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Samedi, 31 janvier 2026

  • Bechala’h
Editorial

 Eternel 10 Chevat

1950. L’année paraît si ancienne aujourd’hui, seulement cinq ans après les horreurs de la guerre. Le judaïsme commence à peine à se reconstruire, surmontant les terribles épreuves vécues. L’Amérique est alors un de ces lieux où les survivants de l’Europe dévastée ont trouvé refuge. C’est là que s’est installé Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, le précédent Rabbi de Loubavitch, et c’est de là qu’il lance son célèbre appel : « Je suis venu pour dire que l’Amérique n’est pas différente ! » A New York, dans ce nouveau monde, il affirme que le judaïsme est éternel et qu’il appartient à chacun de le vivre pleinement. En ce temps-là, c’est une déclaration littéralement révolutionnaire, nul ne sait encore ce qu’il en adviendra. Le 10 Chevat 5750, Rabbi Yossef Its’hak quitte ce monde et tous de s’interroger : que sera l’avenir ?

Son gendre, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, est là. Il ne prétend à rien, ne demande rien, mais sa seule présence l’impose. Toute la communauté l’en prie. Cela prend du temps mais il finit par l’accepter : il sera le successeur de son beau-père, le septième Rabbi de Loubavitch. C’est alors que commence une nouvelle époque. Une nouvelle génération monte dans le peuple juif et, pour elle, il faut ouvrir de nouvelles portes, des voies d’accès ignorées jusque-là qui redonneront au judaïsme un véritable droit de cité. Ainsi, dans le monde entier, synagogues et maisons d’étude vont se mettre à refleurir. Ainsi, partout, des Juifs vont retrouver des chemins qu’ils avaient pu croire effacés par l’histoire. Peu à peu, sur toute la planète, les paroles de la Torah se font entendre et apportent à un monde désemparé un message et une direction.

Nous sommes les héritiers de tout cela. Le 10 Chevat tombe cette semaine. Ce n’est pas une date commémorative parmi tant d’autres. C’est l’anniversaire d’une renaissance. A nous de continuer l’œuvre. A nous d’y apporter le meilleur de nous-mêmes, par nos actes du quotidien, notre fidélité à l’éternel et notre confiance en l’avenir, jusqu’à la venue du Machia’h.

Etincelles de Machiah

 Des enfants porteurs d’avenir

Lors du passage de la Mer Rouge, les Juifs, enfin définitivement sauvés de la cruauté égyptienne, entonnèrent le fameux cantique où ils proclamèrent (Ex. 15 : 1-2) : « C’est mon D.ieu et je le louerai ». Le Midrach précise : « Chacun montre du doigt et dit ‘voici !’ » En d’autres termes, la révélation divine qui intervint alors fut telle que les Juifs ne firent pas que la ressentir mais la virent concrètement. Le Midrach ajoute ensuite que ce sont les enfants qui « Le reconnurent en premier ».

Cette idée souligne l’importance de l’éducation. Nés en Egypte, élevés dans des conditions difficiles, les enfants de ce temps-là surent être ceux qui « reconnurent D.ieu ». De la même façon, en cette fin d’exil, il nous appartient, par l’éducation juive, de donner à nos enfants le moyen de vivre et d’agir ainsi.

(D’après Likoutei Si’hot, vol. II)

Vivre avec la Paracha

 Bechala’h

A peine a-t-il permis aux Enfants d’Israël de quitter l’Egypte que le Pharaon se lance à leur poursuite pour les obliger à revenir. Le peuple hébreu se trouve pris au piège, entre les armées égyptiennes et la mer. D.ieu dit à Moché de lever son bâton au-dessus de l’eau et la mer s’ouvre pour permettre au Peuple juif de passer puis elle se referme sur les assaillants égyptiens. Les Enfants d’Israël entonnent un chant de louange et de gratitude à l’égard de D.ieu.

Dans le désert, le peuple souffre de faim et de soif et se plaint sans cesse à Moché et Aharon. D.ieu adoucit miraculeusement les eaux amères de Mara et par la suite, Moché fait jaillir de l’eau d’un rocher, en le frappant de son bâton. Grâce à son mérite, la Manne tombe du ciel, chaque matin avant l’aube, et des cailles apparaissent, chaque soir, dans le camp d’Israël.

Les Enfants d’Israël reçoivent l’instruction de ramasser, chaque vendredi, une double portion de la Manne, puisqu’elle ne tombera pas le Chabbat, décrété par D.ieu comme jour de repos. Certains désobéissent, veulent en ramasser le septième jour mais n’en trouvent pas. Aharon préserve une petite quantité de Manne dans une fiole, comme témoignage pour les générations futures.

A Refidim, le peuple est attaqué par Amalek qui est vaincu grâce aux prières de Moché et une armée levée par Yehochoua.

Les miracles de la sortie d’Égypte

La Paracha de cette semaine relate plusieurs miracles survenus au Peuple juif après son exode d'Égypte, parmi lesquels la séparation de la mer et l'anéantissement des Égyptiens, l'adoucissement des eaux de Mara, la manne, les cailles, le puits d'eau accompagnant les Hébreux dans le désert, ainsi que la défaite d'Amalek lors d'une bataille.

Le fait que la Torah regroupe tous ces miracles dans une seule portion semble indiquer qu'ils partagent un lien commun. Toutefois, cette connexion demeure difficile à appréhender. En apparence, il s'agit d'événements distincts et différents.

Une interrogation supplémentaire peut être formulée à partir du commentaire de Rachi au début de la Parachat Yitro. Rachi s'interroge sur ce qui a motivé Yitro à se rapprocher des Hébreux et répond : la séparation de la Mer Rouge et le combat contre Amalek. De même, concernant un autre verset, Rachi explique que ce sont les miracles de la manne et du puits qui l'ont incité. Mais pourquoi ces miracles ont-ils davantage impressionné Yitro que les Dix Plaies ou les autres prodiges accomplis par D.ieu en Égypte ?

Par ailleurs, le terme « Torah » signifie « instruction ». Ainsi, chaque récit relaté dans la Torah vise à nous transmettre une leçon pour notre service divin. Quelle instruction pouvons-nous donc tirer du récit de ces miracles ?

La résolution de ces interrogations repose sur la compréhension que les trois miracles – la séparation de la Mer Rouge, la manne, et la guerre contre Amalek – revêtent un caractère universel dont la signification demeure intemporelle.

Concernant la séparation de la Mer Rouge, il est expliqué que cet événement constituait l’une des préparations indispensables au Don de la Torah, ce qui lui confère une pertinence continue. C’est pourquoi nous évoquons quotidiennement ce miracle dans nos prières.

Quant à l’importance perpétuelle de la manne, elle découle clairement du commandement divin d’en réserver une portion en tant que « souvenir pour vos générations futures », afin que nous restions constamment conscients que la Providence divine assure notre subsistance. En conséquence, le Choul’han Arou’h recommande de réciter chaque jour le passage relatif à la manne. 

De même, le conflit avec Amalek est décrit comme se perpétuant « de génération en génération ». De nombreux érudits considèrent que la Mitsva de se souvenir d’Amalek nous incombe en tout temps et, pour cette raison, il est d’usage de rappeler Amalek quotidiennement au cours de la lecture des « Six Souvenirs ».

Le lien entre ces trois miracles peut être analysé dans le cadre du Cantique chanté après la traversée de la Mer Rouge, qui exprime notre louange à D.ieu ainsi que notre gratitude pour nous avoir délivrés des Égyptiens. Toutefois, ce Cantique évoque également la rétribution infligée aux Égyptiens ainsi que la mort qu’ils ont subie. En apparence, une question se pose : pourquoi est-il nécessaire de mentionner les non-juifs ? Pourquoi le Cantique ne se concentre-t-il pas exclusivement sur les Juifs ?

La mention des nations non-juives s’avère néanmoins indispensable, car l’objectif de ce chant ne réside pas dans la glorification du Nom de D.ieu dans les sphères spirituelles ni dans l’expression de Son amour envers les âmes du Peuple juif. Il s’agit plutôt de louer Sa puissance et Sa majesté dans le monde matériel, tout en reconnaissant le lien qui unit D.ieu aux Juifs en tant que nation unique. Bien qu’ils soient « un agneau au milieu de soixante-dix loups », D.ieu assure leur protection contre tout danger et accomplit pour eux des miracles.

Ce contexte constitue le cadre de la révélation finale selon laquelle, à la conclusion du chant, « D.ieu règnera éternellement ». Cette Souveraineté divine se manifestera alors à travers le monde entier. À propos de ce verset, le Midrach commente : « Bien que Tu existes depuis toujours, Ton trône n’était pas établi ni connu dans Ton univers jusqu’à ce que Tes enfants entonnent ce chant ». Lors de la séparation de la Mer Rouge, la Puissance divine investie et incarnée dans le monde fut révélée ouvertement, offrant ainsi la potentialité d’apercevoir la Divinité en chaque élément de l’univers. Par la récitation du chant par les Juifs, ils ont favorisé la reconnaissance effective de la Souveraineté divine sur le monde.

Afin de manifester la révélation de « Et D.ieu régnera pour toujours » dans le monde en général, il est impératif que l’individu intègre préalablement la conscience de la Souveraineté divine au sein même de sa propre conscience. Il doit reconnaître que la royauté de D.ieu englobe l’intégralité de son existence.

Tel est le message véhiculé par la manne : la subsistance d’une personne émane directement de D.ieu, et uniquement de Lui. Même lorsque le Juif doit travailler pour subvenir à ses besoins et que d’autres intermédiaires interviennent, c’est en réalité D.ieu qui le soutient.

Un Juif se situe fondamentalement au-delà des limites naturelles du monde. Même lorsqu’il s’abaisse et s’engage dans les réalités terrestres aux côtés des non-Juifs, il demeure intrinsèquement supérieur à la nature et est soutenu par une « manne céleste ».

La prise de conscience que D.ieu gouverne son existence matérielle permet au Juif d’intérioriser sa reconnaissance de la Souveraineté divine. Puisque « Il a placé le monde dans leur cœur », cette conscience rend possible cette souveraineté à l’échelle universelle. Cependant, certains obstacles entravent la manifestation complète de cette souveraineté, obstacles qui doivent être éliminés pour que cette révélation soit complète. Tel est l’objectif du combat contre Amalek.

Nos Sages commentent : « D.ieu a juré que ni Son nom ni Son trône ne seront complets tant que le nom d’Amalek ne sera pas entièrement effacé ». Ainsi, Amalek incarne l’antithèse de la Souveraineté divine. Puisque l’expression de cette souveraineté constitue un concept d’importance éternelle, la négation d’Amalek, qui entrave cette expression, demeure également d’une pertinence constante.

Sur le plan individuel, la qualité attribuée à Amalek renvoie à une froideur dans le service de D.ieu. Concernant le verset « Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek... lorsque tu sortais d’Égypte, comment il t’a rencontré en chemin... », le Midrach explique que le mot hébreu « Kar’ha », habituellement traduit par « il t’a rencontré », peut aussi être interprété comme « il t’a refroidi ». De même, nos Sages ont relevé une équivalence numérique entre Amalek et le mot « Safek », signifiant « doute ».

Amalek symbolise ainsi ce potentiel qui suscite des doutes dans notre esprit et atténue notre enthousiasme après avoir été témoins des miracles accompagnant notre exode personnel hors d’Égypte. Il engourdit la sensibilité du Juif face à la providence par laquelle D.ieu gouverne nos vies. Par conséquent, pour que la Souveraineté divine puisse se manifester pleinement, il est nécessaire qu’Amalek soit anéanti.

Sur la base de ce qui précède, il est possible de comprendre pourquoi ce sont les récits des miracles, notamment la division de la mer et le conflit avec Amalek, qui ont incité Yitro à se joindre au Peuple juif et à proclamer : « Maintenant je sais que le Seigneur est supérieur à tous les dieux. »

Ainsi, après que Yitro eut pris connaissance des miracles tels que la séparation de la Mer Rouge, la manne, le puits et la guerre contre Amalek, il parvint à la conscience que la Souveraineté divine se manifeste dans chaque élément de l’existence. Il comprit la véritable nature de toutes les forces qui apparaissent comme des puissances dans ce monde, à savoir qu’elles ne sont en réalité que « une hache entre les mains du bûcheron » ; par conséquent, il renonça totalement à l’idolâtrie.

Cela s'applique à chaque Juif. Bien que nous vivions dans un monde matériel, au sein d’un environnement composé de non-Juifs, apparemment régi par les forces de la nature, un Juif demeure connecté à D.ieu, qui contrôle ces forces naturelles. « Le Gardien d’Israël ne dort ni ne sommeille » et le protège d’une manière qui transcende les lois naturelles. En effet, les miracles constituent un élément ordinaire de la vie juive. Si une personne ne reconnaît pas ces miracles, c’est uniquement parce qu’elle garde les yeux fermés. Il n’existe aucune autre explication plausible. Lorsqu’un individu ouvre les yeux et réfléchit aux événements qui l’ont touché, il prend conscience des miracles évidents qui façonnent son existence.

Le Coin de la Halacha

 Qu’est-ce que Tou BiChevat ?

Lundi 2 février 2026, c’est Tou BiChevat, le Roch Hachana, le nouvel an des arbres.

On ne récite pas la prière de Ta’hanoun (supplications).

Dimanche soir 1er février et lundi 2 février, on s’efforce de consommer de nombreux fruits, en particulier ceux qui représentent la fierté de la Terre Sainte, qui sont cités dans le verset de la Torah : « blé, orge, raisin, figue, grenade, olive et datte ». Si possible, on mangera des caroubes ainsi que des fruits nouveaux qu’on n’a pas encore consommés cette année. On veillera à réciter les bénédictions adéquates avant et après manger. On profitera de cette belle occasion pour tenir des réunions joyeuses et productives sur le plan des bonnes résolutions.

On aura soin de prélever les différentes dîmes (Trouma et Maassère) sur les fruits provenant d’Israël.

La Torah compare l’homme à un arbre des champs : lui aussi est supposé produire des fruits, c’est-à-dire des Mitsvot, des bonnes actions. De même que le fruit peut produire des arbres qui produiront des fruits etc…, de même nos Mitsvot entraînent d’autres Mitsvot, encouragent d’autres Juifs à assumer leur judaïsme, à retrouver leurs racines et à s’enraciner dans un sol riche d’étude de la Torah et de pratique des Mitsvot. C’est ainsi que le Peuple juif se perpétue, se développe et produira d’autres fruits.

A Tou BiChevat, nous mangeons des fruits, nous « produisons » des fruits, nous plantons des graines de bonnes actions.

Le Recit de la Semaine

 Une petite boîte en plastique

Tout a commencé avec une initiative de Rav David Masinter, émissaire du Rabbi à Johannesburg (Afrique du sud). Celui-ci a fait fabriquer des centaines de milliers de petites boîtes en plastique ayant la forme d’une arche – comme la célèbre arche de Noé afin d’inciter les gens à y glisser régulièrement des pièces pour une cause de bienfaisance. Il les surnomma ARK (Acts of Random Kindness), Arche de bonnes actions, comme pour rappeler que Noé avait pu sauver toute l’humanité et que nous pouvons agir de même. Avec l’accord des autorités de son pays, il les avait fait distribuer dans de nombreuses écoles, publiques et privées, afin d’encourager les enfants, tous les enfants, à donner la charité. En effet, selon de nombreuses autorités rabbiniques comme le Rambam, la charité incombe aussi aux non-Juifs qui ont le devoir d’établir des sociétés basées sur la justice sociale.

Il est aisé de comprendre l’impact de la charité, non seulement sur celui qui reçoit et qui peut donc ainsi se nourrir mais aussi sur celui qui donne, qui prend ainsi l’habitude de s’intéresser aux autres et qui devient un donneur au lieu de rester passivement à s’imaginer que tout lui est dû.

Selon Rabbi Chnéor Zalman de Lyadi, le fait de donner de petites sommes mais de nombreuses fois affecte davantage l’état du monde que de donner beaucoup en une seule fois. C’est en effet la multiplication de ces actes de charité qui purifie l’ambiance générale. Les enfants de chaque classe étaient ainsi invités à rapporter le contenu de leurs boîtes une fois par mois puis à décider ensemble à quelle cause charitable ils le distribueraient. D’une part, les sommes récoltées étaient plus importantes que prévu et, d’autre part, les enfants s’impliquaient passionnément dans cette nouvelle campagne.

Nous gardons toujours un stock de ces petites boîtes en plastique dans notre Beth ‘Habad (centre communautaire). Un jour, un de nos fidèles que je connais bien m’a demandé :

- J’ai un ami qui n’est pas juif. Il est très malade, à l’hôpital. Est-ce que je peux lui offrir une de ces boîtes ARK ?

- Bien sûr !

Il prit la boîte et j’oubliais complètement cet épisode.

Deux ans plus tard, mon ami organisa une conférence sur comment combattre la médisance et m’invita à participer.

Il y avait là des personnalités communautaires, des professionnels de la sécurité, des membres des forces anti-terroristes du FBI, un professeur d’université, un journaliste influent etc.

Le professeur insista sur la puissance du langage à créer des narratifs et à former des cultures mais aussi sur la nécessité de protéger la société contre les discours de haine. Puis il raconta une histoire personnelle : deux ans auparavant, il avait été hospitalisé à la suite d’une sévère attaque cardiaque et devait subir une opération à cœur ouvert. « J’étais alité, à peine conscient, proche de la fin… Soudain un de mes bons amis apparut et plaça une petite boîte jaune en plastique à côté de mon lit, en me demandant gentiment de prendre l’habitude tous les jours d’y glisser quelques pièces pour la charité. Je parvins à peine à le remercier tout en me demandant ce que cela pourrait changer à ma situation. Le fait est que, depuis ce jour, je glisse de petites sommes pour la Tsedaka dans cette « arche de Noé » et c’est devenu un de mes rituels quotidiens que je partage avec ma fille ».

J’étais stupéfait : ce professeur était de fait l’ami du fidèle de notre synagogue.

Il ne savait pas que je me trouvais dans l’assistance et que j’étais à l’origine de cette initiative dans notre ville. Mais j’ai vu clairement que cette campagne de Tsedaka peut avoir un impact immense sur la société toute entière, de manières que nous ne pouvons même pas imaginer.

Mon ami nous a présentés l’un à l’autre à la fin de la conférence et ce professeur m’a confié qu’il était absolument convaincu que cette petite boîte en plastique lui avait sauvé la vie.

C’est une petite action, il peut ne s’agir que de quelques centimes mais même un enfant peut l’accomplir et surtout, chacun ressent profondément en soi son impact. Habituons-nous à donner, à faire donner et à rendre ainsi le monde meilleur, pièce après pièce.

Rav Lévi Greenberg - El Paso (Texas) – A Chassidisher Derher N° 163

traduit par Feiga Lubecki