Il est nécessaire de se préparer à la prière : en effet, il est impossible de « sauter » d’une occupation purement matérielle (manger, boire, dormir...) à un niveau aussi élevé que celui du monde d’Atsilout (le monde le plus proche de la divinité) – sans préparation préalable.

La Michna recommande : « On ne prie que lorsqu’on est sérieusement préparé ».

Cette préparation peut demander un certain temps, selon les personnes, mais est nécessaire.

- Les hommes se purifient en se trempant au Mikvé (bain rituel), comme le recommande Rav ‘Haï Gaon ainsi que Likouté Torah (Parachat Tavo 53a).

- On étudie ‘Hassidout en s’efforçant d’internaliser ce qu’on a appris. Les ‘Hassidim ont la coutume d’étudier un chapitre de Tanya avant la prière et de répéter le début du chapitre 41 (éventuellement par cœur) afin de bien réaliser « devant qui tu te tiens ».

- On donne quelques pièces dans la boîte de Tsedaka, après avoir récité les bénédictions du matin ainsi que lorsqu’on arrive au passage : « Vayevarè’h David ».

Le Rabbi Tsema’h Tsedek déclarait : « il est préférable de manger pour mieux prier que de prier pour manger ». A cause de la faiblesse relative de notre génération, il est permis non seulement de prendre une boisson chaude mais même de manger du gâteau (à condition bien sûr, d’avoir au préalable récité le « petit Chema »). Il ne convient pas de se montrer trop strict (et d’interdire de manger avant la prière) car cela pourrait mener à un affaiblissement dans son service de D.ieu.

(d’après A Chassidisher Derher – d’après des lettres du Rabbi)