quand l’âme naît dans un corps, elle doit apprendre à réagir dans un monde nouveau pour elle tout en restant fidèle à D.ieu. C’est là la mission de l’âme, ici dans ce monde.
Quand l’âme quitte les cieux et naît dans un environnement terrestre, elle doit traverser un certain nombre de descentes. A chaque étape, lui est enseignée la Torah adéquate à cette étape. Une fois que l’enfant naît dans ce monde, il faut commencer par lui enseigner «au commencement D.ieu créa…». C’est un niveau bien inférieur que celui qu’il est capable d’appréhender avant sa naissance. Ainsi, la Torah doit alors être adaptée à l’âme dans un corps. Mais le résultat final de la descente de l’âme dans ce monde, où elle apprend la Torah de ce monde et accomplit les commandements matériels, est qu’elle parvient à une ascension supérieure au niveau où elle se trouvait avant sa descente ici-bas. La descente se fait pour une montée bien supérieure.
Ensuite vient l’étape de «quand tu te couches». Il s’agit du jour où la personne est rappelée au royaume spirituel, quand elle est couchée dans sa tombe.
Quand un homme quitte ce monde, rien de la matérialité qu’il a acquise ne l’accompagne. Ni sa maison ni sa voiture… Il laisse tout derrière lui. Il n’emporte rien de ce qu’il a amassé dans son existence matérielle. Mais sa Torah et ses bonnes actions sont avec lui. Et son âme est dans les cieux, étudiant la Torah.
Enfin «et quand tu te lèves» se réfère à l’ère de la Résurrection des Morts. Cela constitue également l’un des fondements de notre foi. Quelle que soit la durée de leur repos dans la tombe, tous les hommes se réveilleront avec la Résurrection à l’époque de Machia’h. Alors, la Torah sera une nouvelle fois à un niveau tout à fait différent. Il n’y aura plus rien pour rendre difficile l’étude de la Torah.
Pourquoi, aujourd’hui est-il si difficile d’étudier la Torah ? Parce que nos esprits sont préoccupés par beaucoup d’autres choses. Comment pouvons-nous nous asseoir la journée entière et l’étudier ? Nous n’en avons pas le temps ou pas les capacités ou encore tant d’autres choses nous en distraient. Quand Machia’h viendra, tout ce qui nous pèse et nous empêche de nous adonner à une véritable concentration dans l’étude, même simplement l’idée de la fatigue physique, sera résolu.

En outre, avec la venue de Machia’h, le Midrach statue que «une nouvelle Torah jaillira de Moi» ce qui signifie que tous les secrets de la Torah qui nous ont été cachés pendant toutes les années de l’exil se révéleront à nous. En d’autres termes, non seulement nous serons différents mais la Torah elle-même sera beaucoup plus profonde, plus claire et plus élevée, à un niveau que personne n’a jamais connu. Que cela ait lieu rapidement de nos jours !

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