Semaine 4

  • Bo
Editorial
La vie en AA… A ?

La réalité sait être brutale et le monde impitoyable. Voici que, tout à coup, ces deux entités portent sur la collectivité un regard critique. Plus encore, les voici qui jugent et déclarent que tel est digne de confiance tandis que l’autre ne l’est pas ou l’est moins, que tel est vertueux alors que tel autre s’est laissé entraîner dans une facilité oublieuse. Et c’est ainsi que, sans l’avoir demandé, le collectif se retrouve dans la situation de l’évalué et, par voie de conséquence, du félicité ou du sanctionné. Que le jugement prononcé soit neutre ou biaisé, qu’il soit fiable ou sujet à caution, finalement c’est de peu d’importance. Le seul fait qu’il existe modifie les choses. Les lignes bougent et les membres du collectif concerné en pressentent déjà les effets. Qui aurait pu donc penser que l’accumulation d’instants d’insouciant bonheur pouvait un jour se solder par une vie dégradée ?
D’une certaine manière, tout se passe comme si nos actes, notre façon de vivre étaient soumis au regard d’autrui, par nature extérieur et donc plus objectif que celui que nous portons sur nous-mêmes. « Sache ce qui est au-dessus de toi », enseignent nos Sages, « un œil qui voit, une oreille qui entend et toutes tes actions sont inscrites dans le livre. » Jusqu’ici, cette idée pouvait ne sembler être qu’une sorte de mise en garde générale et largement théorique. Il fallait sans doute beaucoup de foi pour parvenir à ressentir la présence permanente d’un témoin de nos actions, se transformant en juge à l’issue du processus. Aujourd’hui, voici que nous vivons très concrètement cette réalité. Et cette soudaine, et inéluctable, prise de conscience est loin d’être agréable. Il en est toujours ainsi avec le regard que l’autre porte sur nous. Il a ce pouvoir d’arracher le voile complaisant dont nous pouvions couvrir nos petits arrangements. Il remet tout en cause car il nous renvoie à nos propres choix sans nous laisser la moindre échappatoire.
Et s’il y avait là un enseignement précieux ? Si, au-delà des conséquences matérielles, par nature passagères, tout cela était porteur d’une leçon pérenne... Peut-être est-ce aussi cette idée qu’il nous appartient de retenir ? Alors sachons-le : nos actes existent en dehors de nous-mêmes et vont probablement plus loin que ce que nous pouvons généralement percevoir. Quels qu’ils soient, manifestement importants ou apparemment anodins, ils modèlent une part de notre avenir et parfois l’orientent. Et tout cela n’est pas vrai uniquement dans un sens indésirable. Au contraire, ça l’est encore davantage dans celui de l’espoir et du positif tant il est vrai que le bien l’emporte toujours. Un acte… pour un monde de Bien.
Etincelles de Machiah
Le temps de la préparation

Le Talmud enseigne que le Machia’h viendra au moment où “on n’y pensera pas”. Pourtant, nous observons qu’attendre sa venue fait partie des principes essentiels du judaïsme définis par Maïmonide. Aussi, diverses explications ont été données sur le sens de l’expression. Voici l’une d’entre elles :
La préparation à la venue de Machia’h doit être accomplie pendant le temps de l’exil qui est, justement, une sorte de “on n’y pensera pas” par rapport à la Délivrance. Lorsque l’on éclaire l’endroit le plus sombre, où l’idée même de Délivrance est absente des esprits, qui constitue l’opposé même de la lumière de Machia’h, alors celui-ci arrive.
(d’après un commentaire du Rabbi de Loubavitch,
Chabbat Parchat Ekev 5713)
Vivre avec la Paracha
BO : L’opposition et l’obscurité

La Paracha de cette semaine commence avec le commandement de D.ieu à Moché de « venir » chez le Pharaon et de lui ordonner de libérer les Juifs de l’esclavage.
Pourquoi D.ieu dit-il à Moché de «venir» chez le Pharaon et non d’y «aller»? Le Zohar répond à cette question en expliquant que l’aura et la force du Pharaon envahissaient Moché au point qu’il avait peur de pénétrer dans ses appartements. D.ieu prit alors la main de Moché et l’invita à se rendre (avec Lui) chez le Pharaon.

L’opposition de l’intérieur
Le Zohar enseigne également que la force de s’opposer à D.ieu vient étonnamment de D.ieu Lui-même. Nous, êtres humains, choisissons soit d’engager la force que nous a attribuée D.ieu à Son service, soit de nous opposer à Lui. L’opposition du Pharaon était intense. Pour y parvenir, il s’engageait de toutes ses forces dans une sphère très profonde de la force divine.
Dans ce sens, le mot hébreu pour Pharaon - "Paroh" - est traduit par "découvert" ce qui implique la force fondamentale de D.ieu pour révéler (découvrir) Sa lumière. La même force qui permet à D.ieu de découvrir Sa lumière Lui permet également de la couvrir, donnant à l’homme l’option de dénier Son existence. C’est précisément cette dernière possibilité que choisit le Pharaon.
Quand Moché entra chez lui, il fut envahi par une immense aura de Divinité, que personne d’autre, y compris le Pharaon, ne pouvait sentir. D.ieu prit alors sa main et l’invita a y pénétrer à nouveau. Cette invitation donna à Moché la force d’affronter le Pharaon et mena finalement aux trois dernières plaies qui agirent pour enclencher la libération des Juifs.

L’actualisation
Dans le service de D.ieu, des obstacles gigantesques se dressent souvent sur notre chemin. Pour en donner un simple exemple, il est fréquent qu’un employeur nous menace de renvoi ou ne nous engage pas si nous refusons de travailler le Chabbat, de participer aux repas professionnels etc.. Notre pratique des commandements de la Torah peut éloigner de nous bon nombre de nos amis. Pouvons-nous, à notre tour, faire face à ces défis et vivre courageusement en accord avec nos principes et nos valeurs? Qui sait? Cette attitude courageuse sera peut-être ce qui va enclencher notre propre délivrance !


La Kabbale sur l’obscurité
La neuvième des Dix Plaies d’Egypte fut la plaie de l’obscurité: «Nul ne put voir son frère, nul ne put non plus se lever de sa place, pendant trois jours; mais pour les Enfants d’Israël, il y eut de la lumière dans toutes leurs résidences» (Chemot 10:23)
La plaie physique de l’obscurité prend ses racines dans l’obscurité spirituelle, qui peut être définie comme une absence de la présence révélée de D.ieu. Dans une réflexion sur l’origine spirituelle de cette plaie, le Midrach cite deux opinions: Rabbi Nehemia enseignait que l’obscurité prenait sa source dans les régions du Guehinom (le « lieu » où, après la mort, l’homme est purifié des fautes commises). Quant à Rabbi Yehouda, il précisait qu’elle tirait son origine des sphères célestes.
La Hassidout explique la différence entre ces deux formes d’obscurité:
1. L’obscurité classique, associée au Guehinom, agit comme un rideau. Quand un rideau est tiré sur une fenêtre, il obstrue la lumière du soleil et laisse la pièce complètement dans le noir. C est là l’obscurité du Guehinom où la présence de D.ieu est complètement cachée.
2. L’obscurité céleste est primordiale; elle précède toute lumière. L’essence de D.ieu est au-delà de toute révélation. Quand Il choisit de Se révéler, Il irradie à l’extérieur, de sorte que cette lumière soit visible. Mais au-delà de cette lumière, règne toujours l’obscurité. C’est là le domaine de Son essence et l’essence ne requiert pas de lumière. Elle ne manque pas de luminosité car elle transcende toute lumière.

Au niveau humain
Ces deux formes d’obscurité spirituelle, quand elles sont vécues au niveau humain, suscitent deux réactions différentes. L’obscurité classique est le voilement de la lumière. Abandonné dans l’obscurité spirituelle, l’être humain aspire à la Divinité parce que sa situation aspire à la lumière.
L’obscurité céleste a des effets spirituels négatifs au niveau humain. C’est la transcendance de la lumière mais comme l’être humain ne transcende pas la lumière, il la ressent comme une satisfaction dans l’obscurité. Sujet à une telle satisfaction pendant une période de temps prolongée, il risque de perdre complètement le sens de la vertu de la Divinité.

L’aveuglement et l’immobilite
L’obscurité physique affecta les Egyptiens de deux manières. Tout d’abord, «personne ne put voir son frère» et «personne ne put se lever de sa place». Le Midrach enseigne que cette plaie dura six jours. Les trois premiers jours, les Egyptiens ne purent se voir mais ils étaient toujours capables de se lever et de se déplacer. Durant les trois derniers jours, l’obscurité s’intensifia au point de paralyser le moindre de leur mouvement.
Ces deux périodes de trois jours peuvent être considérées comme correspondant aux deux types d’obscurités dont on vient de parler. Durant les trois premiers jours, les Egyptiens vécurent l’obscurité classique où l’on se sent privé de la lumière à laquelle l’on aspire. Ils ne pouvaient voir «leur frère», «frère» étant une métaphore pour la lumière de D.ieu. Ils voulaient retenir cette lumière mais le noir les en empêchaient. Durant la seconde période, l’obscurité prit une forme céleste. Ils étaient satisfaits de l’obscurité, n aspiraient plus à voir leur frère, mais «ils ne pouvaient se lever de leur place». Leur « place » se réfère à leur satisfaction dans l’obscurité. Ils ne pouvaient plus dépasser ce contentement pour apprécier la valeur de la lumière de D.ieu.

Les deux antidotes
Que faisaient les Enfants d’Israël pendant que les Egyptiens étaient plongés dans l’obscurité?
Le Midrach cite les deux desseins que servit la plaie de l’obscurité:
1. De nombreux Juifs ne voulaient pas quitter l’Egypte. Aussi D.ieu décréta-t-Il qu’ils y mourraient. Les Egyptiens restèrent dans l’ignorance de ce fait qui se produisit dans l’obscurité.
2 L’obscurité donna l’occasion aux Juifs de circuler dans les maisons égyptiennes afin de repérer les objets précieux qu’ils emprunteraient plus tard. Quand ils demanderaient aux Egyptiens de les leur prêter, ces derniers ne pourraient nier les posséder, les Hébreux leur indiquant l’endroit où ils étaient cachés.
Selon l’un des commentateurs, les deux raisons sont valides. Pendant les trois premiers jours, les Juifs enterrèrent leurs morts et durant les trois derniers, ils explorèrent les maisons égyptiennes.
A un niveau métaphorique, ces deux activités constituent les antidotes aux deux formes d’obscurités évoquées:
1. L’antidote à l’obscurité qui voile la lumière est d’ouvrir le rideau et de pénétrer dans la lumière. Durant les trois premiers jours, alors que les Egyptiens aspiraient à la clarté, les Juifs y pénétrèrent. Ils distinguaient clairement l’obscurité de la lumière et les justes des impies. Ils comprirent pourquoi leurs frères étaient morts et se hâtèrent de les enterrer pour enlever toutes traces d’impiété parmi eux.
2. L’antidote à l’obscurité qui se satisfait d’elle-même est de regarder dans le noir et d’identifier son origine divine: reconnaître que la satisfaction de l’homme sans lumière est un reflet du fait que Son créateur transcende la lumière. Durant la seconde période de trois jours, alors que les Egyptiens restaient sur place, satisfaits de l’obscurité, les Juifs regardèrent dans les lieux secrets et découvrirent des trésors en or et en argent. Selon la Kabbale, ces deux métaux représentent l’amour de D.ieu. Les Juifs cherchèrent dans l’obscurité et découvrirent leur amour pour leurs racines divines cachées.
Le Coin de la Halacha
Qu’est-ce que le Kiddouch du Chabbat matin ?

Dès que l’on a terminé la prière du Chabbat matin, on peut procéder au Kiddouch. Cependant, avant la prière, on peut se restaurer légèrement (sans viande, ni pain, ni vin).
Le Kiddouch du Chabbat matin consiste essentiellement dans la bénédiction sur le vin, précédée éventuellement de la récitation de certains versets. Il est suivi immédiatement du repas (au minimum 30 grammes de pain ou de gâteau, ou d’un verre de vin supplémentaire).
Un homme peut rendre quitte du Kiddouch du Chabbat matin tous les convives.
Le repas du Chabbat commence avec la bénédiction sur le pain : on procède à une légère entaille sur l’un des deux pains avant de prononcer la bénédiction «Hamotsi Lé’hème Mine Haarets». Ensuite, le maître de maison coupe une tranche qu’il trempe dans le sel avant de la manger ; puis il distribue du pain trempé dans le sel à tous les convives en fonction de leur âge, mais d’abord à son épouse.
Il est d’usage de consommer du poisson puis de la viande. C’est une Mitsva de manger un plat chaud durant le repas de Chabbat midi.

F. L. (d’après Assadère Lisseoudata)
De Recit de la Semaine
Le docteur, le Rabbi et le Sofer

Quelques mois après la miraculeuse victoire de la guerre des Six jours, mon mari – un éducateur chevronné – fut envoyé par l’Agence Juive pour enseigner l’hébreu et le Talmud dans une des écoles juives de Toronto.
Conscients de l’importance de cette mission, nous avions accepté et, avec nos quatre enfants en bas âge – le bébé Milka n’avait qu’un mois – nous étions partis. A notre arrivée, nous n’avions pas encore de logement et avons dû passer quelques jours à l’hôtel. Là, nous ne disposions que d’une chambre assez petite et les enfants comme tous les enfants de cet âge – n’arrêtaient pas de bouger, sauter, crier… Mon mari passait ses journées avec les notables de la communauté pour chercher un logement tandis que je restais seule avec les enfants. Comme j’étais très occupée avec le bébé, je n’arrivais pas à bien surveiller et occuper les plus grands qui s’en donnaient à cœur-joie ; je me sentais épuisée et à bout de nerfs.
Un jour, alors que je donnais un bain au bébé, je remarquai soudain que ma vue baissait dramatiquement. (Par la suite, je réalisai que des plantes qui poussaient dans la cour provoquaient des allergies sévères dont la baisse brutale de la vue n’était qu’un des symptômes). Je me précipitai dehors sans oublier de fermer le robinet d’eau chaude de la baignoire.
Mais, apparemment, je ne l’avais pas fermé complètement et l’eau chaude continua de tomber à grosses gouttes sur la jambe de Milka…
Celle-ci se mit à hurler et je ne pus que constater l’ampleur des dégâts : la brûlure semblait superficielle et je la calmai du mieux que je pus. J’aurais pu fouiller dans mes valises pour trouver des pansements israéliens que j’avais certainement emportés mais je préférai emmener le bébé en taxi chez un pédiatre. A l’hôpital, celui-ci remarqua une zone infectée de pus mais déclara qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Il appliqua une crème sur la plaie, puis un pansement en ordonnant de ne pas l’enlever pendant deux semaines. A vrai dire, j’étais assez étonnée car, dans des cas pareils, en Israël, il est recommandé de changer le bandage tous les jours. J’évoquai timidement devant le docteur le cas de ma fille ainée qui s’était brûlée quelques semaines plus tôt mais le pédiatre se mit en colère : «Vous êtes dans un autre pays et je connais mon métier !» Je préférai ne pas polémiquer.
Au bout de dix jours, du sang suinta de sous le bandage. Un de nos amis s’inquiéta à ce sujet mais je n’y prêtai pas attention. Ce n’est que lorsque le bébé se mit à pleurer sans se calmer que je le ramenai au même hôpital. C’était le même docteur qui se trouvait de garde : il ouvrit le pansement et eut un choc. Il avait perdu sa superbe : il était clair que la situation était grave et j’éclatai en sanglots. Embarrassé, il reconnut qu’il ne pouvait rien faire et qu’il fallait emmener d’urgence le bébé dans un autre hôpital.
Là, le médecin de garde, horrifié, ne se priva pas d’exprimer sa colère contre son prédécesseur et nous prévint qu’il ferait tout son possible pour sauver la jambe : «Un jour plus tard et l’amputation aurait été l’unique solution !»
J’étais paniquée. L’enfant fut placée dans une chambre stérile, on ne pouvait y pénétrer qu’avec des vêtements stériles ; notre petite Milka souffrait terriblement quand on lui donnait des bains et je répétai les quelques chapitres de Tehilim (Psaumes) que je connaissais par cœur. Et comme si ce n’était pas assez, l’administration de l’hôpital m’informa que la santé avait un coût et me réclama une forte somme.
D.ieu merci, toute la communauté locale se porta à notre aide. Malgré notre peine et notre angoisse, nous étions réconfortés par toute cette sollicitude de la part de gens que nous ne connaissions pas mais qui s’impliquaient du simple fait que nous étions tous membres du même peuple juif.
Une femme Loubavitch, Malka Levy, m’encouragea à demander une bénédiction au Rabbi à New York. J’avoue que cette démarche m’était inconnue et je refusai, mais elle insista. Finalement, mon mari raisonna : «Même si cela n’aide pas, cela ne peut pas faire de mal !»
Le Rabbi nous répondit pendant ‘Hol Hamoed Souccot (on nous informa que, d’habitude, le Rabbi n’écrivait pas à cette période mais qu’il avait certainement considéré le problème comme urgent). Sa réponse me déçut, je l’avoue. Pas un mot de compassion ou de réconfort. Simplement : «Vérifiez Téfilines et Mezouzot. Je le mentionnerai sur le tombeau de mon beau-père !»
Nous étions déçus et étonnés car nous avions fait vérifier Téfilines et Mezouzot avant de quitter Israël. Nous avons donc négligé ce conseil mais, comme notre fille n’allait pas mieux, mon mari apporta tout de même ses Téfilines à vérifier auprès d’un Sofer (scribe) connu pour sa méticulosité.
Il s’avéra qu’en Israël, le Sofer qui avait vérifié les parchemins était d’origine marocaine alors que les Téfilines de mon mari étaient écrits selon la coutume achkenaze : la lettre «Tsadé» est écrite différemment et, au lieu de réparer, le Sofer israélien avait créé un plus grand problème !
Mon mari cessa immédiatement de mettre ses Téfilines et emprunta celles d’un ami jusqu’à ce que mes parents puissent nous envoyer d’autres parchemins d’Israël.
Les médecins tentèrent une greffe de peau mais les résultats furent décevants, la greffe ne prenait pas. Nous reprîmes le bébé à la maison en attendant une autre greffe.
Trois jours après que mon mari ait découvert le problème avec ses Téfilines, je découvris avec stupeur que des poils avaient commencé à pousser sur la peau greffée, ce qui signifiait que la greffe avait pris ! Je me mis littéralement à danser de joie et le médecin qui constata cela fut lui aussi frappé d’étonnement devant ce miracle évident.
Depuis ce jour, nous avons compris – à notre mesure – la puissance des mots du Rabbi. Trois ans plus tard, à la fin de notre mission au Canada, nous sommes passés par New York en route pour Israël. Le Rabbi nous reçut très chaleureusement, nous conseilla de suivre les directives des médecins quant à la cicatrice ; j’étais tellement fascinée que je n’arrivai pas à quitter le bureau à la fin de l’audience privée que le Rabbi nous avait accordée.
Aujourd’hui, Milka est l’heureuse maman de onze enfants et a déjà eu la joie de danser au mariage de deux d’entre eux… !

Esther Chaim
traduite par Feiga Lubecki