Il est interdit (Guemara Chabbat 13b) de consommer un aliment cuit par un non-Juif - sauf sous certaines conditions :

- Si le Juif a allumé le feu.

- Si le Juif a introduit l’aliment dans le four ou sur le feu.

- Si le Juif a augmenté l’intensité du feu.

Ainsi, si le Juif allume le feu (le four etc.) au début de la journée, tout aliment (cachère par ailleurs) cuit par le non-juif sera permis. C’est pourquoi il est conseillé d’allumer le feu chez le boulanger pour que le pain qu’il vend soit considéré comme du « pain juif » - à condition que tous les ingrédients de la pâte soient cachères.

Le terme « cuisson » implique : cuire, frire, cuire au four, griller etc. Un aliment qui a déjà été cuit par un Juif peut être réchauffé par le non-Juif. Ainsi, la maîtresse de maison peut préparer la veille ou le matin le repas que l’aide-ménagère pourra réchauffer pour nourrir les enfants ou les personnes âgées de la maison.

Il est permis de consommer l’aliment cuit par un non-Juif s’il s’agit d’un fruit ou légume (par exemple) ou de l’eau qui peuvent aussi être consommés crus (compote de pommes…) ou qui ne sont pas « dignes de monter sur la table d’un roi ». Ainsi on ne pourra pas consommer des pommes de terre, des conserves de poisson etc. qui n’auraient pas été cuits par un Juif.

Si un non-Juif (employé de maison, travailleur, réparateur…) se prépare à manger pour lui-même dans la maison du Juif, la casserole, marmite, poêle etc. qu’il aura utilisée deviendra non-cachère – même si les aliments étaient auparavant cachères.

(d’après Chemirat HaCacherout – Rav Chimon Guedassi)