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Rambam 3 Chapitres

Notons que bon nombre de ces lois ne sont pas la halakha, c'est-à-dire la pratique observée dans les communautés juives. Elles ne sauraient donc en aucun cas être prises comme référence. Veuillez noter également que cette version est un premier essai qui fera l'objet de corrections ultérieures.

5 Iyar 5778 | Vendredi, 20 Avril 2018

Rambam 3 Chapitres

Lois relatives à la vache rousse : Chapitre Onze

1. Comment purifie-t-on une personne devenue impure par un cadavre avec l’eau d’aspersion ? Un homme prend trois racines d’origan avec leur racine et les attache en un bouquet, et à chaque branche, il y a une tige ; il trempe les extrémités des tiges dans l’eau d’aspersion qui est dans le récipient, avec l’intention [adéquate] et fait aspersion sur un homme ou sur des récipients le troisième jour et le septième jour [à compter du jour de leur impureté] après le lever du soleil. Et s’il a fait aspersion après l’aube, cela est valide. Et après avoir reçu l’aspersion le septième jour, il [la personne impure] s’immerge le jour, attend le coucher du soleil, et est pur au soir. S’il a trempé l’origan la nuit et a fait aspersion le jour, ou s’il a trempé l’origan le jour et fait aspersion la nuit, son aspersion est invalide et l’eau communique l’impureté en tant qu’eau lustrale, comme cela sera expliqué ; il faut qu’il trempe l’origan dans l’eau et en fasse aspersion le troisième et le septième jour après le lever du soleil. Et s’il a passé outre et fait [aspersion] après l’aube, cela est valide, comme nous l’avons expliqué.

2. Celui qui est devenu impur par un cadavre et a attendu plusieurs jours sans aspersion, lorsqu’il se présente pour l’aspersion, compte trois jours devant nous, et on fait aspersion sur lui le troisième et le septième [jours], et il s’immerge au septième [jour] et attend le coucher du soleil. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour un ignorant qui vient recevoir l’aspersion, car même s’il dit : « aujourd’hui est mon troisième [jour] », il n’est pas digne de confiance, de crainte qu’il soit devenu impur le jour même, c’est pourquoi, il doit faire le décompte devant nous. Par contre, quand un ‘haver vient recevoir l’aspersion, on fait aspersion sur lui ou sur ses ustensiles immédiatement. Celui qui a reçu l’aspersion le troisième et non le septième [jour], et a attendu plusieurs jours, s’immerge [dans le bain rituel] quand il désire après le septième [jour], le jour ou la nuit, et on fait aspersion sur lui le jour, avant ou après l’immersion. Même s’il s’est immergé le neuvième soir ou le dixième soir, on fait aspersion sur lui au lendemain après le lever du soleil.

3. Tous ceux qui deviennent impurs [par un cadavre] reçoivent l’aspersion. Comment cela s'applique-t-il ? Les hommes zav, les femmes zava, les femmes nidda, et les femmes accouchées qui deviennent impurs par un cadavre, on fait aspersion sur eux le troisième et le septième [jour] et ils sont purs de l’impureté du cadavre, bien qu’ils véhiculent une autre impureté, ainsi qu’il est dit : « et le pur fera aspersion sur l’impur le troisième jour » ; tu en déduis que l’aspersion est effective pour lui, bien qu’il soit impur. Et de même, l’incirconcis reçoit l’aspersion. Quel est le cas ? Un incirconcis qui est devenu impur par un cadavre et qui a reçu l’aspersion le troisième et le septième [jour] est pur de l’impureté du cadavre, et quand il se circoncis, il s’immerge et peut manger des offrandes au soir.

4. Le commandement de l’origan consiste à ce qu’il y ait trois branches jusqu’à la racine, chaque branche ayant une tige ; il y a donc trois tiges, et [il faut au moins qu’il] reste deux [branches, c'est-à-dire que s’il y a une branche qui se perd, on peut a priori faire aspersion avec les deux restantes], ou s’il en prend deux [branches] a priori et les attache, cela est valide. Si les tiges se détachent et que les feuilles tombent, même s’il ne reste qu’une infime partie de chaque tige, cela est valide, car [une branche d’]origan [est valide même s’il en] reste une infime partie. [Dans le cas d’]une racine qui a trois branches, on les sépare, puis, on attache les trois, car le commandement veut que ce soit un bouquet, bien que cela ne soit pas explicitement mentionné dans la Thora. Si on les a séparées et qu’on ne les a pas attachées, ou si on les a attachées sans les séparer, ou si on ne les a ni séparées, ni attachées et qu’on a fait aspersion avec, cela est valide. Un origan qui est court [de sorte que lorsqu’on le tient dans la main, il n’atteint pas l’eau], on l’attache avec un fil sur un fuseau ou quelque chose de semblable et on le trempe dans l’eau [en tenant le fuseau], on le remonte, on saisit l’origan et on fait aspersion. Si on doute d’avoir fait aspersion avec le fil ou avec le fuseau, ou avec la tige [de l’origan], l’aspersion est invalide.

5. On ne fait pas aspersion avec la partie qui puise, ni avec la partie qui renferme la semence, mais avec les tiges. Qu’est-ce que la partie qui puise ? Ce sont les bourgeons qui n’ont pas mûri [qui sont très tendres]. Et celui qui a reçu l’aspersion faite avec ces bourgeons non développés et est entré dans le Temple est exempt. À partir de quand fait-on aspersion, avec l’origan ? Dès qu’il fait sortir un bouton. Et un[e branche d’]origan qui a été utilisé[e] pour asperger l’eau d’aspersion est valide pour purifier une personne atteinte d’affection lépreuse. Tout type d’ezov qui a un nom auxiliaire est invalide. Et le ezov que l’on désigne comme ezov tout court est celui qui est valide ; il s’agit de l’origan que les hommes mangent. Mais ceux qui sont désignés ezov grec, ezoz ko’hali, et le ezov du désert sont invalides.

6. Le ezov faisant l’objet d’un culte idolâtre, ou provenant d’une ville dont la plupart des habitants se sont adonnés à l’idolâtrie, ou d’une idole, ou qui est de la térouma impure est invalide. S’il est de la térouma pure, on ne doit pas faire aspersion [avec celui-ci]. Et si on a fait aspersion, cela est valide.

7. De l’origan que l’on a cueilli pour le bois [et non pour le consommer, de sorte qu’il ne contracte pas l’impureté], et des liquides sont tombés dessus, on l’essuie et il est valide pour l’aspersion. Si on l’a cueilli pour le consommer, bien qu’on l’ait essuyé, il est invalide, parce qu’il est devenu impur pour l’aspersion, car tous les liquides et tous les aliments et tous les ustensiles [qui n’ont pas été surveillés comme il se doit pour l’eau lustrale] sont considérés comme impurs en ce qui concerne [l’eau] lustrale, comme nous l’avons expliqué. Si on l’a cueilli pour [l’eau] lustrale, il est considéré comme cueilli pour le bois, et si des liquides tombent dessus, on l’essuie et on peut l’utiliser pour l’aspersion.

Lois relatives à la vache rousse : Chapitre Douze

1. Un homme devenu impur par un cadavre et qui a reçu l’aspersion, dès qu’il est en contact avec une infime quantité de l’eau d’aspersion, par une partie quelconque de son corps, cela lui est compté comme aspersion, même si [l’eau de] l’aspersion tombe sur l’extrémité de son doigt ou l’extrémité de sa lèvre. Par contre, si cela touche sa langue, cela n’a aucune valeur ; bien que la langue soit considérée comme les membres découverts dans le contexte de l’impureté, comme nous l’avons expliqué, elle n’est pas considérée comme les membres découverts en ce qui concerne l’aspersion et l’immersion. Et de même, un ustensile devenu impur par un cadavre qui reçoit l’aspersion, dès qu’une infime quantité de l’eau d’aspersion touche l’ustensile, l’aspersion lui est comptée.

2. Soit deux ustensiles ou deux personnes ; on a l’intention de faire aspersion sur les deux simultanément, et on fait aspersion sur l’un d’eux, et des gouttes d’eau tombent du premier sur le second, le second reste impur jusqu’à ce que l’eau vienne [directement] de l’aspersion, non d’un autre endroit. Si on a fait aspersion sur deux ustensiles et que l’on a un doute si on a fait aspersion sur les deux simultanément ou si [l’eau] de l’un est venue de l’autre [ustensile], l’aspersion est invalide.

3. Soit une aiguille qui se trouve sur un tesson sur laquelle on a fait aspersion, et il y a doute si on a fait aspersion sur l’aiguille ou si [elle a été mouillée] par le tesson, l’aspersion est invalide.

4. Les ustensiles détachables qui sont attachés avec des clous, par exemple, les ciseaux faits de plusieurs parties, et un rabot, et ceux qui sont semblables, sont, au moment où ils sont utilisés, [considérés comme] attachés en ce qui concerne l’impureté et l’aspersion. [Et] quand ils ne sont pas utilisés, ils ne sont [considérés comme] attachés ni par rapport à l’un ni par rapport à l’autre. Que signifie qu’ils sont-ils [considérés comme] attachés par rapport à l’impureté et à l’aspersion ? Si une des [parties] devient impure au moment où il est utilisé, la deuxième [partie] devient impure. Et si l’on fait aspersion sur l’une d’elles [de ces parties] au moment où il est utilisé, l’aspersion est comptée pour les deux, comme s’il y avait une seule pièce. Que signifie qu’ils ne sont pas attachés pour l’impureté, ni pour l’aspersion ? Si une partie devient impure alors qu’il n’est pas utilisé, l’autre partie ne devient pas impure. Et si les deux parties deviennent impures et que l’on fait aspersion sur l’une d’elles alors qu’il n’est pas utilisé, cela ne purifie pas l’autre, bien qu’elles soient attachées ; ceci est la loi de la Thora. Toutefois, par ordre rabbinique, ils [les sages] ont décrété qu’elles soient [considérées comme] attachées en ce qui concerne l’impureté, même quand il n’est pas utilisé, pour [éviter qu’on ne les considère comme détachées également] quand il est utilisé, ainsi, si une impureté est en contact avec l’une des parties, l’autre devient impure. Et de même, ils [les sages] ont décrété qu’elles ne soient pas [considérées comme] attachées pour ce qui est de l’aspersion même quand il est utilisé, pour [éviter qu’on les considère comme attachés] quand il n’est pas utilisé, ainsi, si on fait aspersion sur une partie, cela ne purifie pas l’autre jusqu’à ce que l’on fasse aspersion sur elle. Tu apprends donc qu’à chaque fois qu’il est dit qu’un lien existe [entre différentes parties] en ce qui concerne l’impureté et non en ce qui concerne l’aspersion, cela n’est qu’un décret des sages, comme nous l’avons expliqué.

5. Deux ustensiles que l’on a rattachés jusqu’à ce qu’ils deviennent une seule pièce, par exemple, deux vêtements ou deux tentures que l’on a cousus sont [considérés comme] attachés en ce qui concerne l’impureté et l’aspersion, parce qu’ils sont comme un seul ustensile.

6. Les coutures temporaires faites par les laveurs [pour laver les habits ensemble], et un vêtement qui est cousu avec du lin et de la laine mélangés qui sont destinés à être défaits ne sont pas considérés comme attachés par rapport à l’aspersion et sont considérés comme attachés pour ce qui est de l’impureté. Et de même, les paniers qui sont attachés [par des roseaux], l’ustensile en bois fait de plusieurs parties attachées les unes aux autres qui sert à battre le grain, le pied [d’un lit de défunt qui se détache], les [récipients qui ont la forme de] cornes [faits de différentes parties qui se détachent et servent aux] itinérants [pour boire], la chaîne de clés sont [considérés comme] attachés en ce qui concerne l’impureté et non pour l’aspersion ; plutôt, il faut que l’eau de celui qui fait aspersion vienne directement de celui qui fait aspersion et touche chaque panier, chaque clé, chaque corne, et chaque poutre de ce lit détachable.

7. Quand on attache trois coussins de laine ou six [coussins] en lin, trois draps ou douze fanchons, ils sont [considérés comme] attachés en ce qui concerne l’impureté et en ce qui concerne l’aspersion. S’il y en a plus, ils sont [considérés comme] attachés pour ce qui est de l’impureté mais non pour l’aspersion. Une chemise, un tallit [simple tissu dont on s’enveloppe le corps], et un klouvkarin sont [considérés comme] attachés en ce qui concerne l’impureté et l’aspersion, même s’ils sont très longs ou très larges, quelle que soit leur taille. Qu’est-ce qu’un klouvkarin ? Ce sont deux vêtements entre lesquels on met du coton ; on les attache ensemble et on en fait un vêtement pour l’hiver.

8. Soit le couvercle d’un récipient pour chauffer [l’eau] qui est attaché avec une chaîne [au récipient], si on fait aspersion sur le couvercle, cela ne purifie pas le récipient [mais] il faut faire aspersion sur lui.

9. La cloche [l’instrument en forme de coupe renversée] et le battant [de cette cloche] sont [considérés comme] attachés en ce qui concerne l’impureté et l’aspersion, et si l’on fait aspersion sur l’un, les deux deviennent purs.

10. Le fuseau avec lequel on file le lin ou l’on tresse les cordes est composé de trois éléments : le [cylindre en] bois [l’axe] autour duquel on enroule [le fil] filé, qui est appelé fuseau, la partie en cuivre ou en métal qui est à l’extrémité de la partie en bois qui est appelée le crochet, avec laquelle on tresse et on file, et la partie [en forme de disque] qui met du poids au milieu du fuseau, qui est appelée fusaïole. Quand un fuseau utilisé pour tresser des cordes devient impur, on ne doit pas faire aspersion sur le fusaïole, ni sur l’axe du fuseau, mais sur le crochet. Et si on a fait aspersion sur l’un des trois, cela purifie tout. [Quand au fuseau qui sert à filer] le lin, on peut faire aspersion sur l’une des trois parties a priori, car les trois sont [considérées comme] attachées.

11. La peau du [qui sert de base pour le] lit qui est attachée aux anneaux [attachés au lit] est [considérée comme] attachée en ce qui concerne l’impureté et l’aspersion ; la planche [en bois] des lits n’est pas [considérée comme] attachée en ce qui concerne l’impureté, ni par rapport à l’aspersion.

12. Toutes les manches des ustensiles, comme le manche des couteaux et ce qui est semblable, où le manche a une fente et la partie en métal [la lame du couteau] pénètre à l’intérieur de celle-ci, elles [les deux parties] sont [considérées comme] attachées en ce qui concerne l’impureté et l’aspersion. Par contre, les manches qui font une entaille, par exemple, le fût d’une lance, où le fût pénètre dans la [pointe en] métal, elles [les deux parties] ne sont pas [considérées comme] attachées en ce qui concerne l’aspersion.

Lois relatives à la vache rousse : Chapitre Treize

1. Ils [les sages] ont établi des mesures plus rigoureuses pour la pureté [de l’eau] lustrale, [à savoir que] l’homme pur, même s’il s’est immergé pour [consommer] des offrandes, et officie sur l’autel n’est pas pur pour [le sacrifice] purificateur [c'est-à-dire pour abattre la vache rousse], pour recevoir le sang et pour faire aspersion], ni pour la combustion de la vache [rousse], ni pour puiser l’eau, ni pour faire la sanctification, ni pour faire l’aspersion [de l’eau lustrale] jusqu’à ce qu’il s’immerge pour le [sacrifice] purificateur, et c’est ensuite [seulement] qu’il devient pur pour le [sacrifice] purificateur. Et de même, les ustensiles, même une coupe qui se trouve dans l’enceinte [du Temple], ne sont pas purs pour le [sacrifice] purificateur jusqu’à ce qu’on les trempe pour le [sacrifice] purificateur. Et de même, tous les aliments et toutes les boissons, bien qu’ils soient purs, sont en ce qui concerne le [sacrifice] purificateur comme des aliments et des boissons qui rendent impur.

2. Tout ustensile apte à servir comme couche ou comme siège, bien qu’il soit pur en ce qui concerne les offrandes, est considéré par rapport au [sacrifice] purificateur comme piétiné par un zav jusqu’à ce qu’il soit immergé pour le [sacrifice] purificateur. Yo’hanan fils de Goudgouda mangea tout au long de sa vie dans un état de pureté pour les offrandes, et son foulard était considéré comme piétiné par un zav en ce qui concerne le [sacrifice] purificateur.

3. Tout dérivé d’impureté, bien qu’il ne contamine ni l’homme, ni les ustensiles, même pour les offrandes, comme nous l’avons expliqué, contamine l’homme et les ustensiles en ce qui concerne le [sacrifice] purificateur. C’est pourquoi, ils [les sages] ont dit : « celui qui sanctifie l’eau lustrale ne doit pas chausser une sandale, de crainte que des liquides [qui ne sont pas purs pour l’eau lustrale] tombent sur la sandale, et que la sandale devienne impure, car tous les liquides sont impurs par rapport à [l’eau] lustrale ; celui qui fait la sanctification deviendrait alors impur en touchant la sandale, et l’eau lustrale serait impure [ce qui n’est pas le cas si ces gouttes de liquides tombent sur ses pieds, car les liquides ne contaminent l’homme que s’il les touche à la main].

4. Celui dont les mains seulement sont devenues impures par des choses qui contaminent les mains, par exemple, qui a touché des aliments, des boissons ou quelque chose de semblable, bien qu’il soit pur en ce qui concerne les offrandes, et n’ait besoin que de s’immerger les mains [dans un bain rituel], tout son corps, tout son corps est impur par rapport au [sacrifice] purificateur, et il doit s’immerger. Même si une seule main est devenue impure, il devient entièrement impur et est un premier [degré] d’impureté.

5. Tout ce qui nécessite une immersion, d’après la Thora ou par ordre rabbinique, contamine l’eau lustrale, la cendre du [sacrifice] purificateur, et celui qui fait aspersion de l’eau lustrale par contact ou en étant porté. Et de même, il rend impur l’origan [devenu] apte [à contracter l’impureté], l’eau qui a été puisée sans avoir encore été sanctifiée, et le récipient qui est vide et pur pour [l’eau] lustrale, il contamine chacun par le contact, mais non en étant porté. Et une personne impure qui touche une partie de la cendre du [sacrifice] purificateur l’invalide entièrement.

6. On ne fait pas, pour le [sacrifice] purificateur, le décompte du premier, second, et troisième [degré d’impureté] comme l’on fait pour la térouma et pour les offrandes. Comment cela s'applique-t-il ? Soit dix personnes qui se sont immergées pour le [sacrifice] purificateur et l’un d’eux est devenu impur, même s’il n’est impur que par rapport au [sacrifice] purificateur, par exemple, si seule sa main est devenue impure, et il touche son collège et son collège [touche] un autre [et ainsi de suite], même s’ils sont cent, tous sont impurs pour le [sacrifice] purificateur. Et de même, les ustensiles qui sont purs pour le [sacrifice] purificateur dont l’un d’eux est devenu impur, même si seule sa paroi extérieure est devenue impure (pour le [sacrifice] expiatoire), par exemple, si des liquides ont été en contact avec sa paroi extérieure, et ce récipient a été en contact avec un second [récipient] et ce dernier avec un troisième, tous les récipients deviennent impurs pour le [sacrifice] purificateur, même s’ils sont au nombre de cent.

7. Tout ce qui est apte à contracter l’impureté en étant piétiné par un zav, bien qu’il soit pur pour les offrandes, si une personne qui est pure pour le [sacrifice] purificateur le déplace, elle devient impure, bien qu’elle ne l’ait pas touché. Et de même, celui qui est pur pour le sacrifice expiatoire qui déplace un homme qui n’est pas pur pour le [sacrifice] purificateur ou qui déplace la salive ou l’urine de cet homme, devient impur, bien qu’il ne l’ait pas touché. Par contre, un ustensile qui n’est pas apte à être piétiné ne contamine pas une personne pure pour le [sacrifice] purificateur, à moins qu’elle le touche.

8. Un ustensile impur par un cadavre, si une personne pure pour le [sacrifice] purificateur le déplace, elle devient impure, bien qu’elle ne l’ait pas touché, et bien qu’une chose impure par un cadavre ne communique pas l’impureté en étant portée, comme nous l’avons expliqué. Quel est le cas ? Une clé impure par un cadavre suspendue à la porte, et un [homme] pur pour le [sacrifice] purificateur a fermé la porte, étant donné qu’il a déplacé la clé impure, il devient impur. Et de même, s’il déplace un animal rampant [parmi les huit mentionnés dans la Thora] ou de la matière séminale [sans les toucher], il est impur pour le [sacrifice] purificateur, bien que ceux-ci ne communiquent pas l’impureté en étant portés, comme cela sera expliqué.

9. Une personne pure pour le [sacrifice] purificateur qui a touché des ustensiles qui étaient au-dessus d’un zav [non en contact avec le zav mais simplement portés par lui], ou quelque chose de semblable, qui sont désignés comme ce qui est supporté [par un zav], bien qu’elle soit pure pour les offrandes, est impure pour le [sacrifice] purificateur. Et de même, un récipient qui est pur pour le [sacrifice] purificateur qui a touché un [objet] supporté [par un zav] devient impur pour le [sacrifice] purificateur.

10. Une personne pure pour le [sacrifice] purificateur qui a touché des aliments et des liquides, purs ou impurs, car tous les aliments et les liquides sont considérés comme impurs par rapport au [sacrifice] purificateur, si elle les touche à la main, tout son corps devient impur, comme nous l’avons expliqué. Si elle les touche avec le pied ou avec une autre partie de son corps, ou si elle les déplace à la main sans les toucher, elle est pure. Et de même, s’il touche un four [en argile] ou quelque chose de semblable parmi les autres ustensiles qui ne sont pas purs pour le [sacrifice] purificateur, il devient entièrement impur. Par contre, s’il les touche avec le pied, il est pur pour le [sacrifice] purificateur comme auparavant.

11. Une personne pure pour le [sacrifice] purificateur qui a introduit sa tête et la majeure partie [de son corps] à l’intérieur de l’eau qui a été puisée pour le [sacrifice] purificateur devient impure, parce qu’elle [cette eau] a été tirée [de la source], et par ordre rabbinique, celui qui plonge sa tête et la majeure partie de son corps dans de l’eau qui a été tirée [de sa source] devient impur, comme cela sera expliqué.

12. Tous sont dignes de confiance en ce qui concerne l’état de pureté pour le [sacrifice] purificateur, même les ignorants ; du fait de son statut strict et les dispositions plus rigoureuses qu’ils [les sages] ont établies, tous se montrent minutieux à cet égard. Il est dit dans la Thora : « et elle sera pour l’assemblée d’Israël gardée » ; tous les juifs sont aptes à la garder. C’est pourquoi, si un ignorant apporte un récipient de chez lui, même s’il s’agit d’un récipient en argile, et affirme que ce récipient est pur pour [l’eau] lustrale, il est pur, et on peut sanctifier [l’eau] à l’intérieur de celui-ci et faire aspersion de celui-ci, bien que ce récipient soit impur pour les offrandes et pour la térouma. Et de même, un ignorant qui affirme : « je suis pur pour [l’eau] lustrale » ou [un ignorant] auprès duquel se trouve de l’eau lustrale et qui dit : « elle est pure » est digne de confiance, car un juif n’est pas négligeant à cet égard.