Par la grâce de D.ieu, 7 Adar Chéni 5730, Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué ’Hassid qui craint D.ieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef, qui est appelé docteur Burg¹,
Je vous salue et vous bénis,
Les jours de Pourim approchent et je saisis cette opportunité, en vous adressant mes vœux à l’occasion de cette fête, pour vous exprimer mes remerciements pour les publications que vous m’adressez, notamment, dernièrement : « Conférence sur les besoins des hommes, Jérusalem, Israël, 16-19 juin 1969 »².
Conformément à l’ancienne coutume juive qui veut que l’on formule des remarques et des notes et selon le dicton³ qui dit : « il nous donne un bon conseil », je voudrais m’acquitter de cette coutume, tout au moins, en exprimant l’espoir, que vous publiez, de temps à autre, des idées de la Torah, en commémoration du passé, lorsque vous étiez étudiant de Yechiva. Certes, vos activités communautaires ne sont pas favorables à l’étude de la Torah et au progrès que l’on peut faire, en la matière. Pour autant, chaque Juif a le devoir et le mérite de surmonter les difficultés. Bien plus, « la récompense est à la mesure de l’effort »⁴.
Puisse D.ieu faire que s’accomplisse en chacun de nous, au sein de tout Israël, le contenu de ces jours de Pourim, « pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur »⁵, « la lumière, c’est la Torah…, l’honneur, ce sont les Tefillin »⁶, dans la lumière, dans la joie, dans l’allégresse et dans l’honneur, selon le sens simple de ce verset. Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : J’avais l’intention de vous écrire, depuis quelques temps déjà, pour le point suivant. On me l’a signalé à différentes reprises et ma lettre a été retardée, pour diverses raisons, mais mieux vaut tard que jamais. Il s’agit d’une école pour les enfants handicapés, issus de familles religieuses. Il me semble qu’il en existe en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, mais celles-ci ne sont pas religieuses, en tout cas pas dans la mesure de ce qu’il faudrait. Je ne connais pas bien le fonctionnement du ministère des affaires sociales, mais il semble que cela relève de son domaine d’activité.
A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement, ou même d’expliquer, tout simplement, l’importance et la valeur de tout cela. Je citerai uniquement les enseignements de nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, selon lequel : « on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité »⁷ et « l’acte est essentiel »⁸.
D’après ce que j’ai entendu, il y a, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, plusieurs médecins et éducateurs religieux, qui ont pour métier ce traitement et cette forme d’éducation. Cela veut dire que les éducateurs et les médecins ne manqueront pas. Il suffit donc de trouver une main organisatrice et les moyens nécessaires. Puisse D.ieu faire qu’en la matière également, vous me donniez de bonnes nouvelles et que j’en reçoive. Je vous en remercie d’avance.
¹ Ministre des affaires sociales. Voir, à son sujet, la lettre n°7659 et les références indiquées.
² En anglais dans le texte.
³ Du traité Yebamot 44a, notamment.
⁴ Traité Avot, chapitre 5, à la Michna 21.
⁵ Esther 8, 16.
⁶ Selon le traité Meguila 16b.
⁷ Voir le traité Meguila 23a.
⁸ Voir, notamment, le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17.