Par la grâce de D.ieu,
3 Tamouz 5729,
Brooklyn, New York,
Je vous bénis et vous salue,
Je ne vous connais pas personnellement, mais j’ai beaucoup entendu parler de vous, par votre mari. Je me permets donc de vous adresser ces quelques lignes et j’espère que vous ne m’en voudrez pas¹. Après que nous ayons échangé des lettres, j’ai été satisfait de connaître personnellement votre mari, lors de sa visite ici, qui s’est étendue sur une période relativement longue. Me basant sur nos discussions, à différentes reprises, sur sa biographie qu’il m’a communiquée, j’ai été satisfait de constater qu’il a trouvé la tranquillité morale en s’attachant encore plus clairement à notre Torah, Torah de vie et Torah de vérité. Cette tranquillité suscite un bonheur intérieur, un bonheur moral.
Il est certain que ce rapprochement, dont les effets sont l’apaisement, l’harmonie et le bonheur, est concevable uniquement avec l’aide de celle que le verset² définit comme une « aide », l’épouse. J’ai donc bon espoir qu’à l’avenir, comme de par le passé, vous vous tiendrez à la droite de votre mari, y compris en ce rapprochement et en son avancement. Je veux dire que vous deux irez de l’avant, que vous vous élèverez dans la vie basée sur notre Torah, Torah de vie.
Je fais allusion également à un autre aspect spécifique de la situation, au fait de porter la barbe³. Pendant le temps que votre mari a passé ici, on a constaté qu’il la laissait pousser. Selon nos Sages⁴, elle est : « le vêtement du Saint béni soit-Il » et elle confère une apparence divine⁵ à l’homme juif. Sans aucune influence extérieure, votre mari a commencé à la porter et il semble que cela ait renforcé également sa tranquillité profonde. C’est l’un des objets essentiels de la présente, vous demander, exprimer mon espoir qu’en la matière également, vous lui viendrez en aide et vous l’encouragerez à poursuivre sur cette voie, à l’avenir, dans la joie et la tranquillité.
J’ajouterai encore un point qui, pour ce qui fait l’objet de notre propos, est essentiel également. Je citerai les paroles de l’Admour Hazaken⁶ selon lesquelles le port de la barbe a une valeur particulière. Il permet, en effet, de révéler une abondante bénédiction de D.ieu, quantitativement et qualitativement. Il en résulte que quiconque attend de D.ieu une bénédiction accrue, pour sa santé, pour sa situation financière ou, a fortiori, dans le domaine moral, se doit d’adopter cette pratique de la manière la plus scrupuleuse. Bien plus, en la matière, l’assurance nous a été donnée que : « D.ieu vient en aide à ceux qui désirent se purifier »⁷, d’une manière considérable.
Puisse D.ieu faire que les problèmes liés à vos biens, à la maison et au reste, trouvent une solution, d’une manière satisfaisante et que D.ieu vous bénisse en tous vos besoins, spirituels et matériels. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
¹ Voir, à ce sujet, les lettres n°9703 à 9705.
² Béréchit 2, 20.
³ Voir, à ce sujet, les lettres n°8974, 9583 et 9732.
⁴ Voir le Midrach Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 58.
⁵ Voir le Or Ha Torah, Na’h, tome 2, à la page 776.
⁶ Voir le Tehilim Yohel Or, à la page 626.
⁷ Dans le traité Yoma 38b.