Par la grâce de D.ieu,
jours du compte de l’Omer 5729,
Brooklyn, New York,
Aux participantes à la quatorzième réunion de l’association des femmes et jeunes filles ’Habad, que D.ieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Cette année¹, votre convention annuelle a lieu en les jours qui précèdent la veille du Roch ’Hodech, plus précisément du Roch ’Hodech Sivan. Il est donc approprié de réfléchir à la signification du Roch ’Hodech, en général, du Roch ’Hodech Sivan, en particulier, pour ce qui concerne une femme juive. De fait, le Roch ’Hodech a, de différents points de vue, un contenu spécifique, pour les femmes plus que pour les hommes. Et, c’est aussi pour cela que les femmes respectent des coutumes particulières, en ce jour².
Roch ’Hodech Sivan est la date à laquelle les enfants d’Israël parvinrent près du mont Sinaï³. Cette date rappelle et souligne, d’une manière évidente, une qualité morale, qui est la caractéristique des femmes juives et qui a aussi été leur mérite personnel, à l’occasion du don de la Torah, puis par la suite, lors de la première épreuve survenant après cet événement.
Nos Sages soulignent⁴ que D.ieu ordonna à Moché notre maître de parler du don de la Torah, dans un premier temps aux femmes et, seulement après cela, aux hommes. Ceci fit la preuve que les femmes doivent avoir un rôle spécifique, pour le maintien de la Torah et des Mitsvot. Et, ce sentiment de responsabilité s’exprima, de la manière la plus évidente, lors de la première épreuve qui fit suite au don de la Torah⁵. En effet, les femmes la rejetèrent totalement et en exclurent toute participation, y compris d’une manière indirecte, en donnant un bijou en or leur appartenant. De ce fait, les femmes juives ont mérité une récompense particulière, à l’occasion du Roch ’Hodech, dans ce monde et dans le monde futur, comme le rapportent les Pirkeï de Rabbi Eliézer, au chapitre 45⁶. En revanche, par la suite, quand il fallut construire le Sanctuaire, les femmes furent les premières à offrir pour lui leurs bijoux les plus précieux⁷.
Ce qui est vrai dans le domaine de : « écarte-toi du mal » s’applique aussi à : « fais le bien ». En effet, les femmes se distinguèrent alors par leur disponibilité et par leur empressement. Or, il en est de même en toutes les époques. Les femmes doivent être les premières, montrer l’exemple aux hommes, ce qui veut dire aussi que D.ieu leur accorde des forces spécifiques et les qualités nécessaires pour satisfaire ce que l’on attend d’elles.
La présente période, en laquelle se réunit la convention, est liée au Roch ’Hodech de la réception de la Torah. A n’en pas douter, elle suscitera donc et renforcera de tels sentiments, car l’ensemble de la Torah se répartit entre ces deux Préceptes, « écarte-toi du mal » et « fais le bien », lesquels sont aussi le contenu des deux premiers Commandements, « Je suis l’Eternel ton D.ieu » et « Tu n’auras pas d’autres dieux », que les enfants d’Israël entendirent directement de D.ieu.
On peut donc espérer que chaque participante en particulier et toutes ensemble seront motivées par cette convention afin de renforcer leur engagement à répandre le Judaïsme avec enthousiasme et chaleur ’hassidiques dans le cadre du programme des femmes et jeunes filles ’Habad, d’une manière sans cesse accrue. Avec ma bénédiction de réussite spirituelle et matérielle, de même que pour me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,