Lettre n° 9796

[3ème jour de ’Hanouka 5730]

Seulement1 à la condition qu’il n’y ait absolument aucun risque2 que l’un des présents en vienne à transgresser l’Interdiction : « Ne vous tournez pas… »3. En effet, le Yad Ha ’Hazaka, lois de l’idolâtrie, chapitre 2, au paragraphe 2, demande de « ne pas appeler du tout4 » et, dans ce même chapitre 2, le paragraphe 3 indique qu’il est à peu près certain que l’on transgresse aussi, en agissant de cette façon, l’Interdiction : « Vous ne vous détournerez pas ».

Quant à la participation au dialogue5, s’il y a le moindre risque, pourquoi s’introduire en tout cela ? Bien plus, l’Interdiction porte même sur la forme la plus infime, en particulier à notre époque.


Notes

(1) Cette réponse du Rabbi a été rédigée à même une lettre portant la date du troisième jour de ’Hanouka.

(2) La question posée était : « Faut-il accepter une intervention sur le thème de la présentation de Jésus dans la Guemara ? »

(3) Kedochim 19, 4.

(4) Le Rabbi souligne : « du tout ».

(5) Voir, à ce propos, la lettre n°9862.