- Tout Juif malade - dont la vie n’est pas en danger - peut être soigné par un non-Juif. Si cette solution n’est pas possible, un Juif peut s’occuper du malade mais, si possible, avec un léger changement si cela implique une transgression du Chabbat.

- Un malade qui n’est pas en danger peut prendre des médicaments, en prenant soin de ne pas déchirer l’écriture de l’emballage du médicament. Il peut briser ou écraser une pilule.

- Cependant, le malade devrait éviter de prendre des médicaments pour «le confort» comme par exemple pour soulager un simple rhume.

- Si le malade ne souffre pas vraiment, il ne devrait pas prendre des médicaments pour un petit mal de dents, un simple mal de tête, mal à la gorge ou toux.

- Celui qui est modérément malade peut néanmoins prendre des aliments qui lui feront du bien comme du miel, des bonbons à la menthe, du citron chaud. Celui qui a des brûlures d’estomac peut manger du beurre, du lait ou un œuf qui adouciront ses symptômes.

- L’interdiction de prendre des médicaments ne s’applique que s’ils sont consommés de la façon habituelle. Cependant, si on les dilue dans l’eau (et que ce n’est pas la façon habituelle de les absorber) ou s’ils ont été dilués dans l’eau avant Chabbat et que d’autres personnes ne peuvent pas reconnaître qu’il s’agit de médicaments, c’est permis.

- Dans le cas d’un mal de dents, on peut prendre une rasade d’alcool mais en l’avalant directement, sans se rincer la bouche avec et sans la recracher, sans même la garder en bouche plus longtemps que d’habitude.

 - C’est une Mitsva de profaner Chabbat pour sauver la vie d’un Juif – même s’il existe un doute qu’il soit vraiment en danger. Plus rapidement on le fait, plus on est digne d’éloges.

- Si un médecin déclare que sa condition risque de s’aggraver et de mettre sa vie en danger si on ne le fait pas, on doit désacraliser le Chabbat.

- Si le malade sent que sa vie est en danger, on profane le Chabbat pour lui, même si le médecin estime que sa vie n’est pas en danger.

- Si aucun médecin n’est disponible et que le malade n’a pas d’opinion quant à la gravité de son état, on fait confiance à une personne qui s’y connaît un peu – à condition que cette personne comprenne aussi l’importance du Chabbat.

- Si un enfant se retrouve enfermé accidentellement ou qu’il est tombé dans un trou ou encore qu’on le trouve errant et abandonné, sans famille qui le recherche, on profane Chabbat pour lui venir en aide.

- On obéit aux directives du médecin pour éviter toute aggravation de la condition du malade s’il estime que le traitement ne peut pas attendre la fin du Chabbat.

- On peut procéder à tout ce qui est nécessaire pour soulager la douleur d’un malade ou le renforcer et le rafraîchir – même si cela ne participe pas à sa guérison. On peut faire bouillir de l’eau s’il demande une boisson chaude (si possible, on demandera à un non-Juif de le faire).

- On peut écrire le Chabbat ce qui est nécessaire pour sauver la vie d’un malade en danger de mort (par exemple une ordonnance) mais on veillera à n’écrire que ce qui est absolument nécessaire, sans ajouter même un point à la fin d’une phrase.

- On préparera avant Chabbat tout ce qui peut être nécessaire pour diminuer le danger ou les souffrances d’un malade.

(d’après Rav Yossef Kolodny – N’shei Chabad Newsletter)