Semaine 27

  • Kora’h
Editorial
Bien plus qu’un jour qui passe

Certaines dates n’ont pas besoin qu’on les rappelle. Fixées dans les cœurs, dans les esprits et les âmes, leur pérennité dépasse largement leur inscription sur les calendriers rituels. Elles pénètrent les consciences et changent tous ceux qui s’en approchent. C’est cette semaine que tombe le 3 Tamouz; il y a 9 ans, le Rabbi quittait ce monde.
D’année en année, cette date n’est pas celle d’une simple commémoration, même si une telle démarche aurait pu être parfaitement légitime. Elle est celle à la fois d’un approfondissement et d’une élévation. L’approfondissement concerne chacun car le 3 Tamouz est un de ces instants privilégiés où l’on peut se retourner vers soi-même et réfléchir à ce que l’on a accompli et à ce qui reste à accomplir. L’élévation est également une idée qu’il appartient à tous de partager car, comme l’enseignent nos Sages, l’âme s’élève en ce jour et celle du Rabbi entraîne avec elle tous ceux qui veulent s’attacher à lui.
Pour ces raisons, ce jour est marqué d’une solennité particulière. Chacun des actes que l’on accomplit paraît chargé d’un sens et d’une portée plus grands. En ce jour, c’est comme un espace de temps différent qui s’ouvre devant chacun et que chacun peut utiliser pour aller de degré en degré et parvenir à une spiritualité nouvelle.
Il est vrai qu’un tel jour demande à être pleinement vécu. Il ne peut rester comme une anodine accumulation d’heures dont on attend surtout qu’elles passent sans tirer à conséquence. Il est un jour lié au Rabbi dont l’action a changé bien des choses et des manières de vivre et, ainsi, a changé le monde. Il est ce jour où cette action ne s’interrompt pas, où, au contraire, elle trouve des champs d’expression jusqu’ici insoupçonnés. Pour cela, nous portons en nous la puissance du moment. Sachons nous en saisir. Sans doute pouvons-nous y découvrir la clé de la Délivrance.
Etincelles de Machiah
Eviter la honte

Dans le rituel de prières, nous disons (Sidour Tehilat Hachem, p. 45) : “Puissions-nous ne jamais être mis dans la honte ou en disgrâce”. Il est clair qu’une telle demande va plus loin qu’un simple souci d’une éventuelle bonne ou mauvaise renommée. Que signifie-t-elle ?
Lorsque le Machia’h viendra et que la Divinité sera révélée, les hommes auront honte de la durée de cet univers, un univers dans lequel l’homme est plongé dans la matière et qui apparaît comme une entité séparée de D.ieu.
C’est cette conception erronée qu’il nous appartient, dès aujourd’hui, de rectifier.

(d'après Séfer Hamaamarim 5680, p. 130) H.N.
Vivre avec la Paracha
Kora’h : Trois miracles naturels

Notre Paracha relate l’histoire du bâton d’Aharon qui fleurit. Kora’h et sa faction rebelle avaient contesté le droit d’Aharon au grand Sacerdoce, Kehounah Guedolah. Afin de réitérer Son choix d’Aharon pour Le servir dans le Sanctuaire comme représentant de la nation juive, D.ieu instruisit Moché :
“Prends… un bâton de chacun des chefs (de tribus)… Chacun inscrira son nom sur le bâton… Inscris le nom d’Aharon sur le bâton de la tribu de Lévi… et le bâton de l’homme que je choisirai fleurira…”.
Moché plaça chaque bâton devant l’Eternel dans le Sanctuaire… Le jour suivant… voici que le bâton d’Aharon avait fleuri: il avait bourgeonné, produit des fruits et portait des amandes mûres (Nombres 17 :16-24).

Dans un discours prononcé, Chabbat Kora’h en 1991, le Rabbi cite l’épisode qui précède comme un exemple classique de ce qu’il appelle un “miracle naturel”. D.ieu ne se contenta pas de faire apparaître des amandes sur le bâton d’Aharon. Il simula plutôt le bourgeonnement, la floraison, l’émergence et le mûrissement du fruit, comme le relatent les versets cités ci-dessus, signe que ces trois étapes étaient apparentes sur le bâton d’Aharon. Tout en défiant les lois de la nature et ses restrictions, le bâton se conforma néanmoins aux phases de développement par lesquelles passe la nature. Il transcendait la nature mais dans les termes propres de la nature.
En d’autres termes, il existe deux types de miracles :
a) un miracle “d’affrontement”, qui s’empare des normes naturelles et les transforme, créant une réalité complètement contraire aux lois de la nature.
b) un miracle naturel qui, bien que paraissant moins “impossible” selon les standards normaux, et non moins évidemment le résultat d’une intervention divine, emploie des phénomènes et des processus naturels pour arriver à sa manifestation.
Pour comprendre la différence entre ces deux types de miracles, nous devons tout d’abord examiner le but des miracles en général.
Le mot hébreu pour miracles, Ness, signifie “élevé” et “éthéré”. La régularité et la prédictibilité de la nature créée ce que l’on appelle ses lois: “c’est la matière dont cela se passe, dit l’ordre naturel, et vous ne pouvez que vous conformer à cette réalité définie et limitée”. Toutefois, la vérité est toute différente: l’homme et son monde ont été imprégnés par leur Créateur du potentiel de grandir et d’élever leur existence, d’aller au-delà de ce qui est dicté par les mots: “les choses sont ce qu’elles sont”. Un miracle, que dispense ouvertement la puissance divine, élève ceux qui l’expérimentent, leur permettant de voir à travers la façade de la nature et les inspirant à transcender les limitations perçues de leur propre nature et les normes acceptées par leur société.
A première vue, il peut paraître que le besoin du miracle naturel d’utiliser le processus naturel en fait un moins grand miracle. En réalité, un miracle qui agit à travers la nature a une force d’élévation (et donc est plus “miraculeux”) qu’un miracle qui la domine. Un changement soudain, bouleversant n’a pas transformé la nature, il l’a simplement dépassée; mais lorsqu’un miracle est intégré dans les œuvres de la nature, la nature elle-même s’en trouve élevée. Un miracle surnaturel libère la personne qui le vit de l’ordre naturel; un miracle naturel libère la substance même de l’ordre naturel.

Le jour où le soleil s’arrêta
La Paracha de Kora’h est habituellement lue la première semaine du mois de Tamouz. Le Chabbat où le Rabbi parla du miracle du bâton d’Aharon était le 3 Tamouz, et le Rabbi trouva deux autres exemples historiques, tous deux s’étant produits à cette date.
Le 3 Tamouz de l’année 2488 après la Création, (1273 avant l’ère vulgaire), Yehochoua conduisait le Peuple Juif dans l’une des batailles de conquête de la Terre d’Israël. La victoire était imminente mais la nuit était sur le point de tomber. “Soleil, proclama Yehochoua, arrête-toi à Givon; lune, à la vallée Ayalon” (Yehochoua 10 :12). Les luminaires célestes acquiescèrent, interrompant leur progression à travers le ciel jusqu’à ce que les armées aient remporté la victoire.
Nos Sages ont déclaré: “D.ieu n’accomplit pas un miracle en vain”. Quelle fut donc la raison des miracles accomplis sous l’ordre de Yehochoua ? N’aurait-il pas suffi d’accomplir un miracle plus limité, comme par exemple illuminer le champ de bataille de Givon par d’autres moyens surnaturels ?
Mais un miracle impliquant la production d’une lumière “artificielle” aurait signifié que les lois de la nature étaient transcendées, dépassées mais non transformées. Pour inspirer le Peuple d’Israël à ne pas simplement transcender leur être naturel mais aussi à le transformer et le sublimer, D.ieu insista pour que la lumière miraculeuse qui leur fut donnée soit la lumière naturelle du soleil, même si cela impliquait créer un nouvel ordre dans les cieux.

Un miracle en différentes étapes.
Le second miracle associé au 3 Tamouz eut lieu en 5687 (1927), le jour où le précédent Rabbi, Rabbi Yossef Its’hak Schnneersohn (1880-1950) fut libéré de la prison de Spalermo à Leningrad (aujourd’hui Pétersbourg).
Rabbi Yossef Its’hak avait été arrêté par des agents de la Guépéou (la police secrète soviétique, précurseur du KGB) et par la Yevsektsia (“section juive” du parti communiste) pour ses efforts menés pour soutenir et promouvoir la vie juive sous le régime communiste. Il fut condamné à mort, mais la pression internationale obligea le régime soviétique à commuer cette sentence en une condamnation de dix ans de travaux forcés en Sibérie, puis en un exil de trois ans à Kostrama, une ville de la Russie profonde. Le 3 Tamouz, il fut libéré de prison et envoyé en exil.
Neuf jours plus tard, le 12 Tamouz, allait survenir une nouvelle phase dans la libération du Rabbi précédent, un ordre lui permettant de retourner chez lui à Leningrad. Plusieurs mois plus tard, il fut autorisé à quitter le pays. De l’extérieur des frontières de la Russie, le Rabbi continua à diriger son réseau d’émissaires et d’activistes secrets qui fournirent et continuent à fournir jusqu’à ce jour (au grand jour, aujourd’hui) le support spirituel et matériel aux Juifs éparpillés dans l’ensemble de ce qui fut l’Empire soviétique.
Dans une lettre écrite lors du premier anniversaire de sa libération, Rabbi Yossef Its’hak déclare ; “Ce n’est pas seulement ma personne que D.ieu a libéré en ce jour… mais aussi tous ceux qui portent le nom d’Israël”. Rabbi Yossef Its’hak s’était engagé contre le parti communiste tout puissant et l’avait emporté dans ce véritable combat. Ceux qui cherchaient à détruire la vie juive en Union Soviétique étaient obligés de reconnaître qu’ils n’avaient aucun droit d’empêcher un Juif de pratiquer sa foi.
Maintenant, conclut le Rabbi dans son discours de 1991, après plus de dix décades nous avons eu le privilège d’assister à encore une autre réalisation de la victoire du Rabbi et du Judaïsme russe. La transformation miraculeuse qui est en cours dans ce pays est la suite du miracle auquel nous avons assisté le 3 Tammouz, en 1927.
Ici nous sommes les témoins d’un “ miracle naturel ” des plus grands. D’une part c’est une chaîne d’événements qui a transcendé toutes les lois et les normes naturelles. Suggérer, dans les sombres années du Stalinisme, qu’un individu seul pouvait contester le “droit” du parti tout puissant de déraciner le Judaïsme en Union Soviétique et y et persévérer, suggérer que l’étranglement par le communisme de millions d’âmes juives se desserrerait, en d’autres termes, prédire 1991 en 1927 aurait été semblable à arrêter le soleil dans sa course. Et en même temps, pourtant, c’était un “miracle naturel”, comme cela est accentué par le fait que : a) la libération du Rabbi avait nécessité l’accord de ceux-là mêmes qui l’avaient arrêté et condamné (un changement de l’intérieur, comme les récents événements dans ce pays) ; et b) la victoire ne fut pas immédiate et complète mais se produisit par étapes et continua de la sorte pendant de nombreuses années.
Le 3 Tamouz fut le jour où une nouvelle réalité supplanta l’ancienne. Et pourtant cette nouvelle réalité vit le jour par des moyens tout à fait conventionnels, de la manière graduelle et progressive qui sont les marques d’un développement naturel.

Des exemples spirituels et moindres
C’est la leçon du 3 Tamouz: ne pas être intimidé par les limites des formes naturelles, mais également ne pas les désavouer. Travailler, au contraire avec elles, pour les élargir et les étendre. Plutôt que de chercher à nous libérer des conditions naturelles, nous devons rechercher à libérer et élever la nature de la nature elle-même.
Le Coin de la Halacha
Comment se comporte-t-on au Ohel (tombeau du Rabbi) ?

Quelles prières doit-on faire au Ohel ?
Il faut dire au moins un chapitre des Psaumes. Si on ne s'est pas rendu au Ohel durant 30 jours, on doit aussi dire la bénédiction : “Achère Yatsare Ete'hem Badine”.
Peut-on prier pour des bienfaits matériels ?
Certainement. Le “matériel” d'un Juif relève du domaine spirituel.
Qu'est-ce qu'un “PaNe” ?
Littéralement c'est un “Pidione Néfech”, un papier sur lequel on mentionne son nom, le nom de sa mère et ses différents problèmes.
On devrait lire ce “Pane” en se représentant qu'on est debout devant le Rabbi (celui qui est entré en audition privée doit se rappeler cette “Yé'hidout”). Après avoir lu le “Pane” (auquel on peut rajouter oralement d'autres demandes), on doit le plier, le déchirer et le déposer au Ohel.
Comment se conduit-on au Ohel ?
On ne doit pas entrer avec des chaussures en cuir. On quitte le Ohel en marchant à reculons. Une fois qu'on a quitté le cimetière, on se lave les mains rituellement mais on ne doit pas les sécher.
Par ailleurs: le 3 Tamouz, on allumera une bougie de 24 heures qui brûlera depuis mercredi soir 2 juillet 2003 au jeudi soir 3 juillet 2003. On donnera davantage de Tsédaka (charité) ; on dira davantage de Psaumes et on étudiera les Michnayot commençant par les lettres du nom du Rabbi. On prendra de bonnes résolutions en l'honneur du Rabbi.

F. L. (d'après Rav Marlow et Rav Kolodny)

Coutumes liées au jour de la Hilloula du Rabbi – 3 Tamouz
(Cette année: jeudi 3 juillet 2003)


Le Rabbi avait fixé un certain nombre de coutumes à respecter à l’occasion de la Hilloula du Rabbi précédent. Ce sont ces mêmes coutumes qui ont été reprises pour le 3 Tamouz. En voici quelques unes:

• On allumera une bougie de 24 heures.
• Pendant chacune des trois prières du jour, on allumera cinq bougies devant l’officiant.
• Le matin, on donnera de la Tsédaka (charité), au nom de chacun des membres de sa famille, pour une institution du Rabbi.
• On consacrera un moment dans la journée pour parler du Rabbi et de sa grande Ahavat Israël à sa famille et son entourage.
• On étudiera les chapitres de Michnayot correspondant aux lettres qui constituent le nom du Rabbi.
• On étudiera les enseignements du Rabbi.
• On rédigera un “PAN”, “Pidyon Néfech”, une lettre de demande de bénédictions, en y précisant son prénom et le prénom de sa mère, qui sera lue sur le Ohel du Rabbi.
N° de Fax du Ohel: (00 1718) 723 44 44
N° de Fax du Beth Loubavitch: 01 45 26 24 37
Adresse du Ohel : 226-20 Lewis Blvd – Cambria Heights New York 11411
e-mail : www.ohel.chabad.org
De Recit de la Semaine
LE RABBI ET LE PRESIDENT

Qui ne connaît le nom de David Chase, président de la banque “Chase Manhattan Bank”, à New York ? Ce survivant de la Shoa, devenu un géant de la finance, a côtoyé bien des personnalités. C’est pourtant le Rabbi de Loubavitch qui l’a le plus marqué.

En 1989, on me suggéra de retourner en Pologne, ma terre natale, où soixante membres de ma famille avaient été exterminés. On me dit que je devrais tenter de rencontrer Lech Walesa, qui était alors à la tête du syndicat Solidarnosc.
Bien que je n’eus aucune raison d’y aller et surtout aucune envie, j’en parlais avec le Rabbi lors d’une audience privée. Le Rabbi me répondit que, puisqu’il restait encore de nombreux Juifs en Pologne, une telle visite pourrait leur être utile. Cependant, il insista pour que je n’encourage aucun Juif à retourner s’y établir.
Là-bas, je rencontrai Lech Walesa. Tout en l’assurant que j’étais heureux de le voir, je déclarai que je n’avais pas l’intention de faire des affaires en Pologne, là où mon père, ma mère, mes frères, sœurs et grands-parents avaient été exécutés pendant la Shoa, alors que les Polonais continuaient de se montrer antisémites.
Sa réponse me surprit: il me regarda très sincèrement et dit: “Votre D.ieu est mon D.ieu !”.
Je me souviens très clairement de ses mots.
A mon retour aux Etats-Unis, je fis un rapport au Rabbi. Il me donna un certain nombre de billets d’un dollar et me dit de les distribuer à des Juifs qui se sentent Juifs et veulent rester Juifs tout en vivant en Pologne. Il me demanda également d’en donner à des non-Juifs qui le mériteraient. Comme il ne mentionna aucun nom, je demandai comment pourrais-je reconnaître à qui distribuer les dollars. Le Rabbi répondit: “Vous le saurez le moment venu”.
Je rencontrai assez souvent Lech Walesa. Un jour il m’annonça qu’il allait se présenter aux élections présidentielles. Je décidai de lui donner un dollar: “Voici un dollar que vous devez garder, lui dis-je. Quand vous deviendrez président – et je suis sûr que vous deviendrez président – je vous dirai qui m’a confié ce dollar pour vous le remettre. Ne me demandez pas son nom maintenant”. Il prit le dollar, le plia et le glissa dans sa poche. Je sais qu’il le porte sur lui encore aujourd’hui partout où il va.
Il gagna les élections et devint président. Sentant que le billet qu’il portait sur lui l’y avait aidé, il me demanda: “David, qui est la personne qui m’a donné ce dollar ?”. Je lui expliquai que c’était le Rabbi de Loubavitch; je lui racontai la grandeur du Rabbi et le profond respect que je lui portais, son dévouement pour les autres, sa conduite exemplaire, sa vision du monde et ses connaissances encyclopédiques. Je lui dis que le Rabbi m’avait spécifiquement recommandé de confier un dollar à des non-Juifs qui pourraient aider, en toute amitié, le peuple juif.
Walesa fut très touché et exprima une profonde admiration pour le Rabbi.

* * *

Deux ans après son élection, j’encourageai Lech Walesa à se rendre en Israël pour normaliser les relations entre les deux pays. Il accepta et me proposa de l’accompagner dans l’avion présidentiel avec dix de ses ministres.
Lors d’un entretien, le Premier Ministre Shamir demanda à Walesa ce qu’il comptait faire pour stopper l’antisémitisme en Pologne: pour prouver ses dires, il mentionna le bureau de l’OLP qui avait pignon sur rue à Varsovie et les ventes d’armes de la Pologne vers l’Irak, l’Iran et la Syrie. En réponse, Walesa se tourna vers M. Shamir et dit: “Monsieur le Premier Ministre, je vous demande, au nom du peuple polonais, pardon pour le sang juif qui a été versé en Pologne !”.
Nous étions stupéfaits. C’était là une déclaration de repentance sans précédent. Nul d’entre nous ne s’était attendu à une telle déclaration.
Walesa affirma: “Dès mon retour en Pologne, je procéderai à la fermeture du bureau de l’OLP et mettrai fin à la vente d’armes avec les pays ennemis d’Israël”.
En entendant cela, j’estimai que ce serait là un suicide politique pour ainsi dire: avec un taux de chômage de 25 %, la Pologne ne pouvait s’offrir le luxe de se priver d’un commerce fort lucratif !
Mais il tint parole. Il fit fermer immédiatement le bureau de l’OLP, j’en fus témoin. Puis il arrêta de fournir des armes à la Syrie, l’Irak et l’Iran.

Je sais que la bénédiction du Rabbi fut le moteur de cette transformation.

Traduit par Feiga Lubecki