Par la grâce de D.ieu,
1er Tamouz 5729,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres, dans lesquelles vous me faites part, notamment, des divergences qui vous opposent à votre épouse, depuis quelques temps déjà. L’affaire a été portée devant le tribunal rabbinique¹ après que vous vous soyez adressé au Rav, maître de l’endroit, comme je vous l’avais conseillé, il y a quelques temps.
Pour faire suite à ce que je vous avais écrit, à l’époque, puisque « grande est la paix »², en général, celle qui règne entre un homme et son épouse³, en particulier, nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, disent que : « lorsqu’un homme et une femme en ont le mérite, la Présence divine réside parmi eux »⁴. Or, j’ai entendu dire que le différend entre vous portait uniquement sur les coutumes ’Habad. A n’en pas douter, vous ferez donc tout ce qui est en votre pouvoir afin d’influencer votre épouse, d’une manière agréable et pacifique⁵.
Puisse D.ieu faire que s’accomplisse en elle l’enseignement de nos Sages précédemment cité et que vous méritiez de voir la Présence divine s’installer entre vous. Avec ma bénédiction,
Notes
¹ Voir la lettre précédente.
²–³ Voir le traité ’Houlin 141a, le Rambam, à la fin des lois de ’Hanouka.
⁴ Dans le traité Sotta 17a.
⁵ Voir aussi, à ce sujet, les lettres n°9705 et 9706.