Lettre n° 9673

Par la grâce de D.ieu,


11 Nissan 5729,


Brooklyn, New York,


Au grand Rav, distingué ’Hassid qui craint D.ieu, le Rav C. Y. Fraenkel Teomim, Kiryat Ono,


Je vous salue et vous bénis,


Je fais réponse à votre lettre de Roch ’Hodech Nissan, dans laquelle vous me dites que la construction du Talmud Torah se poursuit, comme si j’avais accepté, à l’époque, de financer l’achèvement des travaux, à certaines conditions. Vous m’excuserez de devoir vous dire que, même si je me souviens, globalement, de l’entretien que j’ai eu avec un membre de la municipalité de Kiryat Ono, lorsqu’il était ici¹, un long délai s’est, néanmoins, écoulé depuis et je ne me rappelle pas de cette promesse, ni de ces conditions. Pour autant, du fait de ce délai, je n’en ai pas la certitude absolue. Mais, cela me paraît surprenant, car je ne dispose pas de fonds destinés à de tels projets. En tout état de cause, mon refus n’est pas non plus une certitude absolue.


Toutefois, depuis cette discussion, un long moment s’est passé et les moyens dont je dispose sont investis dans des projets qui sont déjà engagés et que l’on ne peut pas interrompre. En outre, ceux-ci ne sont pas du tout suffisants et l’on s’efforce de collecter des fonds supplémentaires pour couvrir le déficit. Pour l’heure, il n’y a donc aucune possibilité de contracter d’autres engagements.


Bien plus, on a récemment créé une implantation ’Habad, Na’halat Har ’Habad², près de Kiryat Mala’hi et l’on a commencé la construction du second Kfar ’Habad³ près du premier. Cette construction se prolongera pendant un certain temps et elle mobilisera des moyens importants, bien que, pour une très large part, ceux-ci seront obtenus grâce à différentes subventions accordées par les administrations correspondantes en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée etrebâtie.


Vous voudrez donc bien m’excuser, en fonction de tout ce qui vient d’être dit, de ne pas pouvoir accéder à votre requête et de ne pas m’engager à ce financement. J’ai bon espoir que vous m’accorderez les circonstances atténuantes, y compris devant vos amis. Nos Sages demandent de le faire⁴ et ceci est une force accordée⁵. Vous plaiderez ma cause, en particulier, auprès de monsieur Yaakov Cohen⁶. D’avance, je vous en remercie chaleureusement. Avec mes respects, en saluant vos amis et en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,