| La nourriture des hommes, perspectives ‘hassidiques
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et la Parole de D.ieu
Le verset (Devarim 8, 3) : “ Car ce n’est pas seulement
de pain que vit l’homme, mais de la Parole de D.ieu ” doit
être interprété de la manière suivante. Un
homme ne tire pas sa vitalité des ingrédients matériels
composant les aliments dont il se nourrit, “ seulement du pain ”.
Il vit, en réalité, par la parcelle divine, la “ Parole
de D.ieu ” qui se trouve en ces aliments. Celle-ci se confond à
sa chair et à son sang, alors que tout le reste devient des déchets,
refoulés à l’extérieur par l’organisme.
(Likouteï Si’hot, tome 19, page 295)
* * *
Message de l’âme
Lorsque tu as faim ou soif, sache qu’un message adressé
à ton corps est ainsi émis par ton âme, désirant
intégrer la vitalité divine qui se trouve dans cet aliment
ou dans cette boisson afin de pouvoir mener à bien la mission qui
lui a été assignée par la divine Providence, ici-bas.
(Kéter Chem Tov, page 25)
* * *
Finalité de la nourriture
Un homme ne mange pas pour ce qu’il tire de l’aliment, car
il a, en réalité, un niveau plus haut que celui de cet aliment.
En réalité, Il consomme l’aliment dans son intérêt,
afin de lui apporter l’élévation. Pour autant, il
peut en être ainsi uniquement dans la mesure où cet homme
est bien animé d’une telle motivation. A l’opposé,
si son seul but est la recherche de son propre plaisir, il provoque irrémédiablement
la chute de cet aliment.
(Likouteï Si’hot, tome 2, page 455)
* * *
Ruse
Un Juif mange avec ruse. En observant l’homme rusé, on
peut penser qu’il pactise avec son ennemi, alors qu’en réalité,
il agit à l’encontre de sa volonté. Il semble s’investir
dans le monde matériel, manger et boire, alors qu’en fait,
sa seule motivation est le Nom de D.ieu. Il ne fait, en l’occurrence,
que porter les “ vêtements d’Essav ”. Car, il
est animé d’un désir profond, celui de restituer au
domaine de la sainteté les parcelles divines se trouvant dans ces
aliments.
(Likouteï Si’hot, tome 3, page 796)
* * *
Végétal
Commentant le verset : “ Car, l’homme est tel l’arbre
du champ ”, le Sifri dit : “ Cela nous enseigne qu’un
homme reçoit la vitalité uniquement de l’arbre ”.
Certes, il consomme également de la viande, mais seul le pain le
rassasie. De fait, D.ieu façonna son corps en sorte que sa vitalité
provienne essentiellement des végétaux, précisément
parce que ceux-ci poussent et grandissent sans cesse. Et, celui qui grandit
le plus, qui devient le plus haut est l’arbre.
(Likouteï Si’hot, tome 4, page 1114)
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Goût et odeur
Un aliment se caractérise, en outre, par son odeur et, de fait,
le sens olfactif surpasse le fait de manger. C’est pour cette raison
qu’un aliment est consommé par la bouche, le portique révélant
la dimension superficielle de l’intellect. A l’opposé,
on sent par le nez, portique révélant sa dimension profonde.
(Likouteï Si’hot, tome 5, page 402)
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Faim et soif
L’homme qui mange du pain parce qu’il a faim, qui boit de
l’eau parce qu’il a soif, ne recherche pas la compréhension
intellectuelle de la manière dont le pain assouvit la faim et l’eau,
la soif. Or, il doit en être de même, dans le domaine spirituel.
L’âme a faim et soif du pain et de l’eau que sont la
Torah et des Mitsvot, mais seule importe l’action concrète,
qui est nécessairement la première étape. On ne peut
en aucune façon attendre d’avoir compris pour agir.
(Likouteï Si’hot, tome 11, page 294)
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Partie intégrante de la chair
Les aliments se confondent à la chair et au sang. C’est
la raison pour laquelle l’homme acquiert le caractère de
ce qu’il mange. De ce fait, il est permis de consommer la viande
d’un animal cacher, mais non son sang. Car, la digestion modifie
la nature de la viande, avant de l’intégrer à la chair,
ce qui écarte le risque, alors que le sang, qui est liquide, en
deviendrait partie intégrante sans être modifié. Ceux
qui consomment abondamment du sang acquièrent ainsi pleinement
les caractères de leur âme animale.
(Likouteï Si’hot, tome 14, page 51)
* * *
Le rôle de la femme
Pour apporter l’élévation à la matière,
il est nécessaire de posséder une soumission profonde. Or,
une femme possède cette qualité d’une manière
naturelle, alors que “ l’homme est, par nature, conquérant
”. C’est précisément pour cela qu’il revient
généralement à la femme de préparer les aliments
que tous consomment par la suite.
(Likouteï Si’hot, tome 20, page 224)
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Le repas du Machia’h
Toute action doit être pénétrée de la conscience
de la délivrance et du Machia’h. Ceci s’applique également
à ce que l’on mange et à ce que l’on boit. En
effet, on doit attendre avec impatience le festin au cours duquel on servira
le Léviathan, le grand Buffle et le vin vieux. Bien plus, même
à l’issue d’un copieux repas, on aura encore faim de
ce festin et l’on affirmera donc à D.ieu que l’on se
trouve dans l’impossibilité d’accomplir pleinement
les termes du verset : “ Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras
l’Eternel ”, tant que le Saint béni soit-Il n’aura
pas dressé la table du monde futur.
(Discours du Rabbi, Chabbat Parchat Vayéra 5752-1991)
* * *
Ordre des bénédictions récitées en
différentes occasions[Retour
au Menu]
Quand on se lave les mains avant de consommer du pain, on dit :
Netila : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde(1),
Qui nous as sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné
le lavage des mains(2).
Quand on consomme du pain, on dit(3) :
Hamotsi : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui
fais sortir le pain de la terre(4).
Quand on consomme des aliments cuits à partir des cinq céréales,
le blé, l’orge, l’épeautre, l’avoine,
le seigle, à l’exception du pain, on dit :
Mezonot : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui
crées différentes sortes d’aliments.
Quand on boit du vin ou du jus de raisin, on dit(5) :
Hagafen : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui
crées le fruit de la vigne.
Quand on consomme un fruit de l’arbre, on dit :
Haets : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui
crées le fruit de l’arbre.
Quand on consomme un fruit qui ne pousse pas sur un arbre ou un légume,
on dit :
Haadama : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui
crées le fruit de la terre.
Quand on consomme de la viande, du poisson, du lait, un œuf, du
fromage, des champignons, de même que tous les liquides, à
l’exception du vin et du jus de raisin, on dit :
Chéhakol : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
dont la Parole est à l’origine de toute existence(6).
Quand on consomme un fruit pour la première fois de la saison,
on dit :
Chéhé’héyanou : Béni sois-Tu, Eternel
notre D.ieu, Roi du monde, Qui nous as faits vivre, nous as maintenus
et nous as faits parvenir à cette occasion.
Quand on appose une Mezouza(7), on dit :
Mezouza : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui
nous as sanctifiés par Ses Commandements et nous as ordonné
de fixer une Mezouza.
Quand on entend le tonnerre ou bien quand on voit un orage violent, une
tornade, un ouragan, un tremblement de terre, on dit :
Chéko’ho : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi
du monde, dont la force et la puissance emplissent le monde.
Quand on voit un éclair ou une étoile filante, on dit :
Béréchit : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi
du monde, Qui renouvelle la création originelle.
Quand on voit un arc-en-ciel, on dit(8) :
Zo’her : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui se souviens de l’alliance, es fidèle à Son alliance
et tiens Sa promesse.
Quand on reçoit de bonnes nouvelles, pour soi-même et pour
les autres, on dit :
Tov : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui es
bon et Qui fais le bien(9).
Quand on reçoit de mauvaises nouvelles(10), ce qu’à
D.ieu ne plaise, on dit :
Dayan : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Juge
de la vérité.
Quand on sent des plantes odoriférantes, on dit :
Bessamim : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, Qui
crées toutes sortes d’épices.
Quand on trempe de nouveaux ustensiles dans un bain rituel, on dit :
Kélim : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui nous as sanctifiés par Ses Commandements et nous as ordonné
l’immersion d’un ustensile (s’il y en a plusieurs :
des ustensiles).
Quand on pétrit de la pâte, avec de la farine et de l’eau,
selon les proportions prescrites, on doit prélever la ‘Hala
et, quand on le fait, on dit :
‘Hala : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui nous as sanctifiés par Ses Commandements et nous as ordonné
de prélever la ‘Hala.
Notes
(1) La formulation retenue par nos Sages pour la bénédiction
décrit la révélation de la Lumière divine
que celle-ci permet d’obtenir ici-bas. Barou’h, béni,
est de la même étymologie que Bré’ha, un bassin
recueillant l’eau de pluie. La bénédiction constitue,
au sein de la matière, un “ bassin ” s’emplissant
de la Lumière de D.ieu. Ata, sois-Tu s’écrit Aleph,
Tav, Hé. Le Aleph et le Tav sont la première et la dernière
lettres de l’alphabet, alors que le Hé, dont la valeur numérique
est cinq, fait allusion aux cinq organes de la parole. Ce terme représente
ainsi l’ensemble des formes de l’expression et il se rapporte
à l’Essence du Divin, transcendant cette expression. Le Nom
Adonaï, de la manière dont Il est écrit, est la contraction
des trois mots signifiant : “ Il a été, Il est, Il
sera ”. Il décrit ainsi la révélation de l’Essence
divine au point le plus haut de la création, en un stade qui transcende
encore le temps. Elohénou signifie “ notre D.ieu ”,
Celui que nous percevons comme Tel, lorsque Sa révélation
a d’ores et déjà intégré la dimension
du temps. Méle’h, le Roi, montre que D.ieu règne,
de manière effective, sur la création. Enfin Ha Olam, “
du monde ” marque la pleine révélation de la Lumière
de D.ieu au sein de la matière du monde.
(2) L’eau fait allusion au jet de la compréhension. Elle
est versée sur les dix doigts qui évoquent les dix Attributs
de D.ieu. En effet, une émotion parvient à la perfection
uniquement lorsqu’elle est le fruit de la compréhension.
(3) Le traité Bera’hot 35a enseigne : “ Un verset (Tehilim
24, 1) dit : ‘La terre et ce qui l’emplit appartiennent à
l’Eternel’ et un autre (Tehilim 115, 16) affirme : ‘Il
a donné la terre aux fils de l’homme’. En fait, ils
ne se contredisent pas. Le premier s’applique avant que l’on
ait récité une bénédiction et le second après
qu’on l’ait fait ”. Le Zohar en déduit : “
Quiconque mange sans avoir dit une bénédiction pour louer
l’Eternel est considéré comme s’il avait dérobé
la nourriture de Ses mains ”.
(4) Il est dit que “ le pain restaure le cœur de l’homme
”. Pour que la terre le produise, un agriculteur “ exprime
sa foi en Celui Qui possède la vie éternelle et sème
”, s’imposant ainsi un âpre labeur dont l’issue
finale n’est nullement certaine. En effet, c’est la bénédiction
de D.ieu qui nourrit l’homme et non son travail, lequel n’a
pas d’autre finalité que de forger le réceptacle en
lequel cette bénédiction pourra se révéler.
(5) Une bénédiction spécifique lui est réservée
parce qu’il est dit : “ Le vin réjouit le cœur
de l’homme ”. De la sorte, l’importance de la joie est
clairement établie, ainsi qu’il est dit : “ Servez
D.ieu dans la joie ”. Et, commentant le verset : “ Parce que
tu n’as pas servi l’Eternel ton D.ieu dans la joie, lorsque
tu disposais de tout, tu serviras tes ennemis ”, le Ari Zal souligne
: “ Une pratique rigoureuse de la Mitsva qui serait uniquement dépourvue
de joie, justifierait, à elle seule, le départ en exil,
pour y servir ses ennemis ”.
(6) De nombreux Justes quittèrent ce monde après avoir bu
un verre d’eau en récitant cette bénédiction.
De la sorte, ils acceptaient la sentence et ils proclamaient que le verdict
émanait bien de : “ Sa Parole ”. En outre, ils rendaient
l’âme avant d’avoir pu réciter la bénédiction
finale, exprimant ainsi leur foi en la résurrection, après
laquelle ils pourraient réciter cette bénédiction.
Selon la tradition ‘hassidique, plusieurs épouses des maîtres
de ‘Habad quittèrent le monde de cette façon.
(7) Dès que l’on s’y installe en Erets Israël,
trente jours plus tard dans le reste du monde, bien que les Mezouzot aient
été apposées, sans bénédiction, depuis
le premier jour.
(8) L’usage de ‘Habad est de réciter effectivement
cette bénédiction, malgré les avis qui émettent
des réserves, à ce sujet.
(9) “ Qui es bon ” envers soi-même et “ Qui fais
le bien ” aux autres.
(10) Nos Sages disent, en effet : “ Tout comme il faut Le bénir
pour les bienfaits, on doit le faire également pour les malheurs
”.
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| Ordre de la bénédiction après le repas [Retour
au Menu] Avant les dernières ablutions
du repas, les jours où le Ta’hanoun est récité,
on dit :
Al : Sur les rives des fleuves de Babylone(1), nous nous sommes assis
là et nous avons pleuré, en nous souvenant de Sion. Aux
saules qui les bordent, nous avons suspendu nos harpes, car, là-bas,
nos oppresseurs nous demandaient des chants, nos tortionnaires des mélodies
joyeuses : “ Chantez-nous des chants de Sion ! ”. Comment
chanterions-nous le chant de l’Eternel sur une terre étrangère
? Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie.
Que ma langue se colle à mon palais, si je ne me souviens pas de
toi, si je ne place pas Jérusalem au sommet de ma joie. Eternel,
souviens-Toi, contre les fils d’Edom, du jour de Jérusalem,
lorsqu’ils disaient : “ Détruisez-la, détruisez-la,
jusqu’à sa fondation ”. Fille de Babylone, vouée
à la destruction, heureux est celui qui te rendra le mal que tu
nous as fait. Heureux est celui qui saisira tes enfants et les brisera
sur le rocher.
La Menatséa’h : Au chef des chantres, avec l’instrument
Neguinot, un Psaume, un cantique. Que D.ieu nous prenne en grâce
et qu’Il nous bénisse. Qu’Il éclaire Sa face
pour nous à jamais, afin que Ta voie soit connue sur la terre,
Ton salut parmi les nations. Alors, les peuples Te loueront, D.ieu, tous
les peuples Te loueront. Les nations se réjouiront et elles chanteront
joyeusement, car Tu jugeras les peuples avec équité et Tu
guideras les nations, sur la terre, pour toujours. En conséquence,
les peuples Te loueront, D.ieu, tous les peuples Te loueront. Alors, la
terre fournira sa production et D.ieu, notre D.ieu, nous bénira.
Que D.ieu nous bénisse et qu’on Le craigne, des coins les
plus reculés de la terre.
Si c’est un jour au cours duquel le Ta’hanoun n’est
pas récité, on dit :
Chir : Cantique des degrés. Quand l’Eternel fera revenir
les captifs de Sion, nous serons comme des rêveurs. Alors, notre
bouche s’emplira de rire et notre langue, de chants joyeux. Alors,
on dira, parmi les nations : “D.ieu accomplit de grandes réalisations
pour ceux-là ”. D.ieu accomplit de grandes réalisations
pour nous. Nous étions joyeux. Eternel, fais revenir nos exilés,
comme des ruisseaux sur un sol aride. Ceux qui sèment dans les
larmes récolteront avec des chants de joie. Celui qui part en pleurant,
portant les sacs de semence, reviendra en chantant joyeusement, portant
ses gerbes.
Livnei : Des fils de Kora’h, un Psaume, un chant, dont le thème
fondamental est l’éloge des saintes montagnes de Sion et
de Jérusalem. L’Eternel aime les portes de Sion plus que
tous les Sanctuaires de Yaakov. Car, des propos grandioses y sont prononcés
à ton propos, cité éternelle de D.ieu. Je mentionnerai
Rahav et Babylone à propos de ceux que J’aime. Voici, la
Philistie et Tyr, de même que l’Ethiopie : “ Celui-ci
est né là-bas ”. Et, à Sion, on dira : “
Cette personne et celle-là sont nées là-bas ”
et Il l’établira au-dessus des autres cités. L’Eternel
comptera, quand Il recensera les nations pour le Jugement, ceux qui disent
: “ Celui-ci est né là-bas ” pour l’éternité.
Les chanteurs, de même que les joueurs de flûte, diront :
“ Toutes mes pensées profondes sont pour Toi ”.
Chaque jour, on dit :
Avare’ha : Je louerai l’Eternel à tout moment. Sa
louange est toujours dans ma bouche. Au final, tout est connu. Crains
D.ieu et observe Ses Commandements, car telle est la finalité de
l’homme. Ma bouche prononcera l’éloge de l’Eternel
et toute chair bénira le Nom de Sa Sainteté pour l’éternité.
Quant à nous, nous bénirons D.ieu dès à présent
et pour toujours. Louez D.ieu !
Avant les dernières ablutions, on dit :
Zé : Ceci est la part de l’homme impie, émanant
de D.ieu et l’héritage qui lui est assigné par le
Tout-Puissant.
On se rince l’extrémité des doigts et on les passe
sur les lèvres(2) avant de dire la bénédiction après
le repas. Puis, l’on dit(3) :
Vayedaber : Et, il me dit : ceci est la table qui se trouve devant l’Eternel.
Lorsque trois hommes ou plus ont partagé le repas, l’un
d’entre eux invitent les autres à dire la bénédiction.
Celui qui conduit la bénédiction dit :
Rabotai : Messieurs, disons les bénédictions !
Les autres répondent :
Yehi : Que le Nom de l’Eternel soit béni, dès à
présent et pour l’éternité.
Celui qui conduit la bénédiction dit :
Yehi : Que le Nom de l’Eternel soit béni, dès à
présent et pour l’éternité. Avec votre permission,
messieurs, mes maîtres et mes sages, bénissons (en présence
de dix hommes : notre D.ieu) à Qui appartient ce que nous avons
consommé(4).
Les autres répondent :
Barou’h : Béni soit (en présence de dix hommes :
notre D.ieu) à Qui appartient ce que nous avons consommé
et par la bonté Duquel nous vivons.
Ceux qui n’ont pas pris part au repas répondent :
Barou’h : Béni soit (en présence de dix hommes :
notre D.ieu) et que Son Nom soit loué à jamais et pour l’éternité.
Celui qui conduit la bénédiction dit :
Barou’h : Béni soit (en présence de dix hommes :
notre D.ieu) à Qui appartient ce que nous avons consommé
et par la bonté Duquel nous vivons.
Lors d’un mariage ou des sept bénédictions qui le
suivent, celui qui conduit la bénédiction dit :
Rabotai : Messieurs, disons les bénédictions !
Les autres répondent :
Yehi : Que le Nom de l’Eternel soit béni, dès à
présent et pour l’éternité.
Celui qui conduit la bénédiction dit :
Yehi : Que le Nom de l’Eternel soit béni, dès maintenant
et pour l’éternité. Avec votre permission, messieurs,
maîtres et sages, bénissons (en présence de dix hommes
: notre D.ieu) Qui possède la joie dans Sa demeure et à
Qui appartient ce que nous avons consommé.
Les autres répondent :
Barou’h : Béni soit (en présence de dix hommes :
notre D.ieu) Qui possède la joie dans Sa demeure, à Qui
appartient ce que nous avons consommé et par la bonté Duquel
nous vivons.
Ceux qui n’ont pas pris part au repas répondent :
Barou’h : Béni soit (en présence de dix hommes :
notre D.ieu) Qui possède la joie dans Sa demeure et que Son Nom
soit loué à jamais et pour l’éternité.
Celui qui conduit la bénédiction dit :
Barou’h : Béni soit (en présence de dix hommes :
notre D.ieu) Qui possède la joie dans Sa demeure, à Qui
appartient ce que nous avons consommé et par la bonté Duquel
nous vivons.
Celui qui conduit conclut chacune des bénédictions suivantes
à voix haute. Les présents répondent alors Amen :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui nourrit le monde entier dans Sa bonté. Avec grâce, bonté
et miséricorde, Il donne sa nourriture à tout être
de chair, car Son bienfait(5) est éternel. Et, par Sa grande et
permanente bonté envers nous, nous ne manquons jamais de nourriture
et puissions-nous ne jamais en manquer, pour l’éternité,
pour Son grand Nom. Car, Il est un D.ieu bienveillant, procurant aliment
et soutien à tous. Il fait du bien à tous. Il prépare
la nourriture pour toutes Ses créatures, qu’Il a façonnées,
ainsi qu’il est dit : “ Tu ouvres la main et Tu satisfais
le désir de tout être vivant ”(6). Béni sois-Tu
Eternel, Qui nourris chacun(7).
Nodé: Nous Te rendrons grâce, Eternel notre D.ieu, car
Tu as fait hériter nos ancêtres d’une terre agréable,
bonne et spacieuse, Tu nous as fait sortir, Eternel notre D.ieu, du pays
de l’Egypte, Tu nous as libérés de la maison de la
servitude, pour Ton alliance que Tu as scellée dans notre chair(8),
pour Ta Torah, que Tu nous as enseignée, pour Tes Décrets,
que Tu nous as fait connaître(9), pour la vie, la grâce et
le bienfait que Tu nous as gracieusement accordés, pour la nourriture
que Tu nous dispenses et nous prodigues en permanence, chaque jour, en
tout moment, à toute heure,
A ‘Hanouka et à Pourim, on intercale ici ce qui suit(10).
Si l’on a oublié ce paragraphe, on le remplacera par le Hara’haman
correspondant, que l’on trouvera ci-dessous (à la note 33).
Veal : et pour les miracles, pour le salut, pour les actes de bravoure,
pour les délivrances et pour les merveilles que Tu as accomplis
pour nos ancêtres , en ces jours-là, à cette époque-là,
à ‘Hanouka, on dit :
Bimeï : à l’époque de Matityahou, fils de Yo’hanan,
le grand prêtre, l’Asmonéen et ses fils, lorsque la
royauté impie de Grèce se dressa contre Ton peuple, Israël,
pour lui faire oublier Ta Torah(11) et pour lui faire transgresser les
Décrets de Ta Volonté(12), Toi-même, dans Ta grande
miséricorde, Tu T’es tenu avec eux, au moment de leur détresse,
Tu as mené leur combat, Tu as défendu leurs droits, Tu as
vengé l’injustice qui leur avait été faite,
Tu as livré les puissants aux mains des faibles, les nombreux aux
mains de ceux qui étaient peu nombreux, les impurs dans les mains
de ceux qui étaient purs, les impies dans les mains des Justes,
les méchants dans les mains de ceux qui se consacraient à
Ta Torah. Pour Toi-même, Tu as forgé un Nom grand et saint
dans Ton monde. Pour Ton peuple, Israël, Tu as suscité un
grand salut et une délivrance, jusqu’à ce jour(13).
Par la suite, Tes enfants sont venus sur le lieu de Ta demeure. Ils ont
nettoyé Ton Temple, purifié Ton Sanctuaire, allumé
des lumières dans les cours de Ta sainteté. Et, ils ont
institué ces huit jours de ‘Hanouka pour rendre grâce
et pour louer Ton grand Nom.
à Pourim :
Bimeï : à l’époque de Morde’haï
et Esther, à Chouchan, la capitale, lorsque Haman l’impie
se dressa contre eux, voulut exterminer, assassiner et anéantir
tous les Juifs, des jeunes gens aux vieillards, les enfants et les femmes,
en un seul jour, le treizième du douzième mois, celui d’Adar,
avec leur butin comme pillage, Toi-même, dans Ta grande miséricorde,
Tu as détruit son dessein, Tu as déjoué son intention,
Tu as fait que le mal qu’il a conçu s’abatte sur sa
propre tête. Et, l’on a pendu lui-même et ses fils sur
des potences(14).
On reprend ici :
Veal : Pour tout ceci, Eternel notre D.ieu, nous Te rendons grâce
et nous Te bénissons(15). Que Ton Nom soit béni par la bouche
de tout être vivant, à jamais et pour l’éternité,
ainsi qu’il est écrit : “ Tu mangeras, tu te rassasieras
et tu béniras l’Eternel ton D.ieu pour la bonne terre qu’Il
t’a donnée ”(16). Béni sois-Tu, Eternel, pour
la terre et pour la nourriture(17).
Ra’hem : Eternel, notre D.ieu, prends en pitié Israël,
Ton peuple, Jérusalem, Ta ville, Sion, le Sanctuaire de Ton honneur,
le royaume de la maison de David Ton oint(18), la grande et sainte maison
qui porte Ton Nom. Notre D.ieu, notre Père, (en semaine(19) : fais-nous
paître), (le Chabbat et les fêtes(20) : notre Berger), nourris-nous,
satisfais nos besoins, assure notre subsistance, accorde-nous l’abondance
et libère-nous rapidement, Eternel notre D.ieu, de toutes nos afflictions.
De grâce, Eternel notre D.ieu, ne nous rends pas tributaire des
cadeaux des mortels ni de leurs prêts(21), mais uniquement de Ta
main pleine, ouverte, sainte et large, pour que nous ne soyons jamais
humiliés ou en disgrâce(22).
Le Chabbat, on dit :
Retsé : Accepte, Eternel notre D.ieu, de nous renforcer par Tes
Commandements et par le Précepte du septième jour, ce grand
et saint Chabbat. Car, ce jour est grand et saint devant Toi, pour s’y
abstenir de tout travail et pour s’y reposer, avec amour(23), comme
l’ordonne Ta Volonté. Et, par Ta bonne Volonté, Eternel
notre D.ieu, accorde-nous la tranquillité, afin qu’il n’y
ait pas de détresse, d’angoisse et de plainte en le jour
de notre repos. Eternel notre D.ieu, montre-nous la consolation de Sion,
Ta ville, la reconstruction de Jérusalem, la cité de Ta
sainteté, car Tu es le Maître de la délivrance et
le Maître de la consolation.
A Roch ‘Hodech, pendant les fêtes et à ‘Hol
Ha Moéd(24), on ajoute ce qui suit(25). Lorsque celui qui dirige
la bénédiction conclut ce paragraphe, tous les autres répondent
Amen, comme le précise le texte.
Elohénou : Notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que montent,
que parviennent, qu’atteignent, que soient vues, que soient acceptés,
que soient entendus, que soient rappelés, que soient remémorés
devant Toi notre souvenir, notre mémoire, le souvenir de nos ancêtres,
le souvenir du Machia’h, fils de David Ton serviteur, le souvenir
de Jérusalem, ville de Ta sainteté, le souvenir de tout
Ton peuple, la maison d’Israël, pour la délivrance,
pour le bien-être, pour la grâce, pour le bienfait, pour la
miséricorde, pour une bonne vie, pour la paix, en ce jour
à Roch ‘Hodech : à Pessa’h : à Chavouot
:
de Roch ‘Hodech , de la fête des Matsot, de la fête
de Chavouot,
à Soukkot : à Chemini Atséret : à Roch Hachana
:
de la fête de Soukkot, de la fête de Chemini Atséret,
du souvenir,
à Pessa’h, à Chavouot, à Soukkot et à
Roch Hachana, à l’exception de ‘Hol Ha Moéd
:
en ce jour de fête, de convocation sacrée.
Souviens-Toi de nous, en ce jour, Eternel notre D.ieu, pour le bien (les
présents disent : Amen). Rappelle-Toi de nous, en ce jour, pour
la bénédiction (les présents disent : Amen). Sauve-nous,
en ce jour, pour une bonne vie (les présents disent : Amen). Du
fait de la promesse de la délivrance et de la compassion, Tu auras
pitié, Tu nous prendras en grâce, Tu éprouveras de
la compassion pour nous et Tu nous sauveras, car nos yeux sont tournés
vers Toi, car Tu es, D.ieu, un Roi miséricordieux et compatissant.
Ouvné : Et, reconstruis Jérusalem, la ville sainte, rapidement
et de nos jours. Béni sois-Tu, Eternel Qui, dans Sa miséricorde,
reconstruis Jérusalem(26), Amen(27).
Si l’on a omis les passages spécifiques au Chabbat, au Roch
‘Hodech, aux fêtes et que l’on s’en souvienne
avant de commencer la bénédiction suivante, on dira le passage
correspondant, ci-dessous. Si l’on s’en souvient après
avoir commencé la bénédiction suivante, on devra
répéter toute la bénédiction après
le repas. Ceci s’applique au Chabbat et aux fêtes, à
Pessa’h, à Chavouot, à Soukkot, de même qu’au
repas du soir de Roch Hachana. En revanche, à Hol Ha Moéd,
à Roch ‘Hodech, pour le troisième repas du Chabbat
et des fêtes ou bien pour la journée de Roch Hachana, on
ne répète pas cette bénédiction.
le Chabbat, on dit :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as donné des Chabbats pour le repos à Son peuple, Israël,
avec amour, comme signe(28) et comme alliance. Béni sois-Tu, Eternel,
Qui sanctifies le Chabbat.
les fêtes, on dit :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as donné des fêtes à Son peuple, Israël,
pour l’allégresse et pour la joie, ce jour de la fête
de (on mentionne le nom de la fête). Béni sois-Tu, Eternel,
Qui sanctifies Israël et les saisons(29).
à Roch Hachana, on dit :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as donné des fêtes à Son peuple, Israël,
pour le souvenir, ce jour du souvenir. Bénis sois-Tu, Eternel,
Qui sanctifies Israël et le jour du souvenir(30).
à ‘Hol Ha Moéd, on dit :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as donné des jours festifs à Son peuple, Israël
pour l’allégresse et pour la joie, ce jour de la fête
de (on mentionne le nom de la fête).
à Roch ‘Hodech, on dit :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as donné des jours de Roch ‘Hodech à Son peuple,
Israël, pour le souvenir.
si le Chabbat coïncide avec Roch ‘Hodech, une fête ou
‘Hol Ha Moéd, on dit :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as donné des Chabbats pour le repos à Son peuple, Israël,
avec amour, comme signe et comme alliance, des fêtes (à Hol
Ha Moéd : des jours festifs) pour l’allégresse et
pour la joie, ce jour de la fête de (le nom de la fête), (à
Roch Hachana :) des fêtes pour le souvenir, ce jour du souvenir,
(à Roch ‘Hodech :) des Roch ‘Hodech pour le souvenir.
Béni sois-Tu, Eternel, Qui sanctifies le Chabbat, Israël et
les saisons, (à Roch Hachana :) et le jour du souvenir (à
Roch ‘Hodech :) et les Roch ‘Hodech.
On reprend ici :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
D.ieu bienveillant, notre Père, notre Roi, notre Puissance, notre
Créateur, notre Libérateur, Qui nous as faits, Qui es saint
pour nous, Qui es saint pour Yaakov, notre Berger, le Berger d’Israël,
Roi Qui es bon et Qui fais du bien à tous, chaque jour(31). Il
nous a prodigué Ses bienfaits, Il nous prodigue Ses bienfaits,
Il nous prodiguera Ses bienfaits. Il nous a accordé, nous accorde
et nous accordera toujours la grâce, le bien et la miséricorde,
l’apaisement, le salut et le succès, la bénédiction
et la délivrance, la consolation, la subsistance et le soutien,
la compassion, la vie, la paix et tout le bien. Et, puisse-t-Il ne jamais
nous faire manquer d’aucun bien(32).
Hara’haman : (33)Que Celui Qui est miséricordieux règne
sur nous pour l’éternité.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux soit béni
dans les cieux et sur la terre.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux soit loué
en toutes les générations, qu’Il se glorifie par nous
à jamais et pour l’éternité, qu’Il soit
magnifié par nous, pour toujours.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux assure notre
subsistance avec honneur.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux brise le
joug de l’exil (selon une autre version(34) : des peuples) de nos
épaules et qu’Il nous conduise, la tête haute, sur
notre terre.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux envoie une
abondante bénédiction dans cette maison et sur cette table,
à laquelle nous avons mangé.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux nous envoie
le prophète Elie, que l’on se souvienne de lui pour le bien
et qu’il nous annonce de bonnes nouvelles, la délivrance
et la consolation.
De nombreux ‘Hassidim ont coutume d’intercaler ici le passage
suivant :
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux bénisse
notre maître, notre professeur et notre Rabbi.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux bénisse
mon père et maître, propriétaire de cette maison,
de même que ma mère et maîtresse, propriétaire
de cette maison(35), eux-mêmes, leur foyer, leur descendance et
tout ce qui leur appartient, nous et tout ce qui nous appartient, comme
Il a béni nos ancêtres, Avraham, Its’hak et Yaakov,
en tout, de tout, avec tout(36). Qu’ainsi Il nous bénisse
tous ensemble (ceux qui ont contracté l’alliance), avec une
bénédiction parfaite et nous dirons Amen.
Mimarom : Des cieux, que l’on invoque le mérite, sur lui(37)
et sur nous, qui apportera une paix durable. Et, que nous recevions la
bénédiction de l’Eternel, le bienfait du D.ieu de
notre délivrance. Et, nous trouverons la grâce et un bon
entendement, aux yeux de D.ieu et des hommes.
Le paragraphe relatif à la circoncision est intercalé ici.
Le Chabbat, on dit :
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux nous fasse
hériter du jour qui sera entièrement Chabbat et repos pour
l’éternité(38).
Le Roch ‘Hodech, on dit :
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux renouvelle
pour nous ce mois, pour le bien et pour la bénédiction.
Lors des fêtes(39), on dit :
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux nous fasse
hériter du jour qui sera entièrement bon.
A Roch Hachana, on dit :
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux renouvelle
pour nous cette année pour le bien et pour la bénédiction.
A Soukkot et ‘Hol Ha Moéd Soukkot, on dit :
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux restaure
pour nous la Soukka de David(40) qui s’effondre.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux nous accorde
le privilège d’atteindre la période du Machia’h
et la vie du monde futur.
Les jours de semaine, on dit : Le Chabbat, à Roch ‘Hodech
et ‘Hol Ha Moéd, on dit :
Il donne une grande délivrance(41) Il est la Tour de la délivrance(42)
pour Son roi et Il prodigue le bien à Son oint, à David
et à Sa descendance, pour l’éternité. Celui
Qui instaure la paix dans les cieux fera la paix pour nous et pour tout
Israël. Et, nous dirons Amen.
Yereou : Craignez l’Eternel, vous qui êtes saints pour Lui,
car rien ne manque à ceux qui Le craignent. Les lionceaux sont
dans le besoin et ils sont affamés, alors que ceux qui recherchent
l’Eternel ne manqueront d’aucun bien. Louez l’Eternel,
car Il est bon, car Son bienfait(43) est éternel. Tu ouvres la
main et Tu satisfais le désir de chaque être vivant(44).
Béni soit l’homme qui place sa confiance en l’Eternel.
L’Eternel sera sa Sécurité.
Le paragraphe relatif au mariage est intercalé ici.
Celui qui a dirigé la bénédiction après le
repas soulève un verre de vin(45) et dit :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui Crées le fruit de la vigne.
Notes
(1) Nos Sages enseignent que : “ celui qui prend son repas sans
avoir répété des paroles de la Torah est considéré
comme ayant consommé les sacrifices des morts ”. C’est
la raison pour laquelle un Psaume est récité, avant la conclusion
de ce repas et la bénédiction qui lui fait suite. En un
jour où les supplications du Ta’hanoun sont dites, on récite
le Psaume 137, décrivant l’exil de Babylone, afin de commémorer
la destruction du Temple. En un jour de joie, lorsque le Ta’hanoun
est omis, on récite le Psaume 126, qui fait référence
à la délivrance, afin de susciter le désir de l’obtenir.
(2) A Pessa’h, en revanche, on ne passe pas les doigts sur les lèvres
pour ne pas risquer d’humecter un fragment de Matsa qui pourrait
s’y trouver.
(3) En tenant un verre de vin, même en l’absence du quorum
de dix personnes, dans la paume de la main droite, avec les doigts recourbés,
jusqu’à la fin du troisième paragraphe de la bénédiction
après le repas. On le repose ensuite sur la table.
(4) Selon le traité Sotta 10b, notre père Avraham employait
la même formulation quand il demandait à ses invités,
dans le désert, de bénir D.ieu pour le repas qu’il
venait de leur servir. En effet, D.ieu lui avait confié la mission
de faire connaître Son existence dans le monde, bien plus d’expliquer
que l’univers n’est qu’une partie de Lui-même,
tirant la vitalité de Sa Parole, sans laquelle il retournerait
au néant.
(5) En prononçant le mot ‘Hasdo, “ Son bienfait ”,
on doit accentuer le Samé’h.
(6) Ce verset, qui figure dans le Psaume 150, devenu la prière
Achreï, décrit de la façon la plus parfaite, la manière
dont les bienfaits divins s’exercent envers les hommes. Celui qui
médite à ses termes saura reconnaître le doigt de
D.ieu en tous les événements de sa vie. C’est la raison
pour laquelle, affirment nos Sages, “ celui qui dit la prière
Achreï trois fois par jour ”, deux fois dans la prière
du matin et une troisième dans celle de l’après-midi,
“ est assuré d’avoir part au monde futur ”.
(7) C’est Moché notre maître qui composa ce premier
paragraphe de la bénédiction suivant le repas, afin de rendre
grâce à D.ieu pour avoir accordé la manne à
Israël, après la sortie d’Egypte.
(8) Rachi, commentant le traité Bera’hot 48b, précise
que cette allusion à la circoncision figure dans le paragraphe
louant D.ieu pour le don d’Erets Israël, car notre père
Avraham ne put recevoir la promesse de la Terre Sainte qu’après
avoir pratiqué cette circoncision.
(9) D.ieu “ enseigne ” la Torah aux hommes, car Il attend
d’eux de l’étudier par toutes les forces de leur intellect.
En revanche, Il leur “ fait connaître ” Ses Décrets,
car ceux-ci doivent être mis en application avec une soumission
parfaite et non sur la base d’une approche rationnelle.
(10) Les passages relatifs à ‘Hanouka et à Pourim
sont des actions de grâce pour les miracles qui sont commémorés
par ces fêtes. C’est pour cela qu’ils ont été
inclus dans un paragraphe se concluant par : “ Nous Te rendons grâce
et nous Te bénissons ”.
(11) “ Ta Torah ” et non “ la Torah ”, car les
Grecs ne remettaient pas en cause le principe d’un code moral. Ils
contestaient uniquement son origine divine et le fait qu cette référence
transcende toute rationalité, faisant uniquement appel à
la soumission des hommes.
(12) Les Décrets, ‘Houkim, dépourvus de toute référence
logique, étaient réfutés par les Grecs, à
la différence, par exemple, des Michpatim, les Jugements, recevant
une formulation rigoureusement logique.
(13) Qui est encore célébrée par la fête de
‘Hanouka.
(14) Haman fut pendu sur la potence qu’il avait personnellement
fait dresser pour Morde’haï.
(15) La Guemara (Bera’hot 49b) précise que ce paragraphe
de bénédiction pour la Terre Sainte doit à la fois
commencer et finir par une action de grâce, de sorte que celle-ci
soit prononcée non seulement pour Erets Israël mais aussi
pour tout ce qui est mentionné dans ce passage.
(16) C’est de ce verset que l’on déduit l’obligation
de réciter une bénédiction après le repas.
Toutefois, comme l’indique sa formulation, on est tenu de le faire
uniquement dans la mesure où l’on est rassasié. Néanmoins,
nos Sages ont établi que la consommation d’une trentaine
ou d’une soixantaine de grammes de pain suffit pour se trouver dans
l’obligation de dire cette bénédiction. Et, D.ieu
avança précisément cet argument pour faire l’éloge
des enfants d’Israël devant les anges : “ Observez l’attitude
de Mes enfants ! La Torah leur impose une bénédiction seulement
quand ils sont rassasiés, mais ils adoptent, de leur propre chef,
une attitude plus rigoriste et ils la disent également s’ils
n’ont consommé que trente ou soixante grammes ”.
(17) C’est Yochoua qui composa ce second paragraphe de la bénédiction
suivant le repas, afin de rendre grâce à D.ieu après
que le peuple d’Israël ait pris possession de la Terre Sainte.
Lui-même démontra ainsi à D.ieu à quel point
il avait pu apprécier d’entrer en Erets Israël, ce qui
avait été refusé à Moché, son maître.
(18) Le traité Bera’hot 49a enseigne : “ Celui qui
ne mentionne pas ici la royauté de David ne s’est pas acquitté
de son obligation ”, En effet, explique Rachi, “ c’est
le roi David qui a sanctifié la ville de Jérusalem ”.
(19) Lorsqu’il est permis de travailler, D.ieu nous “ fait
paître ”, de manière effective, en révélant
la bénédiction dans l’action de nos mains.
(20) Lorsqu’il est interdit de travailler, on peut uniquement constater
que D.ieu est “ notre Berger ”, Qui nous “ fera paître
” pendant la semaine.
(21) Ainsi, disent nos Sages : “ Celui qui haït les cadeaux
aura une longue vie ”.
(22) Par l’homme qui justifierait les railleries du jour par les
complaisances de la veille.
(23) Le Chabbat fut donné à Mara, peut avant que les enfants
d’Israël parviennent près du mont Sinaï. Constatant
leur soif de mettre en pratique les Mitsvot, D.ieu leur en transmit d’ores
et déjà quelques-unes, qu’ils acceptèrent avec
amour. Près du mont Sinaï, en revanche, le sentiment dominant
fut la crainte et la coercition, car “ D.ieu plaça la montagne
au-dessus d’eux, comme un tonneau ” qui se serait abattu sur
eux s’ils avaient refusé la Torah. Ils ne l’acceptèrent
donc pas “ avec amour ”, comme ce fut le cas pour le Chabbat.
(24) Si ces jours sont également un Chabbat on dit d’abord
le paragraphe précédent, puis celui-ci.
(25) En ces jours particuliers, on prie pour la reconstruction du Temple,
afin de pouvoir y offrir les sacrifices spécifiques à ces
fêtes. C’est pour cela que cet ajout est fait dans le paragraphe
se concluant par : “ Et, reconstruis Jérusalem, la ville
sainte, rapidement et de nos jours ”.
(26) Selon le traité Bera’hot 48b, ce troisième et
dernier paragraphe fut rédigé par le roi David et son fils
Chlomo. Ainsi, David, qui avait conquis Jérusalem, mentionna :
“ Israël, Ton peuple, Jérusalem, Ta ville ”. Puis,
Chlomo, qui avait construit le Temple, ajouta : “ la grande et sainte
maison qui porte Ton Nom ”.
(27) D’ordinaire, il est interdit de répondre Amen à
sa propre bénédiction. Une exception est faite, en l’occurrence,
afin d’établir une distinction entre les trois premiers paragraphes
de la bénédiction après le repas, qui sont instaurés
par la Torah et le quatrième, qui est introduit par nos Sages.
(28) Le Chabbat est défini comme un signe et les Tefillin le sont
également. C’est la raison pour laquelle on ne les porte
pas pendant le Chabbat. La nature même de ce jour en dispense.
(29) De fait, il importe que les fêtes soient toujours célébrées
à la même saison. De ce fait, un second mois d’Adar
est introduit chaque fois que cela est nécessaire pour s’assurer
que la fête de Pessa’h survient toujours au printemps, ainsi
qu’il est dit : “ Car, c’est en le mois du printemps
que l’Eternel t’a fait sortir de l’Egypte ”.
(30) Le “ souvenir du premier jour ”, qui fut le sixième
de la création originelle, celui de la création de l’homme.
(31) Ce quatrième paragraphe de la bénédiction après
le repas a été instauré par les élèves
de Rabban Gamliel, lorsqu’ils constatèrent que les corps
des Juifs assassinés à Bétar par les Romains, quand
ils réprimèrent la révolte de Bar Ko’hba, étaient
restés intacts pendant de nombreuses années, ce qui avait
permis de leur donner une sépulture, comme le rapporte le traité
Bera’hot 48b. Il est donc dit ici que D.ieu : “ est bon et
fait du bien ”, Il “ est bon ” pour avoir conservé
ces corps et “ Il fait du bien ” pour avoir permis qu’ils
soient portés en terre.
(32) Ici, il convient de ne pas répondre Amen.
(33) Celui qui a oublié d’intercaler les paragraphes relatifs
à ‘Hanouka et Pourim le fera ici en les introduisant par
: “ Que Celui Qui est miséricordieux nous fasse des miracles
comme Il en a faits à nos ancêtres, en ces jours-ci, à
cette période-là, à l’époque de…
”.
(34) C’est celle-ci que le Rabbi retient.
(35) Chacun récite ce passage, y compris un invité ou bien,
ce qu’à D.ieu ne plaise, celui qui n’a pas de parents.
(36) Ces trois expressions correspondent aux trois Patriarches, puisqu’il
est dit (Béréchit 24, 1) : “ Et, D.ieu bénit
Avraham en tout ”, que Its’hak dit (Béréchit
27, 33) : “ J’ai mangé de tout ” et Yaakov (Béréchit
33, 11) : “ D.ieu m’a accordé Sa grâce et m’a
comblé avec tout ”. Nos Sages en déduisent que : “
le Saint béni soit-Il fit goûter aux Patriarches le monde
futur de leur vivant ”. De ce fait, ils parvinrent à la perfection
du service de D.ieu et ils échappèrent à l’emprise
du mal.
(37) Sur le maître de maison.
(38) La période messianique sera, en effet, le Chabbat de la création.
(39) C’est-à-dire également à Roch Hachana
et à Soukkot.
(40) Le Temple. Le Roi David, en effet, souhaita ardemment que celui-ci
porte son nom.
(41) Ces mots figurent dans le Psaume 18, que David rédigea avant
de devenir roi. Ils conviennent donc aux jours de semaine.
(42) Ces mots figurent dans le Psaume 22 que le roi David rédigea
après avoir acquis toute sa puissance. Ils conviennent donc au
Chabbat et aux fêtes.
(43) En prononçant le mot ‘Hasdo, “ Son bienfait ”,
on doit accentuer le Samé’h.
(44) Ce verset, qui figure dans le Psaume 150, devenu la prière
Achreï, décrit de la façon la plus parfaite, la manière
dont les bienfaits divins s’exercent envers les hommes. Celui qui
médite à ses termes saura reconnaître le doigt de
D.ieu en tous les événements de sa vie. C’est la raison
pour laquelle, affirment nos Sages, “ celui qui dit la prière
Achreï trois fois par jour ”, deux fois dans la prière
du matin et une troisième dans celle de l’après-midi,
“ est assuré d’avoir part au monde futur ”.
(45) Celui qu’il avait reposé à l’issue du troisième
paragraphe de la bénédiction après le repas. Il en
boit la majeure partie.
Paragraphe relatif à la circoncision
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux bénisse
le père de l’enfant et sa mère. Qu’ils aient
le mérite de l’éduquer, de le former, de lui conférer
la sagesse. A partir du huitième jour, son sang est agréé(1).
Et, que l’Eternel son D.ieu soit avec lui(2).
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux bénisse
la personne qui a tenu l’enfant pendant la circoncision. Cet homme,
avec entrain, a accompli cette bonne action dans la joie. Que son acte
soit récompensé et que sa rétribution soit double(3).
Qu’il soit placé sans cesse plus haut.
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux bénisse
l’enfant tendre qui a été circoncis à huit
jours. Que ses mains et son cœur soient fidèles à D.ieu.
Qu’il ait le mérite d’observer la Présence de
D.ieu, trois fois par an(4).
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux bénisse
l’homme ayant circoncis la chair du prépuce, découvert
le gland et exécuté la succion du sang de cette circoncision.
Si un homme craintif ou au cœur faible n’accomplit pas ces
trois parties de la Mitsva, son service n’est pas valable(5).
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux, par le mérite
du sang de la circoncision(6), nous envoie Son Machia’h qui avance
dans la perfection, afin d’annoncer de bonnes nouvelles et la consolation
au peuple unique, disséminé et éparpillé parmi
les nations(7).
Hara’haman : Que Celui Qui est miséricordieux nous envoie
Elie le prêtre vertueux, qui a été pris pour être
caché, jusqu’à ce que son trône, resplendissant
comme le soleil et les pierres précieuses, soit préparé
pour lui(8). Il a couvert son visage de son manteau et s’en est
enveloppé(9). Mon alliance de vie et de paix a été
conclue avec lui(10).
Notes
(1) Tout comme un animal devait avoir au moins huit jours afin de pouvoir
être sacrifié dans le Temple, le sang de cet enfant de huit
jours a été versé et il est désormais consacré
au service de D.ieu.
(2) Avant que Avraham pratique la circoncision, il ne pouvait pas recevoir
directement la révélation divine. De ce fait, chaque fois
que D.ieu lui apparaissait, il tombait, face contre terre. Après
l’avoir pratiqué, en revanche, il fut en mesure de recevoir
cette révélation et, trois jours après sa circoncision,
alors qu’il accueillait les anges, ses hôtes, D.ieu se révéla
à lui et, cette fois-là, il resta debout.
(3) D’une part, ce Sandak a tenu l’enfant pour que l’on
pratique la circoncision. D’autre part, il l’a fait avec joie.
Ceci justifie qu’il reçoive une double récompense.
Le Rabbi a coutume d’accorder sa bénédiction à
un Sandak en lui souhaitant d’être riche.
(4) Lors des trois fêtes de pèlerinage, dans le Temple reconstruit,
après la venue du Machia’h.
(5) Nos Sages disent, en effet : “ Celui qui circoncit, mais ne
retourne pas le gland, est considéré comme s’il n’avait
pas pratiqué la circoncision ”.
(6) Puisque ce même mérite provoqua la sortie d’Egypte,
première délivrance et référence de toutes
les suivantes, en particulier de la rédemption messianique, qui
sera définitive.
(7) Selon l’expression employée par Haman devant Assuérus,
de laquelle on peut donner une lecture positive : “ Bien qu’il
soit disséminé et éparpillé parmi les nations
”, il n’en est pas moins, “ un peuple unique ”,
un peuple qui a la conscience de l’Unique du monde.
(8) Comme on le fait à chaque circoncision, en annonçant
: “ Ceci est le trône d’Elie, dont le souvenir est positif
”.
(9) Il est caché, mais n’est pas mort. Il est chargé
d’annoncer la venue du Machia’h et l’avènement
de l’ère messianique.
(10) Faisant de lui l’annonciateur de la rédemption.
Paragraphe relatif au mariage[Retour
au Menu]
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as tout créé pour Sa gloire(1).
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui crées l’homme.
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui a façonné l’homme à Son image(2), lui a
donné Son apparence(3), a fixé sa forme et a préparé
pour lui un édifice éternel. Béni sois-Tu, Eternel,
Qui crées l’homme.
Sos : Que Jérusalem, la stérile(4), se réjouisse
et soit en liesse, lorsque ses enfants se rassemblent en elle, avec joie.
Béni sois-Tu, Eternel, Qui réjouis Sion par ses enfants.
Sama’h : Accorde une joie intense aux amis qui s’aiment,
comme Tu as réjoui Ta créature dans le jardin d’Eden,
auparavant(5). Béni sois-Tu, Eternel, Qui réjouis le marié
et la mariée.
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui as créé la joie et l’allégresse, le marié
et la mariée, la satisfaction, la jubilation, le contentement et
le plaisir, l’amour, l’amitié, l’harmonie, la
fraternité. Eternel, notre D.ieu, fais que l’on entende bientôt,
dans les cités de Judée et dans les rues de Jérusalem,
la voix de la joie et la voix de l’allégresse, la voix du
marié et la voix de la mariée, la voix de l’exultation
des mariés sous leur dais nuptial et des jeunes gens, à
leurs banquets joyeux. Béni sois-Tu, Eternel, Qui réjouis
le marié avec(6) la mariée.
Celui qui dirige la bénédiction soulève le verre
de vin et dit(7) :
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde,
Qui crées le fruit de la vigne.
Notes
(1) En particulier l’institution du mariage.
(2) Selon les Attributs de l’intellect.
(3) Selon les Attributs de l’émotion.
(4) Ce qu’elle semble être, pendant la période de l’exil,
lorsque ses enfants l’ont quittée.
(5) Avant que ne soit commise la faute de l’arbre de la connaissance
du bien et du mal.
(6) Seulement “ avec ” tant que leur union n’est pas
encore pleinement scellée, ce qui sera le cas à l’issue
du mariage.
(7) Il en boit la majeure partie, mélange ce qui reste au contenu
d’un second verre, sur lequel ont été récitées
les sept bénédictions, puis il transmet un verre au marié
et le second à la mariée.
|
| Bénédiction après certains aliments [Retour
au Menu] La bénédiction suivante
est récitée après un aliment confectionné
à partir de l’une des cinq céréales (le blé,
l’orge, l’épeautre, l’avoine, le seigle), après
le vin ou bien les raisins, les figues, les grenades, les olives et les
dattes. Si l’on a consommé plusieurs de ces aliments, on
peut combiner les bénédictions, comme cela est indiqué
ci-dessous.
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
pour
après un aliment préparé avec l’une des cinq
céréales : après le vin et le jus de raisin :
la subsistance et la nourriture, la vigne et son fruit,
après les raisins, les figues, les grenades, les olives et les
dattes :
l’arbre et le fruit de l’arbre,
pour le produit du champ, pour la terre agréable, bonne et large
que Tu as bien voulu donner en héritage à nos ancêtres,
afin d’en manger le fruit et pour se rassasier de son bien. De grâce,
Eternel, notre D.ieu, aie pitié d’Israël, Ton peuple,
de Jérusalem, Ta cité, de Sion, le Sanctuaire de Ta gloire,
de Ton autel et de Ton Temple. Et, reconstruis Jérusalem, la ville
sainte, rapidement et de nos jours, conduis-nous vers elle, réjouis-nous
en elle et nous Te bénirons dans la sainteté et la pureté,
le Chabbat :
et veuille nous renforcer en ce jour du Chabbat
à Roch ‘Hodech, pendant les fêtes ou à Hol
Ha Moéd :
et souviens-Toi de nous, pour le bien en ce jour de
à Roch ‘Hodech : à Pessa’h : à Chavouot
:
Roch ‘Hodech, la fête des Matsot, la fête de Chavouot,
à Roch Hachana : à Soukkot : à Chemini Atséret
:
la fête du souvenir, la fête de Soukkot, la fête de
Chemini Atséret,
car, Eternel, Tu es bon et Tu fais le bien à tous. Et, nous Te
louerons pour la terre et pour
après un aliment préparé avec l’une des cinq
céréales : après le vin et le jus de raisin :
la subsistance. le fruit de la vigne.
après les raisins, les figues, les grenades, les olives et les
dattes :
les fruits.
Béni sois-Tu, Eternel, pour la terre et pour
après un aliment préparé avec l’une des cinq
céréales : après le vin et le jus de raisin :
la subsistance. le fruit de la vigne.
après les raisins, les figues, les grenades, les olives et les
dattes :
les fruits.
Bénédiction après les autres aliments et
les boissons
Barou’h : Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde,
Qui crées de nombreux êtres vivants, avec leurs besoins,
pour tout ce que Tu as suscité afin de vivifier l’âme
de toute créature. Béni soit Celui Qui est la vie des mondes.
Guide des bénédictions[Retour
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Aliment Bénédiction
A
Abricot Haets
Agneau Chéhakol
Ail frit Haadama
Amande Haets
Ananas Haadama
Asperge Haadama
Aspirine n’ayant pas de goût(1) pas de bénédiction
Aubergine Haadama
Avocat Haets
B
Banane(2) Haadama
Barbe à papa Chéhakol
Barre au sésame dont les grains ne sont pas reconnaissables Chéhakol
Barre au sésame dont les grains sont reconnaissables Haadama
Barre de chocolat avec des noisettes Chéhakol
Barre de chocolat sans noisettes Chéhakol
Bâton de réglisse contenant l’une des cinq céréales(3)
Mezonot
Beignet aux fruits Mezonot
Beurre de cacahuètes avec des morceaux de cacahuètes Haadama
Beurre de cacahuètes sans morceaux de cacahuètes Chéhakol
Biscuit (4) Mezonot
Biscuit au gingembre Mezonot
Biscuit salé (5) Mezonot
Blé cru, grillé, cuit à la vapeur ou soufflé(6)
Haadama
Bœuf Chéhakol
Boisson au chocolat(7) Chéhakol
Bouillon Chéhakol
Bouillon de poulet sans pâtes Chéhakol
Bouillon de poulet avec des pâtes cuites séparément,
quand on à l’intention de
consommer, de manière identique, à la fois le bouillon et
les pâtes :
sur les pâtes, tout d’abord Mezonot
puis, sur la soupe Chéhakol
Bouillon de poulet avec des pâtes cuites séparément,
si une petite quantité de pâtes a été cuite
avec le bouillon :
sur la soupe, tout d’abord Chéhakol
puis, sur les pâtes Mezonot
Bouillon de poulet avec des pâtes cuites séparément,
si une grande quantité de pâtes a été cuite
avec le bouillon :
sur l’ensemble Mezonot
Boulette de poisson Chéhakol
Boulette de viande Chéhakol
Brandy Chéhakol
Bretzel(8) Mezonot
Brocolis Haadama
Brochet Chéhakol
Brugnon Haets
C
Cacahuète Haadama
Cacahuète enrobée de chocolat(12) Chéhakol
Café(7) Chéhakol
Café glacé Chéhakol
Cake Mezonot
Canard Chéhakol
Carpe Chéhakol
Carotte crue(9) Haadama
Carotte cuite Haadama
Céleri Haadama
Céréales pour le petit déjeuner, y compris quand
elles sont consommées
avec du lait :
si les céréales sont à base de farine d’avoine(10)
Mezonot
si les céréales sont à base de farine de blé
Mezonot
si les céréales sont à base de farine de maïs
et d’avoine Mezonot
si les céréales sont à base de farine de riz(11)
Chéhakol
Cerise Haets
Champagne Haguafen
Champignon Chéhakol
Chips Haadama
Chocolat(12) Chéhakol
Chou cuit ou en salade Haadama
Chou de Bruxelles Haadama
Chou farci avec de la viande Chéhakol
Chou fleur Haadama
Choucroute Haadama
Ciboulette Chéhakol
Cidre Chéhakol
Citron cru, s’il est mangeable Chéhakol
Citronnade Chéhakol
Clémentine Haets
Compote de pommes Haets
Compote contenant des morceaux de fruits de la terre Haadama
Compote contenant des morceaux de fruits de l’arbre Haets
Compote ne contenant que du jus de fruits(13) Chéhakol
Confiture avec des morceaux de fruits de la terre Haadama
Confiture avec des morceaux de fruits de l’arbre Haets
Confiture sans morceaux de fruits Chéhakol
Corn flakes Chéhakol
Cornichon Haadama
Côtelette de veau panée(14) Chéhakol
Courgette Haadama
Cracker à l’oignon Mezonot
Crème chantilly Chéhakol
Crème fraîche Chéhakol
Crème glacée(15) Chéhakol
Crêpe nature Mezonot
Crêpe au fromage Mezonot
Crêpe aux pommes de terre Mezonot
Crêpe au sarrasin ou à l’une des cinq céréales
Mezonot
Croquette de Matsa cuite Hamotsi
Croquette de pomme de terre Chéhakol
Croquette de saumon Chéhakol
D
Datte Haets
Dinde Chéhakol
E
Eau, quand on a soif Chéhakol
Eau gazeuse Chéhakol
Echalote Haadama
Eclair, gâteau Mezonot
Epinard Haadama
Ethrog confit Haets
F
Falafel, quand l’eau constitue la majeure partie de la pâte
Hamotsi
Farce cuite, à base de pain Mezonot
Feuilleté à la viande(16) Mezonot
Feuilleté à la pomme de terre dont la farce n’est
retenue que par une croûte
mince n’ayant pas pour but de lui donner bon goût Haadama
Feuilleté à la pomme de terre dont la croûte a bon
goût, ayant été cuite avec
le plat, si la majeure partie de la pâte est à base d’eau
Hamotsi
Feuilleté à la pomme de terre dont la croûte a bon
goût, si la majeure partie
de la pâte est à base de jus de fruits Mezonot
Figue Haets
Filet de poisson Chéhakol
Flan Chéhakol
Flocon d’avoine Mezonot
Foie de bœuf Chéhakol
Foie de volaille Chéhakol
Fraise Haadama
Framboise Haets
Frite Haadama
Fromage Chéhakol
G
Galantine de bœuf Chéhakol
Gâteau Mezonot
Gâteau au chocolat Mezonot
Gâteau au fromage Mezonot
Gâteau aux fruits Mezonot
Gâteau au miel Mezonot
Gâteau aux raisins secs Mezonot
Gâteau de riz(10) Chéhakol
Gaufre Mezonot
Gefilte fish Chéhakol
Gelée de pommes sans morceaux de fruits Chéhakol
Gingembre cru, séché ou caramélisé Haadama
Glace dans un cornet sucré :
sur la glace, tout d’abord Chéhakol
puis sur le cornet Mezonot
Glace dans un cornet non sucré(17) :
sur l’ensemble Chéhakol
Glace enrobée de gâteau(18) Mezonot
Grain de sarrasin écrasé Chéhakol
Grain de sarrasin entier Haadama
Grain de sésame Haadama
Grain de tournesol Haadama
Grenade Haets
H
Halva(19) Chéhakol
Hareng Chéhakol
Hareng fumé Chéhakol
Haricot blanc Haadama
Haricot blanc en sauce Haadama
Haricot rouge Haadama
Haricot vert Haadama
Hot dog avec un pain Hamotsi Hamotsi
Hot dog avec un petit pain Mezonot(20) Mezonot
J
Jus de fruits à l’exception du jus de raisin ou de tomate
Chéhakol
Jus d’ananas Chéhakol
Jus de pamplemousse Chéhakol
Jus de pomme Chéhakol
Jus de pruneau Chéhakol
Jus de raisin Hagafen
Jus de tomate Haadama
L
Lait Chéhakol
Lait frappé Chéhakol
Lait glacé Chéhakol
Laitue Haadama
Langue de bœuf ou de veau Chéhakol
Légume sec Haadama
Légume vert Haadama
Lentille Haadama
Limonade
M
Macaron Chéhakol
Macaroni Mezonot
Macédoine de fruits, pour la plupart de l’arbre Haets
Macédoine de fruits, pour la plupart de la terre Haadama
Maïs en épi Haadama
Mandarine Haets
Marron Haets
Marshmallow Chéhakol
Matsa(21) Hamotsi
Matsa aux œufs(22) Mezonot
Médicaments ayant un bon goût Chéhakol
Melon Haadama
Menthe Chéhakol
Miel Chéhakol
Millefeuilles Mezonot
Mûre(23) Haets
Myrtille(23) Haets
N
Navet Haadama
Noisette Haets
Noix Haets
Noix de cajou Haets
Noix de coco Haets
Nouille Mezonot
O
Œuf cru, bouilli ou frit Chéhakol
Oignon cru Haadama
Olives mûres ou préparées Haets
Omelette au riz(11) Chéhakol
Omelette au pain Hamotsi
Omelette aux pâtes Mezonot
Omelette aux pommes de terre Chéhakol
Orange Haets
Orge perlé : à manger pendant le repas, après avoir
dit Hamotsi
P
Pain à base d’une des cinq céréales Hamotsi
Pain à l’oignon Hamotsi
Pain complet Hamotsi
Pain de dattes Mezonot
Pain de seigle Hamotsi
Pain italien Hamotsi
Pain perdu Hamotsi
Pamplemousse Haets
Pastèque Haadama
Patate douce Haadama
Pâte Mezonot
Pâte au fromage Mezonot
Pâte à tarte Mezonot
Pâté de foie Chéhakol
Pêche Haets
Pelure d’orange confite Haadama
Petit lait Chéhakol
Petit pain Hamotsi
Petit pain confectionné avec du jus de fruits(24) Mezonot
Petit pois Haadama
Pistache Haets
Pizza(25) Mezonot
Poire Haets
Pois chiche Haadama
Poisson Chéhakol
Poisson pané(14) Chéhakol
Poivron farci avec de la viande Chéhakol
Poivron vert Haadama
Pomme Haets
Pomme cuite au four Haets
Pomme de terre cuite, écrasée ou frite Haadama
Pomme de terre en sachet, reconstituée(26) Chéhakol
Pomme de terre cuite et réduite en poudre(26) Haadama
Pop corn Haadama
Poulet Chéhakol
Prune Haets
Pruneau Haets
Pudding sans farine Chéhakol
Pudding au tapioca Chéhakol
Purée de pommes de terre Haadama
Q
Quenelle de farine de Matsa Mezonot
R
Radis Haadama
Raisin mûr(27) Haets
Raisin sec Haets
Raisin sec enrobé de chocolat(28) Chéhakol
Ravioli cuit Mezonot
Rhubarbe cuite Haadama
Riz(11) Chéhakol
S
Salade d’œuf Chéhakol
Salade de chou et de carotte râpée Haadama
Salade de concombre Haadama
Salade de légumes Haadama
Salade de pommes de terre Haadama
Salade de thon à la mayonnaise Chéhakol
Salami Chéhakol
Sandwich au fromage Hamotsi
Sandwich aux œufs Hamotsi
Sandwich de galantine Hamotsi
Sandwich de poulet Hamotsi
Sandwich de saucisson Hamotsi
Sardine Chéhakol
Saucisse Chéhakol
Saucisson Chéhakol
Saumon Chéhakol
Saumon fumé Chéhakol
Scarole Haadama
Sirop de sucre Chéhakol
Soda aux extraits de gingembre Chéhakol
Soda gazeux Chéhakol
Sorbet Chéhakol
Soupe de légumes(29) Haadama
Soupe aux choux Haadama
Soupe au maïs Haadama
Soupe au riz(11) Chéhakol
Soupe à la tomate Haadama
Soupe d’orge sans légume(30) :
elle doit être consommée pendant le repas, introduit par
Hamotsi
Soupe d’orge et de légumes (31) :
Elle doit être consommée pendant le repas, introduit par
Hamotsi
Soupe de betterave Haadama
Soupe de champignon Chéhakol
Soupe de champignon et d’orge :
elle doit être consommée pendant le repas, introduit par
Hamotsi
Soupe de légumes secs Haadama
Soupe de lentilles Haadama
Soupe de nouilles aux légumes, si les nouilles sont cuites séparément,
si le bouillon
est clair et si l’on désire consommer tout autant les nouilles
que les légumes :
sur les pâtes, tout d’abord Mezonot
puis, sur la soupe de légumes Haadama
ou bien sur la soupe de champignons Chéhakol
Soupe de nouille aux légumes, si les nouilles sont cuites séparément
et s’il s’agit d’une
soupe épaisse de pois cassés, de haricots ou de pommes de
terre :
sur l’ensemble Mezonot
Soupe de nouilles aux légumes, si très peu de nouilles sont
cuites avec la soupe :
sur la soupe de légumes, tout d’abord Haadama
ou bien, sur la soupe de champignons Chéhakol
puis, sur les pâtes Mezonot
Soupe de nouilles aux légumes, si une grande quantité de
nouilles est cuite avec la soupe :
sur l’ensemble Mezonot
Soupe de petits pois Haadama
Soupe de pois cassés Chéhakol
Spaghetti Mezonot
Spaghetti et boulettes de viande, s’ils sont consommés en
étant placés conjointement
dans la bouche(32) : Mezonot
Spaghetti et boulettes de viande, s’ils sont mangés séparément
:
sur les spaghetti, tout d’abord Mezonot
puis, sur les boulettes de viande Chéhakol
Strudel aux pommes Mezonot
Sucre Chéhakol
T
Tarte aux citrons meringuée Mezonot
Tarte aux pommes(33) Mezonot
Thé Chéhakol
Thé glacé Chéhakol
Thon Chéhakol
Tomate Haadama
V
Veau Chéhakol
Viande Chéhakol
Viande hachée Chéhakol
Vin de raisin frais ou de raisin sec Haguafen
W
Whisky Chéhakol
Y
Yaourt Chéhakol
Notes
(1) Les aspirines destinées aux enfants sont sucrées. Si
l’on prend une aspirine amère avec de l’eau, alors
que l’on n’a pas soif, on ne dit pas de bénédiction.
Si on l’a prend avec une boisson ayant un bon goût, par exemple
du jus d’orange, on dit Chéhakol, y compris quand on n’a
pas soif (Séder Birkat Ha Néhénin, chapitre 7, aux
paragraphes 7 et 8).
(2) Peut-être faut-il dire Haets en mangeant une banane. En conséquence,
si l’on consomme un autre fruit dont la bénédiction
est Haets, on procédera de la façon suivante, afin de se
libérer du doute. Après avoir dit Haets et mangé
ce fruit, on prendra, avant de consommer la banane, un autre aliment dont
la bénédiction est Haadama et l’on dira cette bénédiction
avec l’intention de la réciter également pour la banane.
Toutefois, si l’on désire manger la banane avant l’autre
fruit, on dira Haadama avec l’intention de ne pas inclure dans cette
bénédiction l’autre fruit, pour lequel il faudra dire
Haets (Séder Birkat Ha Néhénin, chapitre 1, paragraphe
6 et Rabbi ‘Haïm Naé sur Kitsour Choul’han Arou’h,
chapitre 49, au paragraphe 18 et dans les notes).
(3) Ils contiennent de la farine provenant des cinq espèces de
céréales, qui est à l’origine de leur consistance
et de leur forme.
(4) On dit la bénédiction finale Al Hamé’hya
uniquement si la quantité de biscuits ou de gâteaux consommée
en six minutes (A’hilat Prass) est d’au moins une trentaine
de grammes (Kezait) de farine issue d’une des cinq céréales.
(5) Attention ! si les biscuits salés remplacent le pain, il est
préférable de manger d’abord du véritable pain,
après avoir dit la bénédiction Hamotsi. C’est
seulement après cela que l’on consommera ces biscuits salés.
Si ces derniers sont faits uniquement avec de l’eau, de nombreuses
autorités hala’hiques considèrent qu’il faut
dire Mezonot. L’Admour Hazaken, en revanche, à la différence
de ce qu’il dit dans le Choul’han Arou’h, chapitre 168,
au paragraphe 12, affirme, dans son Sidour, qu’il est préférable
de les consommer à l’intérieur du repas, après
avoir dit la bénédiction Hamotsi.
(6) Il est préférable de le consommer à l’intérieur
du repas, après avoir dit la bénédiction Hamotsi.
Si ce n’est pas le cas, la bénédiction finale sera
Boré Nefachot (Séder Birkat Ha Néhénin, chapitre
1, au paragraphe 8).
(7) La bénédiction finale Boré Nefachot, après
une boisson au chocolat ou un café, est récitée uniquement
dans la mesure où l’on en a bu environ un huitième
de litre (Reviit) en six minutes (A’hilat Prass). Il en est de même
pour les autres boissons.
(8) Il est préférable de consommer des bretzels à
l’intérieur d’un repas introduit par la bénédiction
Hamotsi prononcée sur le pain. D’après le Choul’han
Arou’h Ha Rav, chapitre 168, au paragraphe 12, on peut penser qu’il
faut dire Mezonot en consommant des bretzels. Toutefois, l’Admour
Hazaken ne fait pas mention de cet avis dans son Sidour.
(9) Selon la décision hala’hique du Rav Dvorkin, basée
sur le fait qu’il est désormais d’usage courant de
consommer des carottes crues.
(10) Cette avis est basé sur les informations qui ont pu être
obtenues sur les méthodes de fabrication de ces céréales.
(11) D’après l’Admour Hazaken, on dit la bénédiction
Chéhakol quand on consomme du riz en dehors d’un repas. Néanmoins,
du fait des divergences d’opinion, en la matière, celui qui
souhaite adopter le meilleur comportement en mangera uniquement au cours
d’un repas introduit par la bénédiction Hamotsi sur
le pain. En effet, lorsque le riz est entier, on ne sait pas s’il
faut dire Haadama ou Mezonot. De fait, si l’on a dit l’une
de ces deux bénédictions, on est bien considéré
comme s’étant acquitté de son obligation. En revanche,
selon tous les avis, la bénédiction finale sur le riz est
Boré Nefachot (Séder Birkat Ha Néhénin, chapitre
1, paragraphe 11).
(12) De fait, il est difficile de comprendre pourquoi l’on dit la
bénédiction Chéhakol pour le chocolat, dans la mesure
où celui-ci est extrait d’un fruit poussant sur un arbre
et dès lors que telle est la façon normale de le consommer.
A ce sujet, on verra également la note 27.
(13) Lorsque l’on a dit, au préalable, une bénédiction
sur un fruit, on n’en fera pas sur le jus, si celui-ci constitue,
à lui seul, la compote. Dans la mesure du possible, on dira alors
Chéhakol sur un autre aliment.
(14) La plupart des autorités hala’hiques considèrent
que l’on dit Chéhakol sur le poisson ou la viande panés
(Péri Toar, Yoré Déa, chapitre 150, paragraphe 14).
(15) Si la crème glacée est à base de lait, on s’assurera
que celui-ci est surveillé.
(16) Si la majeure partie du liquide mélangé à la
farine pour constituer la pâte est de l’eau, on dira la bénédiction
Hamotsi (Séder Birkat Ha Néhénin, chapitre 2, au
paragraphe 8).
(17) Si le cornet de glace n’a pas de goût, aucune bénédiction
n’est récitée, le concernant, car il n’a alors
qu’un rôle accessoire, par rapport à la glace et il
n’a pas d’autre but que de la tenir (Choul’han Arou’h,
chapitre 168, au paragraphe 9).
(18) Ce qui est dit à la note 18 s’applique, de manière
identique, dans ce cas.
(19) Tel est l’avis des autorités actuelles.
(20) Si la bénédiction du petit pain constituant le hot
dog est Mezonot, sa pâte ayant été préparée
avec du jus de fruits et si la quantité qui en est consommée
n’est pas suffisante pour être rassasié, on dira uniquement
Mezonot et non Chéhakol (Séder Birkat Ha Néhénin,
chapitre 3, au paragraphe 9). Il est cependant nécessaire d’inclure,
dans la première bouchée consommée, à la fois
du petit pain et de la viande. En outre, il convient de formuler des réserves
sur l’attitude qui consiste à dire, séparément,
Mezonot sur le petit pain et Chéhakol sur la viande.
(21) Certains, quand ils consomment de la Matsa en dehors de la fête
de Pessa’h, disent la bénédiction Mezonot. Tel n’est
cependant pas notre usage.
(22) Attention, si la Matsa aux œufs remplace le pain, il est préférable
de manger d’abord du véritable pain, après avoir dit
la bénédiction Hamotsi, puis, seulement après cela,
de consommer ces Matsot.
(23) Tel est l’avis des autorités hala’hiques contemporaines.
(24) Ce qui est dit à la note 21 s’applique, de manière
identique, dans ce cas.
(25) Ce qui est dit, à la note 33, à propos de la tarte
aux pommes s’applique, de la même façon, pour la pizza.
(26) Telle est la décision hala’hique du Rav Dvorkin.
(27) Si le raisin n’est pas mûr, on dira Haadama. En outre,
il est préférable de ne pas manger, en dehors du repas,
une grappe entière de raisin ou bien une trentaine de grammes de
raisins (Kazait). En pareil cas, il y aurait un doute sur la bénédiction
finale, qui peut être Al Haets ou bien Boré Nefachot.
(28) Telle est la décision hala’hique du Rav Dvorkin, concernant
les cacahuètes ou les raisins secs enrobés de chocolat.
Celui-ci considère, en effet, que le chocolat y reçoit le
rôle essentiel. A propos du chocolat, on verra également
la note 12.
(29) Pour une soupe de pois cassés ou bien de champignons, en revanche,
la bénédiction est Chéhakol.
(30) Une soupe d’orge sans légume soulève, en effet,
un double doute. Le premier concerne la bénédiction initiale
qui doit être récitée : Est-ce Mezonot ou Haadama
(Séder Birkat Ha Néhénin, chapitre 1, au paragraphe
11) ? Le second est lié à la bénédiction finale.
Si cette soupe n’est pas consommée pendant le repas, on dira
Chéhakol (Séder Birkat Ha Néhénin, chapitre
1, au paragraphe 4), puis Boré Nefachot (Séder Birkat Ha
Néhénin, chapitre 1, au paragraphe 8). Si l’on dit
Haadama ou Mezonot comme bénédiction initiale, on est considéré
comme s’étant acquitté de son obligation. La bénédiction
finale sera alors Boré Nefachot, que l’on ait dit Haadama,
Mezonot ou Chéhakol.
(31) Voir la note précédente. Si la soupe d’orge et
de légumes n’est pas consommée durant un repas, il
suffira de dire la bénédiction Haadama.
(32) Si, à la fin du plat, il ne reste plus que des boulettes de
viande, il ne sera pas nécessaire de dire la bénédiction
Chéhakol pour les consommer (Choul’han Arou’h, chapitre
168, au paragraphe 9).
(33) Il est préférable de ne pas consommer la quantité
de tarte aux pommes permettant de se rassasier (Kedei Svya), soit plus
de deux cent seize ou de deux cent vingt-quatre grammes. Si l’on
souhaite atteindre cette quantité, on s’efforcera de le faire
à l’intérieur d’un repas, introduit par la bénédiction
Hamotsi. Ce principe s’applique, de la même façon,
à tout aliment qui, une fois cuit, requiert la bénédiction
Mezonot.
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