Par la grâce de D.ieu, dimanche de la Sidra « Voici les noms des enfants d’Israël » 5730, Brooklyn, New York,
Aux membres de l’assemblée de Yechouroun, qui chérissent et vénèrent la Torah et les Mitsvot, que D.ieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion1 de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui sera célébrée cette semaine, il est approprié de rappeler encore une fois son dicton bien connu2 selon lequel : « Un juif doit vivre avec le temps », c’est-à-dire avec la Torah, qui est emplie du contenu et de l’esprit de la Paracha de la semaine.
La Parchat Chemot commence en soulignant les noms des enfants d’Israël qui parvinrent en Egypte3, « Voici les noms des enfants d’Israël qui arrivèrent en Egypte »4. Notre sainte Torah nous souligne ainsi que, parvenus en Egypte, dans un pays dont le mode de vie et les conceptions allaient à l’encontre de l’esprit et de la voie du Judaïsme, ils durent, tout d’abord, faire en sorte que les enfants n’oublient pas leurs origines et sachent qui étaient leurs parents. Ceux-ci devaient savoir, se rappeler qu’ils étaient des « enfants d’Israël4 », des Juifs, descendants d’Avraham, Its’hak et Yaakov, de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, comme l’indique le nom Israël5.
Ces enfants doivent donc porter avec fierté leur nom juif, avoir un comportement quotidien qui permet d’identifier immédiatement un enfant juif, Reouven, Chimeon, Lévi et Yehouda. Pour cela, il faut donner à ces enfants une éducation juive intègre, qui leur insufflera la force nécessaire afin qu’ils restent eux-mêmes, qu’ils constituent un peuple spécifique, y compris pendant les terribles épreuves de l’exil d’Egypte. De la sorte, on peut avoir la certitude que l’on quittera l’Egypte avec tous ses enfants, ses fils et ses filles, en conservant son intégrité, tous étant des Juifs entiers et fiers. Nos Sages, dont la mémoire est bénédiction, soulignent6, en effet, que les enfants d’Israël quittèrent l’Egypte en portant les mêmes noms que ceux qui étaient les leurs, quand ils arrivèrent dans ce pays.
Il y a donc bien là un enseignement immuable, délivré par la Torah éternelle7, qui s’applique en toutes les époques et dans tous les endroits, en particulier de nos jours et en ce pays. La pérennité du peuple d’Israël, l’intégrité du foyer juif, l’assurance que les enfants juifs resteront des Juifs fiers et conscients, tout cela dépend totalement de l’éducation profondément fidèle à la Torah, sans compromis et sans perte, qui leur est donnée.
La Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch a pour tradition, depuis de nombreuses années déjà, de dispenser une bonne éducation, basée sur les valeurs sacrées, pénétrée d’amour de D.ieu, de crainte de D.ieu et d’amour du prochain. D.ieu merci, elle a connu une grande réussite et elle a formé des générations fières, des Juifs érudits, animés d’un sentiment de responsabilité et d’abnégation envers leur prochain. Elle prépare, à l’heure actuelle, sa célébration annuelle.
Je veux espérer que tous ceux qui chérissent la Torah, en particulier les responsables et les amis de la Yechiva, feront tous les efforts pour répondre aux attentes de cette célébration, financièrement et moralement.
Par ce mérite, D.ieu accordera à vous-mêmes et aux membres de votre famille, le succès en tout ce qui vous concerne personnellement. Vous concevrez, en particulier, une véritable satisfaction de vos enfants et de vos petits-enfants, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 234.
(2) Voir le Séfer Ha Si’hot 5702, à partir de la page 29 et le Hayom Yom, à la date du 2 ’Hechvan.
(3) Chemot 1, 1.
(4) Le Rabbi souligne les expressions : « Voici les noms des enfants d’Israël qui arrivèrent en Egypte » et « enfants d’Israël ».
(5) Voir le Séfer Min’ha Beloula, à la Parchat Vaychla’h.
(6) Midrach Vaykra Rabba, chapitre 32, au paragraphe 5.
(7) Voir aussi, en particulier, le Tanya, au début du chapitre 7.