Jour de début de siège ou de soutien ?
Après l’éclat de ‘Hanouccah et sa lumière croissante, après sa victoire essentielle contre toutes les forces de l’obscurité, de génération en génération et jusque dans la nôtre, la venue du 10 Tévèt résonne étrangement. Un jour de jeûne pour un début de siège de Jérusalem : n’y a-t-il pas là comme un signe de recul et peut-être d’échec ? Certes, l’événement du 10 Tévèt est bien antique et les armées babyloniennes dont elle décrit l’arrivée devant la Ville Sainte n’existent plus que dans les livres d’histoire. Cependant, cela ne retentit-il pas en harmonie avec certains sentiments que nous pouvons avoir en notre temps ? Ne nous sentons-nous pas parfois comme « assiégés » ou, pour le dire autrement, soumis à la pression de ceux qui voudraient que notre message disparaisse de la surface de la terre ? Ce siège-là est pernicieux. Il n’est pas matériel, en tous cas pas sous nos latitudes, mais il est bel et bien réel. Effacer notre petite voix particulière, faire que nous nous mettions à l’unisson de l’uniformité imposée, c’est son but. Et nous savons qu’il nous appartient de refuser, mieux de repousser, ces tentatives.
Le 10 Tévèt contient, sur ce point aussi, un enseignement précieux. Cela a été abondamment relevé : en hébreu, le mot « mettre le siège », employé par nos textes pour décrire l’événement, peut également se traduire par « soutenir ». En fait le terme renvoie à la notion de rapprochement, le premier prenant un sens négatif tandis que le second suit une lecture positive. C’est dire que le siège peut donc prendre la signification d’un soutien ? C’est bien cela que soulignent les commentateurs. D’une certaine manière, cela dépend de chacun de nous. Par notre attitude quotidienne, envers notre Créateur, envers nous-mêmes et envers tous les autres, nous avons le pouvoir d’introduire le positif au cœur du négatif. Plus encore, nous pouvons transformer le négatif en positif. Sans doute est-ce là notre mission fondamentale : faire du monde un lieu de vie pour tous, un lieu sans conflit ni « siège » d’aucune sorte, un lieu de paix intérieure et extérieure. Cela peut commencer aujourd’hui… si nous le voulons.
Mesure pour mesure
Le Tanya explique, dans son chapitre 36, que toutes les révélations dont nous jouirons lorsque Machia’h sera venu, dépendent de l’œuvre que nous accomplissons pendant le temps de l’exil.
En effet, c’est l’ensemble des actions que nous menons dans le domaine de la Torah et de ses commandements qui nous conduit à la Délivrance. Cependant, le concept de « mesure pour mesure » est très présent au cœur du judaïsme. Il implique que chaque acte entraîne une conséquence spécifique. Dans cette optique, quelle est l’œuvre qui peut être à l’origine de la résurrection des morts ?
Cette interrogation appelle deux réponses :
- d’une part, la pratique des commandements de D.ieu a pour but général de transformer le monde matériel, dont le caractère éphémère renvoie à l’idée de « mort », en un lieu de résidence pour la Divinité qui représente l’éternité,
- d’autre part, l’œuvre spirituelle accomplie par l’homme est celle d’élévation des parcelles de spiritualité « exilées » dans la matière. La libération qui leur est ainsi apportée équivaut à une authentique résurrection.
(d’après Likouteï Si’hot vol. III, p. 1011)
Vaye’hi
Yaacov passe les dix-sept dernières années de sa vie en Egypte. Avant de mourir, il demande à Yossef d’être enterré en Terre Sainte. Il bénit les deux fils de Yossef, Ménaché et Ephraïm, les élevant au même statut que ses propres fils : fondateurs des tribus de la nation d’Israël.
Il désire révéler la fin des temps à ses enfants mais il ne peut le faire.
Yaacov bénit ses fils, assignant à chacun son rôle en tant que tribu : Yehouda donnera naissance à des chefs, des législateurs et des rois. Les prêtres descendront de Lévi, des érudits d’Issakhar, des marins de Zevouloun, des enseignants de Chimon, des soldats de Gad, des juges de Dan, des producteurs d’olives d’Achèr, etc.
Réouven est réprimandé pour avoir « dérangé la couche maritale de son père », Chimon et Lévi pour le massacre de Chekhem et le complot contre Yossef. A Naphtali est attribuée la rapidité d’un cerf, à Binyamin la férocité d’un loup et Yossef est béni de beauté et de fertilité.
Une grande procession, faite des descendants de Yaakov, des ministres du Pharaon, des notables d’Egypte et de la cavalerie égyptienne, accompagne Yaacov dans son dernier voyage vers la Terre Sainte où il est enseveli, à ‘Hévron, dans la grotte de Ma’hpéla.
Yossef meurt, lui aussi en Egypte, à l’âge de 110 ans. Il a également donné des instructions pour être enterré en Terre Sainte, mais cela ne se produira que bien longtemps après, lors de l’Exode des Juifs d’Egypte. Avant de mourir, Yossef confie aux Enfants d’Israël le testament d’où ils tireront espoir et foi, pendant les difficiles années à venir : « Il est sûr que D.ieu Se rappellera de vous et vous sortira de cette terre (pour vous mener) vers la terre qu’Il a jurée, à Avraham, Yits’hak et Yaacov ».
L’avantage de deux mondes
Avant sa mort, Yaacov rassemble ses fils afin de les bénir. À Zevouloun, il annonce : « Zevouloun habitera au bord de la mer, il sera au port du navire. La limite de son territoire sera à Tsidon ».
Une question se pose : en quoi le fait de vivre près de la mer constitue-t-il une bénédiction ?
Quelle différence le lieu d’habitation de Zevouloun et sa tribu peut-il avoir de l’importance ?
Rachi éclaire ce point en expliquant que la proximité maritime permit à Zevouloun de devenir une tribu de navigateurs et de commerçants. Grâce à ses activités d’import-export, elle put subvenir aux besoins de la tribu d’Issakhar, entièrement consacrée à l’étude de la Torah.
Cette complémentarité est devenue un modèle fondamental du Judaïsme : l’alliance entre ceux qui étudient et ceux qui soutiennent matériellement cette étude.
Le Talmud va jusqu’à considérer Zevouloun comme un partenaire à part entière d’Issa’har. Celui qui soutient l’étude de la Torah reçoit une part du mérite spirituel qui en découle. Issakhar et Zevouloun incarnent ainsi deux vocations distinctes mais indissociables : l’immersion totale dans la Torah et l’engagement actif dans le monde matériel au service d’un idéal spirituel.
Dans cette perspective, le rôle de Zevouloun est loin d’être secondaire. En élevant les activités profanes par leur finalité sacrée, il participe activement à la réalisation du projet divin : faire du monde matériel une demeure pour D.ieu. Là où Issakhar œuvre dans les sphères spirituelles, Zevouloun agit dans le concret, transformant la matière en vecteur de sainteté.
Paradoxalement, Zevouloun bénéficie ainsi des deux mondes. Il demeure engagé dans la vie économique et sociale tout en accédant, par son soutien à la Torah, aux mérites spirituels les plus élevés. Il relie ciel et terre, action et contemplation, matérialité et transcendance.
Une question subsiste néanmoins : pourquoi Yaacov ne formule-t-il pas explicitement cette mission spirituelle ? Pourquoi se contente-t-il d’évoquer la mer, le port et les frontières, sans mentionner clairement le soutien à l’étude de la Torah ?
Voyez-vous la mer ?
Pour répondre à cette question, il faut s’arrêter sur la symbolique de la mer. Dans la tradition juive, l’eau, et plus encore la mer, représente la Torah. Le prophète Yéchayahou décrit l’ère messianique comme un temps où « la terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme les eaux recouvrent le fond de la mer ». Maïmonide conclut le Michné Torah par ce verset, affirmant que la Rédemption se caractérisera par une connaissance divine universelle, abolissant violence et souffrance.
Ainsi, vivre « au bord de la mer » signifie demeurer constamment tourné vers la Torah. Même lorsqu’il est plongé dans le commerce et les affaires, Zevouloun reste orienté vers cet océan de Sagesse divine. Sa proximité avec la mer n’est pas seulement géographique ; elle est existentielle et spirituelle.
Où se trouve votre cœur ?
La bénédiction de Zevouloun révèle alors un paradoxe profond. Bien que son rôle matériel soit essentiel, son cœur aspire à la Torah d’Issakhar. Il soutient l’étude non seulement par devoir, mais par désir intérieur. Zevouloun ne se satisfait jamais pleinement de sa position : il admire et envie, au sens noble du terme, l’immersion totale d’Issakhar dans la Torah.
Concrètement, cela signifie que chaque instant libre est consacré à l’étude, et que l’activité professionnelle n’est jamais perçue comme une fin en soi. Zevouloun aspire au jour où il pourra, lui aussi, se consacrer entièrement à la Torah. Cette tension intérieure fait toute la grandeur de sa mission.
Si la Torah avait présenté Zevouloun uniquement comme un mécène, elle aurait manqué l’essentiel. La bénédiction affirme qu’il ne perd jamais de vue son objectif ultime. Sa mission terrestre n’est qu’un moyen temporaire en vue d’une immersion future dans la mer de la connaissance divine, qui sera pleinement révélée à l’ère messianique.
Cette idée apparaît dans la suite du verset : « Il sera au port du navire ». Zevouloun est déjà prêt à embarquer. Il se tient au seuil, tourné vers la mer, dans l’attente du moment où il pourra la traverser et s’y plonger entièrement.
Attendre pour traverser la mer
Un autre enseignement émerge du mot employé pour désigner le navire : « Oniya », dont la racine évoque la souffrance. Cette allusion renvoie à la condition de l’exil. Zevouloun se tient au port, conscient de la douleur de l’exil, mais prêt à la transporter vers la mer, à la transformer.
La véritable bénédiction réside dans cette lucidité : reconnaître que nous sommes encore en exil, sans s’y résigner. Il s’agit d’affronter le monde tel qu’il est, tout en travaillant à en faire une extension de la Terre Sainte. Malgré les difficultés, nous devons rester prêts à orienter notre navire vers la mer du Savoir divin.
La fin
Le verset se conclut par : « Sa limite s’étendra jusqu’à Tsidon ». Tsidon est lié étymologiquement à la chasse et à la subsistance. Dans la pensée ‘hassidique, ce terme évoque Essav, décrit comme un chasseur nourrissant son père Yits’hak. Le Tséma’h Tsédek souligne la parenté symbolique entre Essav et Zevouloun.
Aux yeux de Yits’hak, Essav incarnait le potentiel de celui qui engage le monde matériel au service de la Torah. C’est pourquoi il estimait qu’Essav méritait les bénédictions. Le monde a besoin de « Zevouloun », capable d’agir concrètement pour préparer la Demeure divine.
L’échec d’Essav fut de ne pas reconnaître la supériorité spirituelle de Yaakov. Sans aspiration à l’océan de la Torah, l’engagement matériel dégénère en matérialisme. Le rôle de Zevouloun n’a de sens que s’il demeure orienté vers Issakhar.
Ainsi, Tsidon représente l’aspect secondaire de la mission : la chasse aux biens matériels, même pour des objectifs élevés, n’est jamais qu’un moyen. La finalité demeure la fin de l’exil et l’accès à la Connaissance divine.
Nous sommes prêts
La Kabbale enseigne que l’interaction avec le monde matériel permet de libérer les étincelles de sainteté emprisonnées dans la matière. Lorsque ce processus arrive à son terme, le monde est prêt pour la venue du Machia’h. Tsidon symbolise cette étape finale de purification.
Ce travail est désormais achevé. Il ne nous reste qu’à accueillir la Rédemption en vivant selon les idéaux messianiques : une fidélité profonde aux Mitsvot et un attachement renouvelé à l’étude de la Torah. Le navire est prêt, la mer nous attend.
Peut-on laisser des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux ?
Dans le monde autour de nous, la liberté d’expression est une notion fondamentale. Cependant, la Torah insiste sur le fait que chacun est responsable de ses paroles et écrits et les interdictions de « Lachone Hara » (médisance) s’appliquent aussi aux critiques que chacun peut émettre sur les réseaux sociaux. Si nos commentaires s’appuient sur des faits réels mais qu’ils peuvent nuire à la réputation ou aux finances d’un prestataire ou commerçant, cela peut être problématique du point de vue de la Torah.
Il existe des situations où il est non seulement permis mais nécessaire d’exprimer son mécontentement :
- Si c’est pour prévenir d’autres consommateurs qui, grâce à cela, ne seront pas induits en erreur ;
- Si c’est vrai et que ce n’est pas un ragot qu’on a entendu de quelqu’un qui l’a entendu de … ;
- Si on n’exagère pas le « méfait » relaté et qu’on reste objectif
- Si on a informé au préalable la personne (ou l’établissement) responsable afin qu’il puisse corriger le défaut constaté ;
- Si le bénéfice surpasse la perte c’est-à-dire que le prestataire corrigera l’erreur et ne sera pas excessivement lésé par le commentaire négatif ;
- S’il n’y a pas d’autre façon de prévenir des dommages supplémentaires ;
- Si vous être vraiment sincère et pas simplement motivé par la colère, la jalousie ou la vantardise…
Le second Temple a été détruit à cause de paroles négatives. A nous d’être particulièrement vigilants quant à nos paroles et écrits et ainsi de hâter la délivrance avec Machia’h, maintenant !
(d’après Rav Yehouda Shurpin – Chabad.org)
Promesse tenue…
Il y a quelques années, j’ai fait connaissance d’un homme qui est un véritable miracle vivant. Yaacov Zilberstein a traversé tellement d’épreuves durant la Shoah qu’on ne peut s’empêcher de reconnaître que D.ieu existe et qu’Il protège le Peuple juif d’une manière incroyable. C’est le seul homme en Israël, et peut-être dans le monde entier, qui a survécu à six années dans les camps d’extermination. Six ans ! L’ange de la mort le guettait, pendant six ans mais n’a pas réussi à le vaincre.
En septembre 1939, la veille de Roch Hachana, les Nazis avaient envahi la Pologne et ils entamaient leur sinistre œuvre d’extermination systématique des Juifs. Le père du jeune Yaacov voulait sortir acheter du vin et des ‘Halot pour la fête mais sa femme l’en empêcha : un homme avec une barbe et des Péot – c’était un ‘Hassid de Gour – courait trop de risques. Elle estima que son fils de quatorze ans passerait inaperçu et pourrait plus facilement rapporter les vivres. Ce fut la dernière fois que Yaacov vit ses parents car il fut repéré et arrêté dans la rue et déporté au camp de Buchenwald. La plupart des gens qui arrivaient là-bas mourraient en quelques jours car les épidémies de typhus abattaient les plus résistants. Il n’était pas plus fort que les autres et chaque matin, il recevait des coups avant d’aller travailler, dans un froid glacial alors qu’il n’était vêtu que de haillons. Quand il rentrait le soir, il était plus qu’épuisé.
Plusieurs fois, Yaakov frôla la mort. Une fois, il dut enlever tous ses vêtements et il fut mené avec tant d’autres déportés vers la chambre à gaz, vers une mort certaine. Soudain, un officier nazi hurla : Non ! Pas lui ! Il est jeune et encore capable de travailler, sortez-le d’ici ! Et il eut la vie sauve. Une autre fois, il fut soupçonné (peut-être avec raison) d’appartenir à un groupe cherchant à s’enfuir et il fut pendu les pieds en l’air et la tête en bas et condamné à cinquante coups de fouet ! Il se réveilla dans un hôpital et ne sut jamais qui l’avait détaché et depuis combien de temps il gisait sur ce lit. Quel est le secret ? Il n’y a pas de secret, D.ieu dirige le monde… Il fut libéré du camp d’Auschwitz en janvier 1945.
Dernièrement, à l’âge de 90 ans à peu près, il me téléphona :
- Rav Ashkenazy, j’ai vieilli et je ne sais pas quand arrivera le jour où ma mort sera vraiment décrétée. Je veux vous demander une faveur !
- Si je peux aider…
- Voilà ! Jusqu’à ce jour, il y a une promesse que je n’ai pas pu réaliser et je veux que vous m’aidiez à ce sujet. (Il avait écrit sa biographie mais ne voulait pas l’éditer tant qu’il n’avait pas accompli sa promesse. Laquelle ? Il me raconta une histoire absolument folle) : un jour, à Buchenwald, j’ai vu sur une des planches en bois qui servait de couche pour les détenus, une main qui me faisait signe de m’approcher : c’était celle de Rav Franckfurter. Il avait été aumônier dans l’armée autrichienne et avait été arrêté et déporté dès le début de la guerre : en effet, l’Autriche avait été le premier pays conquis par l’armée nazie, en 1938 - ce qu’on a appelé l’Anschluss - et son armée démantelée. C’était un homme d’âge mûr mais qui n’avait plus de forces : tous les matins, on l’obligeait à sortir et on lui infligeait 25 coups de bâton. Il m’appela donc ce jour-là et proposa : « Yankele, quand tu reviendras ce soir de ta journée d’esclavage, tu viendras apprendre avec moi ! ». Apprendre ? Après une journée épuisante sans manger ? Apprendre sans livres ? Mais n’oublions pas qu’il s’agissait d’une génération différente, qui apprenait facilement par-cœur des livres entiers ! Et ainsi, pendant plusieurs semaines, ils révisèrent ensemble chaque soir des pages et des pages de Talmud jusqu’à ce qu’un soir, le Rav annonce : « Yankele, je n’ai plus de forces, je sens que ce sont mes dernières heures. Je n’arrive même plus à ouvrir les yeux mais je sens que toi, tu vas survivre. Promets-moi tout d’abord que tu raconteras tout ce qui s’est passé ici et aussi que tu retrouveras mes enfants pour leur raconter que tu m’as rencontré ici ». Effectivement, il mourut dans mes bras ! Je l’ai enterré moi-même, sur place, à Buchenwald.
La première promesse, je l’ai tenue. Et en grand. J’ai parlé devant des élèves et des tribunaux, j’ai écrit des articles et des livres sur mon expérience terrible, je participe aux recherches sur la Shoah à l’institut Yad Vachem de Jérusalem, j’ai moi-même fondé une organisation pour perpétuer le souvenir de la Shoah. Mais la deuxième promesse, je n’ai pas encore pu la tenir, je n’ai pas retrouvé les enfants de ce Rav Franckfurter. Et pourtant j’ai essayé mais sans succès ! Cela fait déjà soixante-dix ans, la fille de ce Rav n’est sans doute déjà plus en vie mais elle avait des enfants : vous, avec vos « collègues » Chlou’him éparpillés dans le monde entier, essayez de les retrouver et de me mettre en rapport avec eux ! ».
J’ai effectivement contacté des Chlou’him à New York, nous avons retrouvé le petit-fils de ce Rav qui est professeur et conférencier au Touro College. Grâce au système Skype (il n’y avait pas encore Zoom à cette époque), nous avons pu établir une connexion entre le petit-fils de Rav Franckfurter à New York et Yaacov Zylberstein en Israël et ainsi, celui-ci a pu accomplir sa promesse de raconter au petit-fils les derniers moments de son grand-père à Buchenwald. Au bout de soixante-dix ans…
Telle est la force d’une promesse et tels sont les efforts à déployer pour être fidèle à sa parole.
Rav Shneor Ashkenazy
traduit par Feiga Lubecki