| Extrait d'un discours prononcé par le Rabbi de Loubavitch, Chavouot 5716-1956 | |
| Mon beau-père, le Rabbi, souligna que Chavouot,
en plus d'être une fête comme les autres, puisqu'elles sont
toutes " des fêtes pour la joie ", possède un aspect
joyeux plus spécifique, une joie de Mitsva, du fait que les Juifs
reçurent alors la Torah.
Lorsqu'un enfant entre à l'école pour commencer son étude de la Torah, on organise effectivement une célébration joyeuse. Or, à Chavouot, tous les Juifs se rendirent à l'école pour la première fois et ils reçurent la Torah. Il y a donc là un motif de réjouissance, au delà de la joie de toutes les fêtes. |
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Bien plus, Chavouot, évoquant le don de la Torah, est de la même étymologie que Chevoua, le serment. En l'occurrence Chevouot, au pluriel, fait allusion aux deux serments, celui que D.ieu fit aux Juifs, " II ne les échangera pas contre un autre peuple " et celui que chaque Juif prononça près du mont Sinaï, " On le fait jurer d'être un Juste ".Quelle que soit la situation d'un Juif, " même s'il a commis des fautes, il reste un Israël ". Il n'est pas appelé Yaakov, mais bien Israël, terme qui décrit toute sa perfection, y compris dans un tel état. Tel fut l'apport du don de la Torah. C'est alors que furent scellés ces deux serments, le lien de D.ieu à Israël et le lien d'Israël à D.ieu, l'attache la plus essentielle, indépendante de la situation dans laquelle chacun se trouve. Il en résulte que la joie, en ce jour, doit être beaucoup plus intense. Elle est liée au don de la Torah, qui concerne chacun, à chaque époque, en tout endroit. Et, cette joie permettra de conserver l'inspiration de Chavouot tout au long de l'année, car " la joie brise toutes les limites ", les contingences du temps et de l'espace. Ainsi, on a l'assurance de recevoir la Torah à tout moment et en tout lieu.
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