Lettre n° 9786

[9 Kislev 5730]

Votre remarque n’est pas parfaitement claire1 et il semble que vous ayez confondu deux points radicalement2 différents2. Le changement, dans le compte des jours, est possible : 1. pour celui qui se trouve d’un côté du méridien de changement de date, 2. pour celui qui le traverse d’est en ouest, 3. pour celui qui le traverse d’ouest en est.

Or, cette causerie3 faisait uniquement2 référence au cas de l’homme qui traverse ce méridien et qui modifie, de cette façon, l’ordre2 des jours et des semaines, pendant la période de l’Omer.

Mais, l’on peut aussi envisager un autre changement. En effet, on peut se déplacer d’est en ouest, ou bien faire l’inverse, ce qui raccourcit ou rallonge la durée2 de la journée. Une analyse particulière est alors nécessaire et il est difficile de trouver des références talmudiques, en la matière, si ce n’est son équivalent2 dans le traité Chabbat 118b, qui parle de ceux qui font entrer le Chabbat à Tibériade et le font sortir à Tsipori. Mais, bien évidemment, ce n’est pas exactement le même cas.

De nos jours, il est possible de parcourir le globe à plusieurs reprises en une fois2 vingt-quatre heures et donc d’assister à quelques levers du soleil consécutifs. Il est bien évident2 que l’on ne compte pas l’Omer en fonction de telles observations, ni de ces jours de la semaine. En la matière, vous consulterez, notamment, les références qui ont été citées par l’abrégé du Choul’han Arou’h et par les Chéarim Ha Metsouyanim Be Hala’ha, au début des lois du Chabbat. Et, il existe d’autres références encore.

J’en ferai mention près du tombeau4.


Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Ezra Schochat, de Toronto.

(2) Le Rabbi souligne les mots : « radicalement », « différents », « uniquement », « l’ordre », « durée », « équivalent », « une fois » et : « évident ».

(3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 295.

(4) Du Rabbi Rayats.