Les femmes juives sont astreintes à toutes les Mitsvot (sauf les Mitsvot positives dépendantes du temps). Cependant, on considère que trois Mitsvot les concernent particulièrement :

- L’allumage des bougies de Chabbat et des fêtes juives : étant donné que les femmes et filles sont plus souvent à la maison que les hommes, il leur revient d’allumer, chaque veille de Chabbat et de fêtes juives, la ou les bougies qui éclaireront la table du vendredi soir. Pour cela, il convient de se renseigner en chaque endroit sur l’horaire limite à ne pas dépasser. On a l’habitude de glisser quelques pièces dans la boîte de Tsedaka (charité) avant d’allumer. Et, après avoir prononcé la bénédiction, on profitera de ce moment propice pour prier et demander – en abondance – pour soi-même et tout le peuple juif : santé, prospérité, harmonie familiale, Machia’h !

- Le prélèvement de la ‘Halla : le pain étant la nourriture de base, la femme juive en prélève une petite partie quand elle pétrit la pâte pour indiquer qu’elle reconnaît que «D.ieu, dans Sa bonté, nourrit le monde entier» et que, de même, elle n’oublie pas de prélever de la pâte (qui, à l’époque du Temple, était donnée aux Cohanim (prêtres) et qui, de nos jours, doit être brûlée). Parfois les femmes se réunissent pour pétrir et prélever ensemble la ‘Halla, en apprendre les lois et prier toutes ensemble pour la venue de Machia’h. Cette loi représente en condensé toutes les lois de la Cacherout auxquelles les femmes sont particulièrement attentives du fait que ce sont souvent elles qui préparent à manger pour toute la famille. Cela concerne aussi la nourriture spirituelle et c’est la femme qui veille aux bonnes influences autorisées à entrer dans sa maison.

- La pureté familiale et les lois de la Tsniout (pudeur et discrétion). L’existence d’un Mikvé (bain rituel) est tellement centrale dans le judaïsme que sa construction passe avant celle d’une synagogue, d’une école juive, d’une boucherie cachère ou d’un cimetière juif. Les lois de Pureté familiale sont complexes et demandent à être étudiées et révisées avant et après le mariage. Elles sont le mode d’emploi prévu par le Créateur pour le bon fonctionnement du mariage et le cadre dans lequel la vie juive pourra s’épanouir.

Les lois de la Tsniout concernent non seulement l’habillement mais aussi le comportement général de la fille et femme juive qui sont les dignes descendantes de nos matriarches Sarah, Rivka, Ra’hel et Léah.

 (d’après Shlichus Outreach Insights)