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Pourquoi nous mangeons cachère.
     Les lois alimentaires trouvent leur fondement dans les chapitres 11 du Lévitique et 14 du Deutéronome. Après avoir été transmis oralement de génération en génération, le détail de ces lois a été repris par la Michna et le Talmud.
       Ces commandements s’inscrivent dans le cadre plus général du ritualisme juif à travers lequel est défini, en même temps qu’un chemin concret de vie, la possibilité d’une « circulation » entre matière et spiritualité. Par l’accomplissement des commandements, des mitsvot, il s’agit en effet de spiritualiser la matière même du monde, de faire apparaître l’Infini au cœur de la finitude. Car ne serait-il pas naïf de croire que l’Infini est détaché de ce monde, comme en surplomb de la concrétude  triviale de nos vies ? Ce serait ainsi imaginer que D.ieu est plus proche des hauteurs spirituelles que du monde matériel, et, alors, L’assigner déjà  à une sorte de forme, à D.ieu ne plaise.
      Quand au juif, le roi Salomon lui dit dans les Proverbes : « En toutes tes voies connaît-Le ». Nous servons D.ieu non seulement par l’étude ou la prière, mais aussi par les actes les plus apparemment banals de notre vie au jour le jour : celui de s’alimenter par exemple. Ces actes, dès lors qu’ils sont l’expression de la Volonté divine sont un moyen de se lier à l’Essence de D.ieu : la mitsva est un lien qui apporte l’élévation à qui l’accomplit.  Et si la consommation de nourritures cachères a sans doute des effets favorables sur notre santé corporelle, il ne faut y voir qu’une conséquence du bienfait spirituel qu’elle nous apporte.   |
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