Lettre n'' 9894

Par la grâce de D.ieu, 13 Iyar 5730, Brooklyn, New York,


A l’attention du distingué et agréable ’Hassid qui craint D.ieu élu du peuple, le Rav Chnéor Zalman¹ Chlita,


Je vous salue et vous bénis,


Je viens de recevoir votre livre : « L’espoir de la cinq centième année », qui a été imprimé en son temps. Avant tout, je voudrais vous remercier chaleureusement pour ce cadeau. Il faut signaler, à votre éloge et à celle de votre plume, que vous publiez ce qui a été écrit il y a plusieurs dizaines d’années, mais qui n’en est pas moins lu avec plaisir et intérêt. Je suis certain qu’il en est de même pour tout ce qui en est l’équivalent.


C’est l’occasion de rappeler ce qui est cité au nom du Gaon, Rabbi C. Z. de Lublin, l’auteur du Torat ’Hessed². En effet, on l’a interrogé sur la lecture du verset : « le souvenir (Zé’her) d’Amalek » et on lui a demandé si le mot Zé’her devait être ponctué avec un Tsré ou bien avec un Ségol. Après une longue analyse, il a conclu : « qu’il s’agisse d’un Ségol ou d’un Tsré, il importe uniquement de bien l’effacer ».


Nous formulerons donc la même affirmation pour le calcul de la fin des temps. Qu’elle survienne de cette façon ou d’une autre, puisse D.ieu faire, en tout état de cause, que cette fin des temps arrive enfin, d’une manière concrète, avec la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.


A cette occasion, j’ai le devoir agréable de vous exprimer mes remerciements particuliers pour vos efforts, dans ce domaine. Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction pour un Lag Baomer particulièrement fructueux, comme l’enseigne la Torah et comme elle le tranche, dans la Paracha de ce jour et selon la promesse qui en est la fin et la conclusion : « Je briserai les axes de vos jougs et Je vous conduirai la tête haute »³,


M. Schneerson,




¹ C. Z. Chazar, président d’Erets Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°9581.


² Dans le Ketsot Ha Choul’han.


³ Be’houkotaï 26, 13.