- Le père a l’obligation de circoncire son fils à l’âge de huit jours. S’il ne sait pas comment procéder, il nomme un Mohel compétent comme son Chalia’h (émissaire).

- On ne retarde pas la circoncision si l’enfant est en bonne santé.

- La circoncision s’effectue le jour et non la nuit. Si possible, on y procédera tôt le matin car « ceux qui aiment les Mitsvot s’empressent de les accomplir ». Cependant, s’il n’est pas possible de réunir la famille et les invités très tôt, on pourra procéder à la Brit Mila tant qu’il fait jour.

- Un garçon qui nait de façon naturelle (et non par césarienne) un Chabbat sera circoncis le Chabbat suivant ; on aura soin de préparer tout ce qui est nécessaire (instruments, pansements…) avant Chabbat.

- Si un jumeau est plus faible que l’autre, on procédera d’abord à la Brit Mila de celui qui est en bonne santé et, éventuellement quelques jours plus tard, de celui qui était plus faible.

- Le père de l’enfant est appelé à la Torah le Chabbat précédant la circoncision.

- La nuit précédant la Brit Mila, on a coutume d’amener auprès du bébé des enfants qui réciteront le Chema Israël et d’autres versets pour augmenter la protection. La coutume est qu’on reste éveillé cette nuit-là pour étudier certains passages du Zohar.

- Tout Juif qui n’a pas été circoncis au huitième jour a le devoir de se faire circoncire à sa majorité et de ne pas retarder l’accomplissement de cette Mitsvah.

- Quiconque assiste à une Brit Mila « accueille la Présence Divine, reçoit une âme supplémentaire et est considéré comme s’il avait accompli toutes les Mitsvot de la Torah ». On annule l’étude de la Torah pour assister à la cérémonie. Il est écrit que le prophète Élie assiste à chaque Brit Mila.

- Une femme apporte le bébé, le confie à son mari qui le dépose sur les genoux du Sandak (qui a l’honneur de tenir le bébé pendant la Brit Mila). On s’efforce de donner à un couple qui n’a pas encore d’enfants le mérite d’amener le bébé.

- Le Sandak est considéré comme s’il apportait de l’encens sur l’autel du Temple de Jérusalem. Etre Sandak est une Segoula (mérite) pour devenir riche et vivre longtemps. Si possible, on choisit pour cet honneur un homme respecté et remarquable pour sa crainte de D.ieu. La coutume est d’honorer pour le premier enfant le père du père (ou même le grand-père du père) et pour le second, le père de la mère. Le père de l’enfant peut aussi être Sandak. La coutume est de ne pas donner cet honneur à la même personne pour deux frères.

- Le Mohel et le Sandak se trempent préalablement au Mikvé et se coupent les cheveux par respect pour la Mitsva ; ils revêtent les vêtements de Chabbat.

(d’après Chéva’h Habrit - Rav Shmuel Hurwitz)